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05.03.2008
La liste 2008 des candidats qualifiés aux fonctions de maître de conférences par la section 02 du CNU
J’y ai ajouté un tableau répertoriant le nombre de qualifiés par université.
Je remercie vivement Frédéric Sudre de me l’avoir adressée.
Compte-tenu des regrettables débordements de l’année dernière, tout en maintenant les commentaires ouverts, j’avertis que je modérerai toute observation qui contiendrait des considérations personnelles.
Comme pour les années passées, et peut-être encore davantage, mes pensées vont également aux candidats qui n’ont pas été qualifiés.
R. KHERAD Angers
ANTOINE Aurélien :Prérogatives de puissance publique et droit de la concurrence
S. BERNARD Grenoble
ARLETTAZ Jordane : La transformation de l’Etat sous l’effet de la constitutionnalisation des langues régionales. Etude comparée de la Belgique, de l’Espagne, de l’Italie et de la Suisse
D. ROUSSEAU Montpellier I
BANGUI Taha La notion de garanties du contribuable
J. LAMARQUE Paris II
BARBE Vanessa :Le rôle du Parlement dans la protection des droits fondamentaux. Etude comparative (Allemagne, France, Royaume-Uni)
O. PFERSMANN Paris I
BARQUE François :La sincérité de l’action publique. Son contrôle par les juges constitutionnel et administratif
M-R. TERCINET Grenoble
BELDA Béatrice : Les droits de l’homme des personnes privées de liberté. Contribution à l’étude du pouvoir normatif de la Cour européenne des droits de l’homme
F. SUDRE Montpellier I
BONNET Julien : Le juge ordinaire français et le contrôle de la constitutionnalité des lois. Analyse critique d’un refus
D. ROUSSEAU Montpellier I
BOTTINI Fabien : La protection des décideurs publics face au droit pénal
G. LEBRETON Le Havre
BOUMGHAR Mouloud Une approche de la notion de principe dans le système de la Convention européenne des droits de l’homme
E. DECAUX Paris II
BOUVERESSE Aude : Le pouvoir discrétionnaire dans l’ordre juridique communautaire
D. SIMON Strasbourg III
BOYER Vincent : La gauche et la deuxième chambre de 1945 à nos jours
H. ROUSSILLON Toulouse I
CAFARELLI François :Recherche sur le fondement juridique des discriminations compensatoires en droit public français
J-L. AUTIN Montpellier I
CHIFFLOT Nicolas : Le droit administratif de Charles Eisenmann
P. WACHSMANN et O. JOUANJAN Strasbourg III
COLLOT Pierre-Alain : Le principe de non-discrimination au regard de l’appartenance nationale dans le droit constitutionnel des Etats tchèques, slovène et hongrois
S. PIERRE-CAPS et P.KOVACS Nancy II
DE NANTOIS Christophe : Le député : Une étude comparative France,Royaume Uni, Allemagne
G. CARCASSONNEParis X –Nanterre
DESAULNAY Olivier :L’application de la Constitution par la Cour de cassation
P. BON Pau
DEZOBRY Guillaume : Essentialité et droit communautaire de la concurrence. Contribution à l’étude de la théorie des facilités essentielles.
J-M. THOUVENIN Paris X –Nanterre
DUFAU Valérie : Les sujétions exorbitantes du droit commun en droit administratif
M. DE CORAIL Paris II
FONT Nicolas : Le travail subordonné entre droit privé et droit public
J-M. PONTIER et J.BOURDON Aix-Marseille III
GALY Karine : Contribution à l’étude de l’imprégnation progressive du régionalisme par les droits de l’homme. L’exemple du régionalisme américain
M. JOS Antilles- Guyane
GONNET Emmanuel : Le peuple dans les théories constitutionnelles, des révolutions atlantiques à l’entre-deux-guerres (1776- 1939, France, Allemagne, Etats-Unis)
D. BARANGER Orléans
GUERIN Cécile : Immunités parlementaires et régime représentatif. L’apport du droit constitutionnel comparé (France, Angleterre, Etats-Unis)
O. BEAUD Paris II
GUILLOUD Laetitia : La loi dans l’Union européenne
H. OBERDORFF Grenoble III
ILIOPOULOU Anastasia : Libre circulation et non-discrimination, éléments du statut de citoyen de l’Union européenne
J. DUTHEIL de la ROCHERE Paris II
JENNEQUIN Anne : L’implicite en droit administratif
X. VANDENDRIESSCHE Lille II
LAFAIX Jean-François : Essai sur le traitement des irrégularités dans les contrats de l’administration
E. FATOME Paris I
LAVOREL Sabine Des manifestations du pluralisme juridique en France. L’émergence d’un droit français des minorités nationales
J-P. BIAYS Grenoble II
