05/02/2007

La participation des étudiants aux blogs juridiques

 

Une des questions que sont amenés à se poser tous les auteurs de blogs juridiques issus du monde universitaire, tient à la manière d’utiliser ces outils dans le cadre de leur activité académique.

La pratique française montre des situations contrastées.

Il y a d’abord les auteurs qui ne relient nullement les deux. C’est mon cas.

Il y a ensuite les auteurs qui utilisent le blog comme moyen de mise en relation avec les étudiants. C’est par exemple le cas de Diane Roman ou de Michel Lascombe qui commentent les notes d’examen, produisent des notes qui s’apparentent à des compléments de cours.

Puis il y ceux qui utilisent à titre principal leur blog comme support de leur enseignement ou d’un diplôme par exemple le cas de « droit de la montagne ».


Globalement, cependant, on ne pourra manquer de constater que même si des dialogues entre enseignants et étudiants se réalisent parfois, le blog demeure dans ce contexte d’abord le lieu d’expression de la parole professorale quoique soumise à une publicité et une contradiction qui lui font d’ordinaire défaut.

C’est la raison pour laquelle j’ai été très intéressé par le billet que vient de publier notre collègue québécois (quoique canadien, mais pas de polémiques…) Vincent Gautrais qui suggère quant à lui de passer à une étape supérieure.

Il s’agit pour lui d’inviter les étudiants à publier des notes sur des sujets en relation avec leur formation, mais dont il sont entièrement libres, ainsi que de commenter ses propres productions. Le tout constituant une composante de la note de contrôle continu (eh oui, même dans le web 2.0 la note continue d’avoir son importance).

J’avoue que cette proposition me séduit assez.

Sans doute, elle n’est praticable que dans des formations aux effectifs limités, et de même la première formule me paraît préférable à la seconde, mais globalement, l’idée d’inciter les étudiants à la publication électronique et de rendre « visible » leurs travaux sur le net me paraît une excellente chose.

J’ouvre donc le débat sur ces les réactions qu’inspirent cette nouveauté dans les techniques d’enseignement.