18.04.2007

Droit-Commun : un nouvel agrégateur de blogs juridique

Je profite du pic de fréquentation suscité sur ces pages par certaine manifestation, pour réparer un oubli et vous inviter à cliquer sur le lien ci-après.Droit-Commun est un agrégateur de blogs juridiques qui a pris un parti original.

Alors que le très remarquable juriblog fonctionne avec une préoccupation d'exhaustivité, à laquelle il répond d'ailleurs avec une célérité et une efficacité impressionnante, droit-commun repose sur un groupe de blogueurs qui se sont mutuellement et réciproquement choisis, à force de se cotoyer, de liens sur des billets, de réponses en commentaires, voire plus si affinités et qui ont eu le sentiment qu'ils oeuvraient dans la même direction.

En cela il s'inspire de son grand frère Lieu-Commun avec lequel il partage l'ambition d'offrir aussi bien aux juristes qu'au grand public une information juridique de qualité et qui permette en particulier d'éclairer l'actualité comme les grands débats qui agitent l'univers du droit.


je vous laisse le soin de le découvir et je ne doute pas qu'il figurera bientôt dans vos signets

26.02.2007

unnouveau blog sur l'achat public

J’avais déjà eu l’occasion de souligner dans un précédent billet la tendance de la blogosphère juridique publique à sa développer en se spécialisant.

Je souhaite souligner ici un nouveau et remarquable blog consacré à l’achat public, et qui est concentré sur les problématiques de performance de l’achat public (rédaction des cahiers des charges, détermination des critères de choix des candidatures ou des offres). Son titre : l’achat public performant.

Je souhaite bonne chance à ses auteurs qui font la œuvre des plus utiles et des plus captivantes.

05.02.2007

La participation des étudiants aux blogs juridiques

 

Une des questions que sont amenés à se poser tous les auteurs de blogs juridiques issus du monde universitaire, tient à la manière d’utiliser ces outils dans le cadre de leur activité académique.

La pratique française montre des situations contrastées.

Il y a d’abord les auteurs qui ne relient nullement les deux. C’est mon cas.

Il y a ensuite les auteurs qui utilisent le blog comme moyen de mise en relation avec les étudiants. C’est par exemple le cas de Diane Roman ou de Michel Lascombe qui commentent les notes d’examen, produisent des notes qui s’apparentent à des compléments de cours.

Puis il y ceux qui utilisent à titre principal leur blog comme support de leur enseignement ou d’un diplôme par exemple le cas de « droit de la montagne ».


Globalement, cependant, on ne pourra manquer de constater que même si des dialogues entre enseignants et étudiants se réalisent parfois, le blog demeure dans ce contexte d’abord le lieu d’expression de la parole professorale quoique soumise à une publicité et une contradiction qui lui font d’ordinaire défaut.

C’est la raison pour laquelle j’ai été très intéressé par le billet que vient de publier notre collègue québécois (quoique canadien, mais pas de polémiques…) Vincent Gautrais qui suggère quant à lui de passer à une étape supérieure.

Il s’agit pour lui d’inviter les étudiants à publier des notes sur des sujets en relation avec leur formation, mais dont il sont entièrement libres, ainsi que de commenter ses propres productions. Le tout constituant une composante de la note de contrôle continu (eh oui, même dans le web 2.0 la note continue d’avoir son importance).

J’avoue que cette proposition me séduit assez.

Sans doute, elle n’est praticable que dans des formations aux effectifs limités, et de même la première formule me paraît préférable à la seconde, mais globalement, l’idée d’inciter les étudiants à la publication électronique et de rendre « visible » leurs travaux sur le net me paraît une excellente chose.

J’ouvre donc le débat sur ces les réactions qu’inspirent cette nouveauté dans les techniques d’enseignement.

 

22.11.2006

La blogosphère de droit public se développe en se spécialisant.

J’ai ajouté à ma blogroll quelques liens de droit public, récemment apparus, et qui comptent déjà parmi les grands succès, autant en terme de qualité de contenu que d’activité (jurisurba, hospidroit, et droit des collectivités territoriales).