LE MOIGNE : Marthe : Recherche sur les compétences des collectivités territoriales en droit public français
M. DOAT Brest
LELARGE Aurélia : La notion d’Etat dans la doctrine internationale depuis la fin du XIX° siècle
D. ALLAND Paris II
MAISONNEUVE Mathieu : L’arbitrage juridique en matière sportive
L. RICHER Paris I
MARTY Nicolas : La notion de bonne administration à la confluence des droits européens et du droit administratif français
J-L. AUTIN Montpellier I
MAYEUR Coralie Le contrôle juridictionnel des actes de l’Union européenne dans le cadre du deuxième et du troisième pilier
M-F. CHRISTOPHE -TCHAKALOFF Paris V
MERINO Muriel : L’obligation d’informer dans l’action administrative
J-P. NEGRIN Aix-Marseille III
MONGOIN David :La doctrine constitutionnelle du Fédéraliste : La question d’institutions libérales après le régime mixte
O. BEAUD Paris II
NATALE Virginie : Le droit fondamental des étrangers à l’égalité dans les systèmes de common low
G. SCOFFONI Aix-Marseille III
NGAMBI Joseph La preuve dans le règlement des différends de l’organisation mondiale du commerce
H. RUIZ- FABRI Paris I
NGUYEN-DUY Iris
La souveraineté du Parlement britannique
J. ZILLER Paris I
NIQUEGE Sylvain : Juge administratif et droit pénal
P. TERNEYRE Pau
PAPADOPOULOS Elina : Les doctrines parlementaires des Lumières et les institutions libérales. Contribution à une histoire du libéralisme français
S. RIALS Paris II
PERRIN Alix : L’injonction en droit public français
P. DELVOLVE Paris II
PLATON Sébastien La coexistence des droits fondamentaux constitutionnels et européens dans l’ordre juridique français
J-C. GAUTRON Bordeaux IV
PREZAS Ioanis L’administration directe de territoires par les Nations Unies
J. VERHOEVEN Paris II
PROTIERE Guillaume : La puissance territoriale. Contribution à l’étude du droit constitutionnel local
C. JOURNES Lyon II
PROUVEZE Rémy : L’immunité de juridiction pénale des autorités étatiques en droit international
A. MAHIOU Aix-Marseille III
PUPPO Alberto : Vers une théorie générale de l’acceptation dans le droit. Le discours juridique entre science et tradition
P. COMANDUCCI Milano
RENAUDIE Olivier :La préfecture de police
J. CHEVALLIER Paris II
RICHERI HANANIA Lilian : La diversité culturelle et le commerce des produits et services culturels
H. RUIZ- FABRI Paris I
TAMZINI Wafa : Recherches sur la doctrine de l’administration
M. DEGUERGUE Paris I
TEORAN Mathieu : L’obligation pour l’administration d’assurer l’effectivité des normes juridiques
C. TEITGEN- COLLY Paris-Sud XI
THEBAULT Stéphane :L’ordonnateur en droit public financier
M. BOUVIER Paris I
THOUZEIL -DIVINA Mathieu : Le doyen Foucart (1799-1860), un père du droit administratif moderne
J-J. BIENVENU Paris II
VAURS Anne- Laure :Les sujets du droit international pénal – La théorie de la personnalité juridique internationale à l’épreuve du droit international pénal
A. PELLET Paris X
Ce qui donne le résultat suivant, classé par université :
Paris II : 12
Paris I : 8
Montpellier : 5
Grenoble : 4
Aix-Marseille : 4
Paris X : 3
Strasbourg III : 2
Pau : 2
Angers
Le Havre
Toulouse
Nancy
Antilles-guyane
Orléans
Lille
Brest
Paris V
Paris XI
Bordeaux
Lyon
Milan : 1
16:23 Publié dans enseignement du droit | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note | Tags : maîtres de conférences, 2008, CNU 02, qualification
Commentaires
Vive Montpellier!!!
Ecrit par : IceCream | 05.03.2008
Vive Grenoble ! Bravo à Laetitia Guilloud et à François Barque pour leur réussite plus que méritée.
Ecrit par : UPMF rules ! | 05.03.2008
Félicitation à M. Antoine qui m'a passionné pour le droit administratif !
Courage pour la suite
Ecrit par : L3 Val ! | 05.03.2008
Je reconnais que Grenoble a fait fort mais c'est pas étonnant quand on connaît la valeur des Professeurs de cette faculté (Bernard, Clamour, Dupré de boulois, Belrhali, Cristakis j'en passe et des tout aussi bons...). D'ailleurs, si l'on fait un retour sur les derniers concours depuis 2000, on notera que les docteurs issus de cette faculté sont bien présents, c'est donc plutôt une confirmation qu'une montée en puissance.
Aix en revanche est un peu en retrait mais bon, ça va ça vient et pour cette faculté ça vient plus souvent que ça ne va. Il n'y a pas lieu de s'en faire pour eux lol.
