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29.02.2008
Rétention de sûreté : réponse aux commentaires de mon précédent billet
17:37 Publié dans rétention de sûreté | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : rétention de sûreté, Lumbroso, défense sociale, CEDH, conseil constitutionnel, droit
Le classement wikio pour mars des blogs juridiques, en avant première
Wikio m'a proposé de publier en avant première le classement des blogs juridiques pour le mois de mar qui ne sera rendu public que demain.
Je m'y emploie donc, tout en m'excusant auprès de mes lecteurs pour la forme bien médiocre que je donne à cette publication : transformer un fichier excel en page web, et lisible directement sur ce blog est au-delà de mes compétences...
On notera dans ces résultats, la forte poussée des blogs publiée sur la plate-forme dédiée des avocats, qui forment une communauté un peu à part dans la blogosphère juridique, ainsi que les succès remarquables de deux sites d'universitaires : Drôle d'en-droit de Gilles Guglielmi et Théorie du droit de J-C Le Coustumer.
Il me semble également que l'on assiste à une évolution intéressante entre deux types de blogs juridiques : les blogs par profession et les blogs par matière.
En revanche, on constate que malgré les intéressants blogs publiés soit par Le Moniteur, soit par Dalloz, ceux-ci restent relativement absents, non seulement de ce classement mais aussi de la technique blog en général.
Enfin, à tout seigneur tout honneur, on soulignera que Maître Eolas demeure le numéro 1 incontestable et incontesté de ce classement. Il est un peu aux blogs juridiques ce que Lance Amstrong est au cyclisme : il va plus vite et plus fort que tout le monde, ne connaît jamais de défaillance et reste d'une discrétion et d'une modestie rare. Tout cela evidemment ne peut qu'attiser les soupçons sur la consommation de produits réprouvés.
12:45 Publié dans dans la blogosphère | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : wikio, blogs juridiques, classement
26.02.2008
Rétention de sûreté : Ne laissons pas les polémiques occulter les vrais débats
Et dans les même temps, évidemment, les débats importants sont occultés. Pourtant, la décision du Conseil constitutionnel, si on la lit attentivement, invite à des réflexions d'un autre niveau, qui mettent en jeu les fondements même de notre politique pénitentiaire.
On me permettra donc de ne pas gloser sur l'épiphénomène pour essayer de poser quelques jalons vers une réflexion plus essentielle.
20:48 Publié dans Analyse juridique de l'actualité , droit constitutionnel , libertés publiques | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note | Tags : droit, droit constitutionnel, droit pénal, rétention de sûreté
20.02.2008
Réforme des contrats de partenariats (3) : La «présomption d’urgence sectorielle ».
Poursuivons notre analyse du projet de loi réformant l’ordonnance de 2004 sur les contrats de partenariat. J'invite d'ailleurs mes lecteurs à user de leur habituel esprit critique pour confirmer ou infirmer mes analyses car il me semble qu'il est important que l'opinion publique juridique (et parlementaire) puisse bénéficier d'une expertise indépendante pour apprécier le bien fondé du texte qui va être débattu.
Consacrons nous cette fois à une autre des dispositions importantes du texte : l’ouverture « sectorielle » du contrat de partenariat jusqu’à la fin de l'année 2012.
19:15 Publié dans contrats publics , droit administratif , PPP | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : contrats de partenariats, PPP, urgence, dérogation
19.02.2008
Réforme des contrats de partenariats (2) L’échec annoncé de la création du « petit contrat de partenariat ».
Elles sont ainsi rédigées : «III. - Lorsque le montant du contrat à réaliser est inférieur à un seuil fixé par décret, la personne publique peut recourir à une procédure négociée avec publication d’un avis d’appel public à la concurrence. Cette procédure est définie librement par la personne publique dans le règlement de la consultation, sous réserve du respect des dispositions des articles 3, 4, 6, 8, 9, 10 et 12 ».
L’exposé des motifs du projet de loi précise que ce seuil sera celui fixé par la directive 2004/18 relative à la coordination des procédures de passation des marchés publics de travaux, de fournitures et de services.
Ces nouvelles dispositions créent ce que l’on pourrait appeler un « petit contrat de partenariat » ou un « contrat de partenariat à procédure adaptée ».
Si l’intention est louable (à quoi bon un dialogue compétitif pour la pose de 50 candélabres…) force est de constater qu’une analyse précise des conditions de mise en œuvre de cette dérogation à la procédure générale est de nature à conduire à la remise en cause de la pertinence même du nouveau dispositif.
19:15 Publié dans contrats publics , PPP | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : PPP, contrats de partenariat, réforme, procédure allégée
18.02.2008
Liste des sujets de la 1ere leçon d'agrégation de droit public
Par rapport au lien sur le site du Ministère, j'ai ajouté les textes pour lesquels je n'avais pas d'hésitation. En revanche, d'autres se présentent sous la forme d'extraits qui ne sont pas facilement identifiables. Si des personnes qui ont eu connaissance de ces sujets veulent bien les ajouter en commentaire cela complètera l'information.
17:46 Publié dans agrégation de droit public | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : agrégation de droit public, leçon en loge, première leçon, sujets
La secte des administrativistes a encore frappé !
Qui plus est, comme mes lecteurs (munis d'une loupe) pourront le constater, on identifie aisément sur la gauche une pile de pavés fabriqués de ce granit.
