06.02.2008
Modernisation de HUDOC : la Cour EDH sollicite l'avis des utilisateurs par un questionnaire
On pourra considérer qu'il s'agit d'une marotte, qu'après l'état d'urgence, sciences-po, le DALO, je fais une nouvelle démonstration de ma monomanie séquentielle.
De fait, je ne démentirai pas.
Mais il n'en reste pas moins que la différence de démarche est frappante entre la Cour EDH et notre cher Legifrance (à ce propos, le groupe sur facebook dont j'avais mentionné l'existence atteint désormais le nombre de 113 membres).
La nouvelle version de Legifrance a été conçue de manière strictement interne par l'administration et son prestataire. Un « levé de voile » sur les nouvelles fonctionnalités a été fait quelques semaines avant sa mise en ligne, devant un public d'initiés.
Puis cette mise en ligne a eu lieu et devant les récriminations, un appel aux « améliorations », ou plus exactement à la chasse au bugs a été lancé.
Or voilà que la CEDH envisage de moderniser le site qui permet l'accès à la base de données de ses arrêts, le service HUDOC.
Comment croyez vous que cette organisation internationale procède pour mener à bien cette modernisation ?
Elle procède à la mise en ligne d'un questionnaire.
« Afin d'apporter des améliorations à la base de données HUDOC, dans laquelle est publiée la jurisprudence relative à la Convention, la Cour a mis en ligne un questionnaire destiné aux utilisateurs tant confirmés qu'occasionnels de cette base ».
Je vous invite d'ailleurs à y répondre nombreux, car l'ergonomie de cette base n'est pas pour l'instant, des plus efficaces.
Il restera à déterminer le mode de traitement des réponses ainsi que leur traduction concrète dans la nouvelle application, mais je ne peux m'empêcher de m'adresser aux gestionnaires de Legifrance : n'aurait-il pas été judicieux d'adopter une démarche analogue ?
14:00 Publié dans documentation juridique, Legifrance | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : CEDH, HUDOC, Legifrance, droit, documentation juridique
22.01.2008
Recensons les dysfonctionnements de la nouvelle version de Legifrance
Comme d'habitude, mon précédent billet m'a valu de nouvelles inimitiés. C'est étonnant comme, quand on dit les choses telles qu'elles sont, cela peut-être mal pris.
L'ensemble des retours que j'ai pu avoir, que ce soit dans les commentaires sous cette note, ou dans des discussions avec des collègues, montre que la réception de cette nouvelle version est globalement très négative.
Parmi les utilisateurs que je connais, personne n'est sensible à la principale amélioration, cette tentative cybernétique de pouvoir fournir la disposition en vigueur de chaque texte, à chaque date envisageable, dans le passé comme dans l'avenir (!).
En revanche, les mêmes utilisateurs sont fort mécontents des insuffisances ergonomiques des différents services, sans compter les problèmes d'alimentation des bases.
Laissons donc la polémique.
Et devenons constructifs.
Notez, amis lecteurs que la précédente phrase est au pluriel, car j'envisage de vous mettre à contribution.
Je voudrais que nous entreprenions de fournir au webmaster de Legifrance une liste de nos principales doléances pour que celles-ci puissent être prises en compte dans le cadre du debugage de l'application.
Je vous propose de distinguer deux catégories :
-
les questions d'ergonomie ;
-
les questions de fond.
Et dans chacune de ces catégories, de distinguer chacune des bases (Lois / réglements ; Codes ; jurisprudence judiciaire / administrative ; Autres).
Pour que la discussion soit fructueuse, j'essaierai de reprendre dans ce billet chacune des propositions faites pour que la discussion s'instaure.
Et enfin, quand nous aurons finalisé tout cela, je vous propose que nous adressions un envoi en Grande Pompe de cette liste de propositions aux autorités compétentes, pour que, cette fois, nous soyions enfin écoutés.
Je vous remercie d'avance pour vos contributions.
09:39 Publié dans documentation juridique | Lien permanent | Commentaires (147) | Envoyer cette note | Tags : droit, documentation juridique, bibliothèques électroniques, legifrance