Félicitations à tous les qualifiés et pensées pour ceux qui ne le sont pas.
Ecrit par : fluctuat nec mergitur | 05.03.2008
Félicitation à tous les heureux lauréats et plus particulièrement à Monsieur Antoine dont j'ai eu la chance de croiser la route à Valence en L3.
Bonne continuation à tous dans vos carrières universitaires, qui seront je l'espère, brillantes.
Ecrit par : J.Matras | 05.03.2008
Il est curieux que la liste des qualifiés soit apparue sur ce blog (on s'en réjouit!) avant d'être en ligne sur Antares. En principe, cela devrait être le contraire. Cela montre 1: l'efficacité de ce blog; 2, a contrario - il s'agit d'une question - la faible efficacité des services du ministère??? Il n'y a pas que légifrance qui "cloche"..
Ecrit par : étonné | 05.03.2008
Merci, dans la mesure du possible, de me faire apparaître, dans la liste des qualifiés, sous mon d'usage qui est mon nom d'épouse.
Avec mes sincères remerciements
Cécile Bargues née Guérin
Ecrit par : Cécile Bargues | 05.03.2008
Bonsoir Monsieur,
Candidate au CNU en section 02, j'ai la surprise de lire votre article portant sur la candidature au CNU et mentionnant les noms et thèses des candidats qualifiés alors même que selon ANTARES les résultats ne sont pas encore connus ! Trouvez-vous normal de publier la liste des qualifiés avant même toute publication officielle par l'administration compétente ?! (modéré) Nonobstant ces remarques, je vous remercie de mettre fin au supplice des candidats (majoritairement provinciaux !) (modéré)
Ecrit par : ORENGO Céline | 05.03.2008
Bonsoir,
Dommage pour la citation de M. DUPUY (auto-modéré, ca fait pas bien de la remettre, surtout dans son contexte [PAF] auto-remodéré). Enfin, à quoi bon ouvrir une telle discussion qui n'aboutira à rien...(pas taper...euh modérer)
En tout cas c'est dommage l'un des rares endroits du web encore libre ne l'est plus. Le fossé entre les professionnels et l'universitaire se creuse...(et paf, modération)
PS : Pas taper...modérer, on est quand même entre personnes (modéré pour l'othographe : civiliséEs)
Ecrit par : Laurent | 05.03.2008
Vive Paris II alors ! Et féliciations à Mme Cécile Guerrin-Bargues qui fut ma chargée de TD de droit administratif l'année dernière à l'institut de droit et d'économie de Melun !
Ecrit par : Yoann | 05.03.2008
Et voilà....encore une erreur d'avoir choisi une fac de province...Des années de thèse à espérer, à combler les trous pour enseigner (en se disant pour le CNU c'est essentiel..), se laisser imposer tout et n'importe quoi dans l'optique d'un recrutement futur et puis la soutenance, les grands sourires, les félicitations à bulletin secret....et puis le CNU qui déjuge le jury qui a pris le soin de lire la thèse dans son ensemble.
Finalement le CNU cherche les pré-agrégés...mais non des ENSEIGNANTS-chercheurs...
Amertume, surtout après l'attente subie...merci antares!!
La recherche en droit finira par disparaître en province sauf à Montpellier....
Ecrit par : vive la recherche | 05.03.2008
M. Rolin,
Désolé pour le "e" oublié (coupable, je suis pas attentif à l'orthographe). Cependant si la modération à l'air au point, la question demeure toujours, comment pouvez vous publier alors que les résultat ne sont pas officiels ? Même si mon droit administratif commence à remonter, je m'interroge toujours
Ecrit par : Laurent | 05.03.2008
"modéré pour l'othographe : civiliséEs"
l'oRthographe
Ecrit par : Laurent | 05.03.2008
Bonsoir,
Ni candidat ni élu bien sur, je remarque encore votre célérité!!! Je reçois d'ailleurs ce soir le mail de l'ED qui nous donne les qualifiés alors qu'Antarès n'a pas prévenu, encore..., les candidats de manière officielle... Quoi qu'il en soit, je salue les qualifiés, les déçus de cette fois, en espérant qu'ils seront de la prochaine fournée... Un ou deux articles de doctrine peuvent constituer une bonne solution pour se sauver ou espérer autre chose, non?
Courage à tous... Et n'oubliez pas que les docteurs français sont très prisés à l'étranger.... pour ceux qui peuvent partir....
Professeur Rolin, donnez des conseils aux déçus pour rebondir universitairement....
Bien à vous.
Herman
Ecrit par : Herman Hesse | 05.03.2008
Un oubli tout de même dans le récap ; LE HAVRE : 1 !!