 

A l’exception du brillant et inclassable « drôle d’en-droit » de mon éminent collègue aux initiales parsemées amicalement dans les commentaires de ces pages, les trois blogs rajoutés ont de nombreuses caractéristiques communes :

 

- Ils portent sur des matières spécialisées du droit public, voire du droit administratif ;

 

- Ils sont rédigés par des praticiens ;

 

- Ils échappent aux digressions blogosphériques au profit d’une information dense précise et technique.

 

Même si évidemment il est un peu facile de discerner des tendances à tout bout de champ, j’ai malgré tout le sentiment qu’ils marquent, dans le domaine particulier du droit public et des matières connexes, une évolution significative vers la professionnalisation des blogs et pour tout dire, vers une certaine maturité de l’instrument.

 

Au-delà de la tendance, je me risquerai même à une prophétie : le développement de sites de cette qualité va un jour finir par poser la question de la relation des blogs avec l’édition juridique d’actualité. En effet, en usant d’un bon agrégateur, je suis aujourd’hui déjà, et demain sans doute encore davantage, d’avoir une revue d’actualité du droit de l’urbanisme, des collectivités locales et hospitalier plus facilement accessible, moins chère, et tout aussi fiable que par les outils papiers ou électroniques traditionnels.

 

Cette tendance et cette prophétie concourent en outre à d’autres réflexions :

 

1 – les auteurs de ces blogs pourront-ils tenir la cadence ?

 

Je pose la question crûment, on me la pose parfois à moi-même mais je crains que la réponse que je donne et fondée sur un psychisme compulsif et égocentrique ne convienne qu’à moi-même. Si l’on admet, par hypothèse, que ces auteurs sont plus équilibrés de ce point de vue, il faudra bien un jour qu’ils trouvent une compensation à l’investissement consenti. Il peut s’agir d’une forme de notoriété, voire dans le cas de professionnels libéraux, de l’acquisition d’une clientèle, mais j’ai le sentiment que l’investissement est plus lourd que les bénéfices envisageables.

 

2 – Pourquoi les initiatives demeurent-elles individuelles ?

 

A l’exception notable de droit administratif, dont la collectivisation récente a permis de relancer la fréquence de publication et de diversifier les points de vue je suis très frappé par le caractère éminemment personnel de ces initiatives et je n’arrive pas à expliquer pour quelles raisons des dynamiques collectives ne s’enclenchent pas davantage.

 

3 – quelle place pour les blogs juridiques « généralistes » ?

Cette tendance à la spécialisation me semble aussi poser la place de blogs, comme le mien, qui papillonnent de matière en matière. Il me semble que le risque que font courir ces blogs spécialisés c’est de transformer nos propres pages en « éditoriaux juridiques », marqués par l’air du temps, l’actualité, mais finalement moins fondamentaux.

 

D’autres questions mériteraient encore d’être posées, en particulier compte-tenu du développement de blogs par les éditeurs juridiques qui présentent des aspects originaux marqués. Mais je pense que sur ce point, il faudra encore un peu de recul avant de déterminer si les blogs s’inscrivent dans un modèle économique dont l’édition traditionnelle serait partie prenante.

 

En tous les cas, au terme de ces brèves observations, je ne puis que réitérer tous mes compliments et félicitations aux nouveaux venus qui nous stimulent et nous incitent à faire plus et mieux.

05.11.2006

L'avis du Conseil d'Etat sur la reponsabilité des magistrats dévoilé par Eolas.

Notre avocat anonyme le plus célèbre vient de publier un véritable scoop juridique : il vient de publier sur son site la note du Conseil d'Etat sur la disjonction du projet de loi organique relatif à la réforme de la magistrature, des dispositions concernant la responsabilité des magistrats. 

 

Je ne développe pas davantage, de nombreux commentaires analysent aussi bien le statut juridique des avis du Conseil d'Etat  que les questions de fond que soulève ce projet, et il y a donc simplement lieu d'y renvoyer.