23.05.2007
Commentaires sur une « méthode sur le commentaire d’arrêt », et les commentaires qu’elle a suscités.
Mes voisins de droit administratif, au sein de droit-commun, ont par la plume de leur plus actif contributeur actuel, Alexandre Ciaudo, publié une « méthode du commentaire d’arrêt ».
Il me faut ici l’affirmer nettement : je suis en profond désaccord avec cette méthode.
Blanc – froid. Aie, ça barde entre les blawgs : énervé par Sciences-Po il se venge sur des doctorants.
Mais non, ne vous inquiétez pas.
J’ai juste voulu pratiquer une forme une peu virulente de captatio benevolentiae.
Car voilà mon propos :
Certes, cette méthode est excellente et j’y souscris pleinement vis à vis d’étudiants qui ont besoin d’être guidés, mais je crois profondément, en ce qui me concerne, que cette forme rigide appliquée au commentaire d’arrêt tue le véritable intérêt de l’exercice.
Cet intérêt, quel est-il ?
Selon moi un commentaire d’arrêt est davantage un acte de volonté qu’un acte de connaissance (tiens j’ai déjà entendu cela quelque part…). Autrement dit, il constitue la lecture faite d’un arrêt par une personne qui cherche à le resituer dans des questions plus générales, qui sont propres à ses manières de voir, à sa culture, aux problématiques qui lui paraissent importantes.
Et dans ce contexte, il me semble que le commentateur est parfaitement libre de déformer la décision qu’il commente, pour mettre en exergue des points qui paraissent mineurs ou au contraire balayer en quelques lignes des points qui sont supposés essentiels. Et pour ce faire, les qualités essentielles sont l'imagination, la liberté de pensée (pas uniquement dans le droit patagonien) et un certain jeu avec les formes académiques.
Il me faut ici l’affirmer nettement : je suis en profond désaccord avec cette méthode.
Blanc – froid. Aie, ça barde entre les blawgs : énervé par Sciences-Po il se venge sur des doctorants.
Mais non, ne vous inquiétez pas.
J’ai juste voulu pratiquer une forme une peu virulente de captatio benevolentiae.
Car voilà mon propos :
Certes, cette méthode est excellente et j’y souscris pleinement vis à vis d’étudiants qui ont besoin d’être guidés, mais je crois profondément, en ce qui me concerne, que cette forme rigide appliquée au commentaire d’arrêt tue le véritable intérêt de l’exercice.
Cet intérêt, quel est-il ?
Selon moi un commentaire d’arrêt est davantage un acte de volonté qu’un acte de connaissance (tiens j’ai déjà entendu cela quelque part…). Autrement dit, il constitue la lecture faite d’un arrêt par une personne qui cherche à le resituer dans des questions plus générales, qui sont propres à ses manières de voir, à sa culture, aux problématiques qui lui paraissent importantes.
Et dans ce contexte, il me semble que le commentateur est parfaitement libre de déformer la décision qu’il commente, pour mettre en exergue des points qui paraissent mineurs ou au contraire balayer en quelques lignes des points qui sont supposés essentiels. Et pour ce faire, les qualités essentielles sont l'imagination, la liberté de pensée (pas uniquement dans le droit patagonien) et un certain jeu avec les formes académiques.
Je voudrais illustrer ces propos, d’abord en prenant un exemple puis ensuite en proposant quelques lignes de conduites.
18:02 Publié dans enseignement du droit | Lien permanent | Commentaires (62) | Envoyer cette note | Tags : commentaire d'arrêt, méthode du commentaire