Deux remarques. D'abord, non, la recherche ne disparaît pas en province (GREDFIC au Havre), même si les petites facs souffrent... d'être petites. Ensuite, pour donner des pistes à Herman, le candidat qualifié a beaucoup écrit, dans des revues à comité de lecture, entre l'année passée où il n'était pas qualifié, et cette année ; sa thèse est en voie de publication chez LGDJ ; il est intervenu dans plusieurs colloques. De quoi solidifier son dossier, j'imagine..
Courage à toutes et à tous !
N. Guillet, MCF Droit public au Havre
Ecrit par : Guillet | 05.03.2008
@ Céline ORENGO,
Bonsoir, un mot pour vous dire que je suis ATER dans une université parisienne, et que j'ai reçu cette liste aujourd'hui par le courrier interne de mon université. Par conséquent, je crois que c'est plus ANTARES qui doit susciter l'étonnement que le présent blog, puisque la liste circulait déjà aujourd'hui par des canaux officiels.
Bien à vous
Ecrit par : ATER | 05.03.2008
LA varitété des sujets de thèses qualifiées m'impressionne, c'est bon signe. Il en va de même pour l'université d'origine (le havre, antilles guyane, milan, ect...) c'est une bonne chose. Le changement serait il en marche ?
Ecrit par : THOR | 06.03.2008
A ATER
Ce que vous appelez des "canaux officiels", c'est Paris 2?
C'est une remarque symptomatique.....du rôle éminent que joue cette remarquable Fac dans la "production" des enseignants-chercheurs, en France. Mais n'allons pas trop loin, tout de même! Car si la liste qui vient d'être publiée sur ce site comportait une différence avec celle d'ANTARES, c'est cette dernière qu'il conviendrait de respecter, seule "officielle".
Ecrit par : étonné | 06.03.2008
Préférant, comme le suggère le maître de ces lieux, m'autocensurer que le laisser... libre de le faire, je choisis de ne nommer personne (il faudrait, peut-être, comme d'autres le suggèrent, qu'il autocensure la liste nominative des qualifiés !). Et pourtant, cette réaction ne serait, à ce seul prétexte, ni vindicative ni revendicative, pas même négative, tout au contraire. Elle cherche bien plutôt à développer l'espoir chez les recalés à partir d'une réussite extraordinaire, ce qualificatif n'étant en rien, j'y insiste, ironique. C'est celle d'une thèse, soutenue en 1998, publiée en 2000. Dix ans plus tard. Que s'est-il passé, que ne s'est-il pas passé jusqu'à ce couronnement ? La leçon, je le disais, est extrêmement positive et belle (à moins de beaucoup de naïveté) pour tout le monde :
- pour l'intéressée, évidemment : leçon de courage plutôt que de découragement, de persévérance, de travail, d'humilité, de progression
- pour le jury, si souvent décrié : même leçon d'humilité et de remise en cause, de capacité à se déjuger et de courage à reconnaitre le mérite lorsqu'il force, contre toute autre considération, le respect et la reconnaissance.
- pour les recalés d'auourd'hui et les candidats de demain : leçon d'espoir et raisons d'espérer.
Du moins est-ce l'objet principal de mon intervention : j'en appelle à l'intéressée ou, à défaut, à ceux qui en sauraient davantage, afin que soit partagés les espoirs et les difficultés de cette expérience, de cette réussite par la preuve, pour que soient apportées des réponses au questionnement - au dilemme - crucial devant lequel se trouvent assez vite bon nombre d'entre nous - continuer ou abandonner.
Est-il raisonnable de persévérer pendant aussi longtemps, avec tous les sacrifices qui vont avec ? Comment explique-t-elle le déblocage de sa situation, si tant est qu'elle ait été candidate auparavant ? candidate déboutée ? combien de fois ? N'y a-t-il vraiment aucun effet rédhibitoire à la multiplication des échecs ? au temps qui passe ? à l'âge qui se creuse ? à la péremption des résultats de la recherche ? à l'exercice d'une autre profession que celle sollicitée ? à son caractère, le cas échéant, alimentaire ? etc, etc.
C'est une bien belle histoire, de mon point de vue.
On aimerait en connaitre la morale.
Puisse l'intéressée, à laquelle vont toutes mes félicitations, lire et répondre à cet appel, plutôt que de laisser à d'autres le soin de le faire !
Ecrit par : marc | 06.03.2008
A étonné : La liste a été envoyée originellement par mél, pour une large diffusion, par le président de la section 02 du CNU. La large diffusion a fait son effet, et il aurait tout de même été étonnant que F. Rolin n'en soit pas destinataire, et, compte tenu de la demande de diffusion formulée par F. Sudre, qu'il ne mette pas la liste en ligne.
