04.09.2007
Quand Richard Descoings dévoile le fond de sa pensée sur les professeurs de droit.
La lecture des compte-rendus des différents conseils qui assurent la gestion de l'IEP de Paris se révèle parfois fort instructive.
Au moment de la création des mentions juridiques du « Master de sciences-po », on apprenait ainsi que son directeur reconnaissait que la mention « droit économique » était insuffisante pour passer les concours ou examens...
Mais, le compte-rendu du « Conseil de direction » de mai 2007 (p. 11 du doc. pdf) est d'une autre nature. Le directeur de l'IEP s'y livre à une diatribe contre les universités et les universitaires, assez piquante :
« Richard Descoings refuse la segmentation des parts de marchés universitaires où chaque bloc de corporations défend ses petites affaires. Il comprend que les professeurs de droit aient laissé sans problème Sciences Po préparer la formation des magistrats, parce qu’ils consacrent 100% de leur temps professionnel à exercer leur métier, alors que les professeurs de droit consacrent entre 80 et 95% de leur activité professionnelle à être avocats et s’occupent assez peu de leurs étudiants ».
Quelques lignes plus bas, se rendant sans doute compte du caractère un peu vindicatif de cette sortie, Richard Descoings déclare : « qu’il retire les éléments qui ont pu paraître caricaturaux », mais, miracle du compte-rendu, ceux-ci persistent sur la version en ligne.
Je pense qu'il n'est point besoin de gloser indéfiniment sur ces propos, qui révèlent bien l'état d'esprit du directeur de l'IEP de Paris et l'aigreur qu'a suscitée chez lui le mouvement que nous avons initié.
Je profite simplement de cette brève note pour lui demander de consacrer 0,1 % de son activité professionnelle à mettre ses actes en adéquation avec ses paroles et de supprimer de ce compte-rendu les éléments qu'il juge lui-même caricaturaux et qui auraient dû être retirés.
09:40 Publié dans Appel des Facultés de droit | Lien permanent | Commentaires (70) | Envoyer cette note | Tags : Richard Descoings, IEP, Sciences po, professeur de droit
18.09.2006
Les professeurs de droit non blogueurs ne seront bientôt plus qu’une exception…
Si l’on s’en réfère aux chiffres fournis par le ministère, pour ce qui concerne les disciplines juridiques et économiques, le nombre total de professeur(e)s d’université est de 2083, ce qui nous met le % à 20, 83, et le demi % à 10,415. Ne lésinons pas, disons 11.
Et bien voilà un blogueur narquois qui doit sentir sur sa jambe le souffle froid de la lame qui s’avance !
Car en effet, la blogosphère juridique vient de s’enrichir de deux nouvelles et éminentes figures :
Ma collègue et fidèle commentatrice, Diane Roman, vient de créer « Droit(s) sans détours », et je tiens à la féliciter aussi bien pour cette initiative que pour son contenu qui repose sur une idée originale : faire du blog le complément du cours, et des discussions qui n’ont pu y avoir lieu.
Et durant les vacances, un éminent collègue privatiste Hugues Kenfack, a également créé le sien qui apparaît d’ores et déjà comme très actif.
Si l’on y ajoute ceux qui figurent déjà dans mon blogroll nous arrivons déjà au nombre de 6. Si Jean-Pierre Bourgois n’avait pas dû fermer le sien pour cause de spam, nous en serions même à 7.
Attention donc, Versac, compte-tenu de l’accélération des créations de blogs, vous pourriez bien devoir vous munir de béquilles pour vous rendre à la seconde édition de la République des blogs…
Et j’ajoute enfin que limiter la blogosphère juridique académiques aux « professeurs d’université » est très injuste : une part importante de sa vitalité est due aussi bien aux maîtres de conférences qu’aux jeunes enseignants-chercheurs. Ils ont souvent été pionniers et maintiennent des sites remarquables.
Alors oui, assurément, dans quelques mois tout au plus, les enseignants-chercheurs en droit non blogueurs ne seront plus qu’une infime minorité !
17:20 Publié dans dans la blogosphère | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : blog, blawg, professeur de droit




