29.03.2007
Candidats à la maîtrise conférences : soyez économes de vos deniers !
Supposons un candidat qualifié qui candidate dans 25 universités. Voilà déjà au moins 25 dossiers de candidatures en lettre simple pour les insouciants, en recommandé pour les inquiets, en chronopost pour les très stressés.
Supposons que ledit candidat (présumé parisien pour la facilité de la démonstration) soit auditionnée par 6 commissions de spécialistes (et supposons que les dates ne se chevauchent pas, nous y reviendrons dans une autre note). Allez, mettons Lille, Aix et Bordeaux, plus trois universités parisiennes.
Voilà donc 6 duplications et envois de thèse et de travaux (cette fois–ci le chronopost devient nécessaire compte-tenu des brefs délais) et 3 billets de TGV.
Je ne serais pas surpris que mis bout à bout, l’ensemble de ces dépenses et des frais annexes dépasse les 500 Euros.
De surcroît, compte-tenu du petit nombre de qualifiés, il y a de fortes chances pour que les candidats soient convoqués dans un assez grand nombre d’universités, de telle sorte que ce chiffre pourra rapidement augmenter.
Or, corrélativement, il appert que de nombreux candidats sont soit ATER, soit même au chômage à l’issue de ce contrat, et que par conséquent, cette somme peut faire réfléchir au point même de renoncer à certaines auditions lointaines pour des raisons de coût.
Idéalement, il faudrait parvenir à réformer ce système.
Le dispositif envisagé par le rapport Truchet, même si il a des objectifs bien plus ambitieux, y concourrait évidemment puisque les candidats ne seraient auditionnés que par un nombre restrent de « commissions interrégionales ».
Une autre proposition d’attente, qui m’a été faite par un mien collègue (le même que celui qui m’avait soufflé l’idée du statut de prisonnier politique pour contourner l’interdiction de fumer…quel talent, il faudrait qu'il ouvre un blog !), serait de réunir les commissions de spécialistes d’Universités proches géographiquement en un seul lieu et le même jour.
Par exemple, Les commissions d’Evry, de Cergy, de Versailles, de Nanterre pourraient se réunir le même jour dans les locaux de l’une d’entre elles de telle sorte que les candidats n’auraient qu’un seul déplacement à faire.
Cela paraît un peu tard à organiser pour cette session, mais songeons y pour septembre.
Il y a donc déjà des pistes à explorer.
Mais en attendant, et c’est surtout sur ce point que je voulais insister, les candidats peuvent bénéficier d’aides matérielles et/ou financières pour alléger ces coûts.
D’abord pour les personnels en poste, et notamment les ATER, il est possible de mettre en œuvre les dispositions de l’article 6 du décret n° 2006-781 qui dispose que :
« L'agent dont la résidence administrative se situe en métropole, outre-mer ou à l'étranger, appelé à se présenter aux épreuves d'admissibilité ou d'admission d'un concours, d'une sélection ou d'un examen professionnel organisé par l'administration, hors de ses résidences administrative et familiale, peut prétendre à la prise en charge de ses frais de transport entre l'une de ses résidences et le lieu où se déroulent les épreuves.
Ces frais ne peuvent être pris en charge que pour un aller-retour par année civile. Il peut être dérogé à cette disposition dans les cas où l'agent est appelé à se présenter aux épreuves d'admission d'un concours. ».
Il y aurait fort à gloser sur l’application de la notion d’admissibilité/admission s’agissant du concours de recrutement de maîtres de conférences. Pour ma part, j’ai le sentiment que les sélections par les commissions de spécialistes peuvent être regardées comme des épreuves d’admission, de sorte que la limite d’un déplacement par année civile doit pouvoir être écartée.
S’agissant ensuite des candidats qui sont inscrits à l’ANPE, il existe également une aide au déplacement qui vaut pour les « concours publics ». D’après les informations obtenues, il semble qu’au moins un voyage, voire plus, dans certaines agences, puisse être financé de cette manière.
Enfin, et de manière plus informelle, il ne me paraîtrait pas choquant que les universités initient une politique d’aide à la reprographie et aux envois postaux, en prenant en charge un certain nombre des duplications et des plis exigés des candidats ? Certaines le font d’ailleurs déjà.
Chers candidats, voilà donc quelques pistes pour alléger vos factures.
NB : si d’aventure quelques expressions un trop agressives se manifestaient en commentaires, je supprimerais tous les commentaires et je les fermerais pour cette note.
18:19 Publié dans enseignement du droit | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : concours, maître de conférences, coût