C'est évidemment regrettable que les candidats n'en soient pas eux-mêmes informés directement et préalablement. Si le CNU disposait d'un secrétariat, ce qui sauf erreur n'est pas le cas, il pourrait sans doute envoyer un mél collectif aux candidats (puisque les coordonnées individuelles sont fournies lors du dépôt de candidature) ; ça arrivera sans doute un jour...
Ecrit par : Diffusion | 06.03.2008
Il est tout à fait surprenant que certains candidats n'aient pas été qualifiés malgré deux rapports positifs.... Bref, encore une fois, il y a une part d'aléa dans ce processus de sélection. Je rappelle que certain(e)s agrégé(e)s n'ont pas été qualifié(e)s, parfois deux fois de suite..... D'autres l'ont été après une qualification sur recours. Donc il ne faut pas abandonner tout espoir pour les recalés. Reste la question du temps: combien de temps poursuivre? Avec quels moyens?.... Juste une observation pour finir: une thèse insuffisante ne sera JAMAIS compensée par des articles de bonne facture (modéré)
Ecrit par : Syl | 06.03.2008
(modéré)
Ecrit par : toujoursplusvite | 06.03.2008
La recherche publiciste française n'est pas morte, en témoigne la diversité des thèmes abordés par les candidats.
A présent, une question pas très scientifiquement correcte: sur 53 qualifiés, combien de recrutements fermes dans les universités? Car, à ce nombre, on doit rajouter ceux et celles qui n'ont pas été retenus par les universités lors des campagnes de recrutement.
critique conclusive (ou conclusion critique): il est tout à fait anormal et aberrant que le nombre des qualifiés ne soit pas celui des recrutés. Cela m'amène à préciser ma pensée: le mode actuel de recrutement des MCF est fonction de coutumes locales (que d'aucuns, notamment parmi certains enseignants, n'hésitent d'ailleurs pas à qualifier de féodales) et ce malgré l'appellation hypocrite de "concours". Pour y être passé moi-même, je peux témoigner que ce "concours" est tout sauf égalitaire et, pire, il est loin de retenir les meilleurs (ce qui pose déjà des questionnements sur la qualification elle-même de certains candidats, voire sur leur travaux de thèse). Qui plus est, on oublie trop souvent que l'on recrute des enseignants et pas uniquement des chercheurs. Il est donc inadmissible que ce "concours" soit, parfois,une seconde soutenance de thèse (ou au mieux une discussion ou une descente en flèche des travaux) et ne juge pas les qualités pédagogiques des candidats.
Certes, j'ai pu assister à des auditions remarquables où l'on s'efforçait d'apprécier, de façon équilibrée, les compétences didactiques autant que scientifiques des candidats.Mais ceci est loi, très loin, de représenter la loi du genre.
Aussi, de deux choses l'une, soit l'on instaure un véritable concours au niveau national (et plus local) avec des épreuves écrites d'admission et orales d'admissibilité, soit l'on conserve un système dont tout le monde s'accorde à penser qu'il est devenu inadapté (compte tenu, mais pas seulement, du nombre croissant de docteurs en droit), mais que le conservatisme le plus ranci de beaucoup d'universitaires empêche de réformer. Enfin, tout ceci devrait s'accompagner d'une véritable mise en concurrence des centres d'enseignement du droit. Il appartiendrait à l'Etat d'assurer une péréquation financière entre les instituts et universités de façon à éviter des inégalités par trop criantes entre eux et par régions.
NB:Ces quelques réflexions ne visent pas à dénigrer des personnes mais un système global qui peine à se remettre en cause.
Ecrit par : masque de fer | 06.03.2008
ancienne étudiante en droit de Paris XIII (où officiait avec un vrai bonheur Mme Ruiz Fabri) et candidate à rien, je ne puis que constater que les université prétendues "pauvre" le valaient bien, à cette époque comparativement avec des facs plus riches... j'en veux pour preuve mmes anciens chargés de TD devenus profs... agrégés ou non, qui ont formé mon esprit à une analyse objective : comment penser en juriste ! Un grand merci à eux/elles....
Ecrit par : Kamizole | 06.03.2008
Bonjour,
Nihil novi sub sole
J'ai été qualifié CNU il y a bien des années, sans succès au bout et j'ai changé d'optique depuis (fort heureusement). Mais je constate que les termes des débats n'ont pas changé.
Ainsi que l'a souligné Masque de fer, le problème réside maintenant pour les qualifiés dans l'issue finale : trouver un poste de MCF, étant donné que s'ajoutent aux nouveaux qualifiés le résidu des 4 dernières années (du moins ceux qui ne se sont pas découragés !). Il faut donc attendre de voir au JO combien de postes la section 02 offrira (et il fauda encore y soustraire les postes fléchés "réservés")
A part çà, je suis content de la variété des sujets de thèse et notamment de celui sur la doctrine de l'administration.
Ecrit par : spinoza | 06.03.2008
Je ne comprends vraiment pas pourquoi la dernière phrase de mon propos a été censurée.... heu pardon "modérée"!
Ecrit par : Syl | 06.03.2008
Je suis vraiment désolé pour la modération "lourde" que j'opère sur ces commentaires. Disons que je censure - eh oui, je dois accepter le mot - tout ce qui, par un effet de boule de neige, pourrait conduire les discussions sur des chemins glissants.
Croyez bien que j'en suis le premier désolé.
Ecrit par : F. Rolin | 06.03.2008
Pour ne pas formuler des considérations personnelles, je me contenterai de formuler des considérations générales dans un souci de modération peu compréhensible. (Pour vous rassurer, les conditions de la diffamation sont difficiles à rapporter devant un juge. Seul votre souci de ne pas vous mettre à dos vos collègues peut expliquer votre pratique modérée de la liberté d'expression).
1- L'autorisation administrative qui consiste en une habilitation exigée par la loi pour accéder à une profession constitue une restriction à la liberté d'établissement.
Seules une finalité d'intérêt général, l'intelligibilité et l'accessibilité des critères de la restriction pourraient justifier une telle pratique des dispositions légales et réglementaires.
Or, à part le rapport annuel qui décline des conditions peu précises sur la section 02, il n'existe pas ou peu de critères définis.
2- La raison d'être de l'habilitation est qualitative. La pratique de la section 02 a ajouté un critère quantitatif en en limitant le nombre contrairement aux autres sections. La pratique est louable pour donner plus de chances à tous les habilités mais est contraire à l'esprit de la loi qui vise à écarter les thèses de complaisance et les travaux vraiment pas sérieux. Une telle limitation du nombre de postes a inévitablement des effets : elle fait prévaloir au sein de la section des critères d'examen et de négociation non exposés dans le rapport. La gestion de la rareté a des effets irrationnels.
3- L'habilitation ne permet pas une bonne gestion du personnel. Les recrutements ne se font pas en fonction des besoins de la recherche mais pour pourvoir aux enseignements, majoritairement de droit administratif, de droit constitutionnel et de droit international dans les facultés de droit.
Le rapport de la section 02 ne formule pas les besoins effectifs des universités tant sur le plan des enseignements et de la recherche et n'a donc pas d'objectifs définis à mettre en oeuvre dans la sélection.
Ces résultats sont donc l'occasion de rappeler l'opacité et la finalité approximative des critères avoués de sélection. Les modérer en les supprimant par une autonomie de recrutement et une pratique plus ouverte des commissions de spécialistes serait une bonne chose en assumant peut etre les critères inavouables et clivés.
Ecrit par : Atus | 06.03.2008
Pour ne pas formuler des considérations personnelles, je me contenterai de formuler des considérations générales dans un souci de modération peu compréhensible. (Pour vous rassurer, les conditions de la diffamation sont difficiles à rapporter devant un juge. Seul votre souci de ne pas vous mettre à dos vos collègues peut expliquer votre pratique modérée de la liberté d'expression).
1- L'autorisation administrative qui consiste en une habilitation exigée par la loi pour accéder à une profession constitue une restriction à la liberté d'établissement.
Seules une finalité d'intérêt général, l'intelligibilité et l'accessibilité des critères de la restriction pourraient justifier une telle pratique des dispositions légales et réglementaires.
Or, à part le rapport annuel qui décline des conditions peu précises sur la section 02, il n'existe pas ou peu de critères définis.
2- La raison d'être de l'habilitation est qualitative. La pratique de la section 02 a ajouté un critère quantitatif en en limitant le nombre contrairement aux autres sections. La pratique est louable pour donner plus de chances à tous les habilités mais est contraire à l'esprit de la loi qui vise à écarter les thèses de complaisance et les travaux vraiment pas sérieux. Une telle limitation du nombre de postes a inévitablement des effets : elle fait prévaloir au sein de la section des critères d'examen et de négociation non exposés dans le rapport. La gestion de la rareté a des effets irrationnels.
3- L'habilitation ne permet pas une bonne gestion du personnel. Les recrutements ne se font pas en fonction des besoins de la recherche mais pour pourvoir aux enseignements, majoritairement de droit administratif, de droit constitutionnel et de droit international dans les facultés de droit.
Le rapport de la section 02 ne formule pas les besoins effectifs des universités tant sur le plan des enseignements et de la recherche et n'a donc pas d'objectifs définis à mettre en oeuvre dans la sélection.
Ces résultats sont donc l'occasion de rappeler l'opacité et la finalité approximative des critères avoués de sélection. Les modérer en les supprimant par une autonomie de recrutement et une pratique plus ouverte des commissions de spécialistes serait une bonne chose en assumant peut etre les critères inavouables et clivés.
Ecrit par : Atus | 06.03.2008
@ atus: sur l'absence de critères, cela n'est pas exact : les rapports fait par la section 02 du CNU fournissent au contraire des indications en ce sens ;
sur les motifs de cette "modération", je note que ma propension naturelle à me fâcher avec des gens a parfois ses limites, limites que vous devez fort bien comprendre puisque vous ne délivrerz ce commentaireque sous le sceau de l'anonymat...
Ecrit par : F. Rolin | 06.03.2008
Monsieur Le Professeur,
Pourriez-vous m'indiquer les sites donnant accès à la liste des candidats qualifiés en droit privé? Dans l'attente de recevoir cette information, je vous prie d'agréer, Monsieur Le Professeur, l'expression de ma considération distinguée. Anonyme
Ecrit par : alm | 06.03.2008
@Spinoza : Il y a cette année 44 postes publiés en droit public (la liste est disponible, outre au JO, ici :
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/personnel/enssup/emp08_1.xls
Le "stock" (quel horrible terme) des qualifiés non recrutés s'accroîtra donc, même si, année d'agrégation oblige, il y aura sans doute une dizaine de postes à la seconde session de recrutement (quoiqu'en 2006, il n'y en avait eu que 5).
L'an dernier, il y avait 48 qualifiés, pour 48 postes à la première session, et 5 à la seconde. Mais quelques postes sont toujours pourvus à la mutation (les demandes de mutation étant examinées obligatoirement en premier).
J'en profite pour féliciter les heureux élus, et en particulier celle qui a déjà été félicitée plus haut pour sa persévérance.
Ecrit par : Gilles Dumont | 06.03.2008
Des critères de sélection sont mis en évidence dans le rapport mais tautologiques. Pour devenir un enseignant chercheur, il faut être un enseignant chercheur de bon niveau.
Les critères du rapport de la section sont des critères généraux. Ils précisent en substance, que pour disposer d'un poste fixe d'enseignant chercheur :
- il faut avoir enseigner le plus possible.
- il faut justifier du maximum d'articles dans des publications à comité de lecture.
- il ne faut pas plagier donc faire preuve d'une éthique professionnelle.
- il faut présenter une thèse qui en est une, qui ne doit pas être trop longue et technique donc courte et théorique.
Mais le rapport mentionne que le jury peut déroger à ces critères si la thèse est exceptionnelle.
Ces critères s'appliquent à l'ensemble des matières de la section de droit public qui vont de l'histoire du droit constitutionnel au droit communautaire matériel du marché en passant par le droit du domaine public.
La répartition des thèses aux rapporteurs ne permet pas de faire examiner systématiquement les travaux par le ou les spécialistes du domaine. Ces critères sont mis en oeuvre par chacun des membres du CNU.
Autant de règles et de pratiques qui permettent l'apposition complémentaire de critères clivés, sectoriels ou géographiques qui existent de façon explicite et réglementée dans les universités des pays voisins.
Pour l'anonymat, je suis d'accord avec vous.
Je pourrai avoir siégé dans la formation de jugement de l'arrêt Nicolo et être un membre actuel du Conseil constitutionnel, ou encore avoir distribué les frites au RU de Nanterre, votre modération à mon égard serait la même.
Ecrit par : Atus | 07.03.2008
Le message de Marc en date du 6 mars 2008 concernant une candidate requalifiée est d'une insigne cruauté.
Il devrait être modéré!
C'est vraiment cruel!
Ecrit par : Leon | 10.03.2008
Merci pour ces informations. Savez-vous si on peut trouver la liste des candidats qualifiés par la section 01 (droit privé) sur un autre site internet?
Ecrit par : Diane | 10.03.2008
Léon :
1 - je t'ai reconnu
2 - tu as raison
Ecrit par : René | 10.03.2008
A tous,
quels que soient les critères, et le rôle de la contingence, à quoi sert-il d'être qualifié si l'on ne trouve pas de poste à l'issue ?
Je suis aussi d'avis que la qualification qui, malgré ses défauts, reste sans doute l'étape la plus objective du processus de recrutement (qui n'a pas assisté à la délivrance de félicitations peu méritées ?) conduise nécessairement à un poste, c'est-à-dire que le nombre de postes soit le même que le nombre de qualifiés.
Si la qualification ne fonctionne pas bien, c'est peut-être que la première étape ne remplit pas non plus véritablement son rôle...
Ecrit par : Guillaume, ATER en droit privé | 12.03.2008
Pour info :
Le Doyen de la Faculté de droit de Lyon 3 a fait savoir par une lettre circulaire envoyée le 20/03/08 aux doyens des facultés de droit que cette faculté (qui a mis au mouvement deux emplois de maître de conférences en 02) “a des besoins impérieux en Finances publiques et Fiscalité”.
Il conclut cette lettre en indiquant que “la Section de Droit public considérerait avec bienveillance les demandes (de mutation ou de première affectation) dans ces disciplines”.
Les personnes intéressées peuvent contacter les Prs Th. Debard et J.-L. Albert :
ThierryDebard@aol.com
jeanluc.albert@neuf.fr
Ecrit par : Egon Jestaz | 20.03.2008
Je voudrais savoir comment réussir à lire les travaux des candidats qualifiés. En effet, ceux-ci ne sont pas encore dans la base sudoc. Faut-il les joindre directement (si l'on parvient à obtenir leurs coordonnées) ou s'adresser à leurs laboratoires de recherche? Ainsi, la thèse de Puppo Alberto pourrait intéresser mon sujet de thèse mais je ne parviens pas à obtenir son adresse e-mail. Pouvez-vous m'aider ou suis je condamné à attendre (malgré mon impatience)que ces travaux soient inclus dans la base sudoc. Merci
Ecrit par : flo | 21.03.2008
Pour Flo: la thèse de M. Puppo apparaît comme soutenue à Milan. Il y a de fortes chances qu'elle n'apparaisse pas dans Sudoc avant un certain temps!
Ecrit par : Prosecco | 23.03.2008
Merci à Prosecco pour cette remarque pertinente.
Pour Flo: essayez le catalogue en ligne de l'Université de Milan.
http://opac.unimi.it/SebinaOpac/Opac?sysb=
Autre solution: comme un directeur de thèse est censé aider (diriger c'est aussi orienter et donc aider, n'est-ce pas ?) son doctorant, n'hésitez pas à lui demander des lumières, ces lumières vous amèneront peut-être à contacter l'un des rares centres de recherche français s'intéressant à la théorie du droit...
Ecrit par : cluzot | 25.03.2008
Je voulais remercier cluzot pour ses conseils et l'aide qu'il m'a apportée.
Malheureusement, la thèse présentée sur ce lien est en italien et je ne parle pas l'italien (malgré mes origines italiennes). J'espére toujours que l'auteur ait réalisé une traduction en français.
Concernant mon directeur de thèse, j'avais bien l'intention de lui demander conseil mais j'essaie de ne le solliciter qu'en dernier recours. C'est ainsi que j'ai préféré essayer de mobiliser mes propres réseaux (et notamment l'univers précieux du net) avant de le contacter.
D'ailleurs, ma demande est en bonne voie et j'espère réussir bientôt à contacter l'auteur recherché.
Merci encore pour l'aide,
flo
Ecrit par : flo | 26.03.2008
@ flo
Le Centre de Théorie et Analyse du Droit accueillera
*Alberto Puppo*
docteur en droit à l'Université de Gênes
pour une conférence sur le thème:
*/De la validité des normes à la vérité des propositions :
/**/les énoncés internes détachés entre Raz, Kelsen et Wittgenstein
/*/
/Le *lundi* *7 avril 2008*,
* de 18h à 20h
en Salle des/ /Actes(141) du Bât. F à l'Université Paris X-Nanterre *
Herman
Ecrit par : Herman Hesse | 26.03.2008
Candidat qualifié donc heureux mais dubitatif quant à mes chances d'obtenir un poste, je serais très intéressé par avoir des informations concernant les procédures pour postuler à l'étranger (GB, Belgique, Luxembourg ou Suisse).
S'il y en a parmi vous qui ont expérimenté ces alternatives et qui ont quelques conseils, je suis plus que preneur.
Merci d'avance!!!
Ecrit par : voir du pays | 27.03.2008
Cher "voir du pays",
Pour les postes dans les pays anglo-saxons, il y a ce site: http://www.jobs.ac.uk/sector/law/. Moins fourni, mais une reference quand meme, le site du supplement "Higher Education" du Times: http://www.timeshighereducation.co.uk/.
Aucune procedure particuliere: tu postules et si ton dossier leur plait, tu passes un entretien et si tu leur plais, tu as le poste. Je suis ici depuis 1 an et demi: salaire, opportunites de publication et de recherche, relations avec les collegues,... c'est le jour et la nuit par rapport a la France... et ils adorent les docteurs francais, qui ont tres bonne reputation. Il va sans dire que tout le monde se fiche du CNU (comment ca, je regle mes comptes moi? :-) ). Si tu veux plus de details ou des conseils, tu peux poster une adresse mail et je te contacterai directement.
Good luck!
Bien cordialement,
T.
Ecrit par : tantine | 02.04.2008
Chère Tantine,
C'est un espoir nouveau que ton message a fait naître en moi. Ne suis pas "voir du pays" mais te communique mon mail pour que tu puisses m'écrire comme proposé à "voir du pays" >> angeliqdoc@yahoo.fr. Merci d'avance
Bien à toi
AB
Ecrit par : Veux voir aussi du pays | 12.04.2008