Alors, la folle imagination juridique, l'émotion de l'histoire, le souffle de la jurisprudence, ne serait-ce pas ceux-là, oui ceux-là même qui firent l'objet d'un contrat conclu "selon les règles et conditions des conditions des contrats intervenus entre particuliers" avec la Ville de Lille.
Et même plus : ne serait-ce pas la volonté de laisser ces pavés sur place, pour qu'ils soient immortalisés par le bromure d'argent qui conduisit à ce funeste retard et à la décision de la Ville de Lille d'infliger une pénalité de 3.436,20 F "en raison des retards dans les livraisons" ?
Et encore davantage : Est-ce le que le commissaire du gouvernement Léon Blum n'a pas été influencé par le nom de la commune "Saint Ame" pour repousser hors de la compétence administrative, ce contrat au parfum d'encens ?
Rassurez vous, amis lecteurs privatistes. Nous ne sommes pas devenus fous. Mais comprenez que cette image représente pour nous l'équivalent de la paire de pantoufles offerte par Aubry à Rau.
Et comprenenez nous, lecteurs non juristes : supposez qu'on vous montre une photographie de Charles Cros en train de mettre la dernière main à un prototype d'appareil ressemblant étrangement à l'Iphone, et bien vous auriez la même réaction...
16:18 Publié dans contrats publics , Grands arrêts , variétés | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : droit administratif, contrat, granits porphyroïdes des vosges
15.02.2008
Réforme des contrats de partenariat (1) Les documents utiles
On pourra également se référer utilement au bilan de la mise en oeuvre des techniques partenarailes, même s'il y aurait beaucoup à dire sur le fait d'avoir "gonflé" l'addition à coup de BEA et BEH. On notera au passage que le nombre des contrats effectivement signés est loin de progresser et que même le nombre d'études préliminaires stagne, avec à peine 60 nouvelles études en 2007.
Je signale également la publication d'un nouvel avis de la MAPPP sur un des nombreux d'éclairage public. J'y reviendrais car l'analyse de cet avis laisse apparaître de très sérieux doutes sur la pertinence du recours au PPP.
Enfin, pour une première lecture, de ce texte, on peut renvoyer au blog droit administratif qui publie sous la plume de M. Eckert Malecot une note assez critique "Il faut sauver le soldat PPP".
18:26 Publié dans contrats publics , PPP | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : contrat de partenariat, droit, droit administratif
Sujets de la première leçon en loge du concours d'agrégation de droit public
Comme nous l'avions déjà fait pour le dernier concours, je vous propose que nous utilisions les commentaires de ce billet pour informer les candidats, et plus largement toutes les personnes intéressées, des sujets qui ont été donnés à la première leçon en loge du concours.
Pour l'instant, je n'ai pas eu de mon côté d'informations précises et je ne peux donc pas amorcer la pompe. Mais je ne doute pas que mes lecteurs mieux informés y pourvoierons.
15:08 Publié dans agrégation de droit public | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : droit, droit public, agrégation
13.02.2008
Le rapport de la Cour des Comptes et le droit des marchés publics ou un grand moment de solitude du ministère des affaires étrangères.
Les journaux ont fait des gorges chaudes de l’opération ayant conduit à vendre le site du XVe arrondissement de l’Imprimerie Nationale en 2003 pour environ 80 Millions d’Euros en 2003 et à le racheter en 2006 pour 335 Millions de la même monnaie, aux fins d’y abriter les services du Minsitère des affaires étrangères.
Le rapport de la Cour des comptes permet d’avoir sur cette opération une vision encore plus détaillée, tout particulièrement en ce qui concerne la société de conseil immobilier (qui n’est pas nommée) qui fut à la fois le conseil de l’acquéreur potentiel puis celui du vendeur.
Le même rapport, met le doigt sur une irrégularité dans la procédure de passation du marché ayant conduit au choix de cette société.
« L’objet social de la société incluait la fonction d’agent immobilier, alors que l’avis d’appel à la concurrence précisait que la prestation à effectuer devait l’être par un conseil en immobilier n’exerçant pas la profession de marchand de biens ou d’agent immobilier ».
De fait, s’agissant d’un appel d’offres restreint, la candidature de cette société aurait dû être écartée selon une jurisprudence on ne peut plus traditionnelle, et par suite elle n’aurait pas dû pouvoir déposer d’offres.
Autrement dit la procédure était entachée irrégulière et le marché passé avec une entreprise qui ne pouvait pas l’obtenir terriblement nul, si l’on m’autorise cet adverbe qui n’ajoute rien juridiquement.
Comme cela est la règle, le Ministère a répondu aux observations figurant dans le rapport de la Cour des Comptes.
Mais évidemment, face à une irrégularité aussi évidente et radicale (adjectifs qui ne sont pas plus qualificatifs sur le plan juridique que mon adverbe précédent), la réponse était difficile.
Le plus sage aurait sans doute été de se verser un sceau de cendre sur la tête, de se faire poser un bâillon sur la bouche, de dérober les cartouches d’encre de tous les stylos à plume des chefs de bureau du ministère, de bloquer les emails dirigés vers le domaine @ccomptes.fr.
Le plus sage aurait donc été de ne rien dire.
Pourtant, la réponse du Ministère est venue.
Je livre à mes lecteurs initiés aux délices du nouveau-nouveau-nouveau Code des marchés publics sa rédaction intacte. Je sais que le droit des marchés publics donne peu souvent l’occasion de rire alors ne gâchons pas celle là.
Cette réponse la voici :
« Le MAEE a estimé indispensable de s’entourer des conseils d’un cabinet spécialisé dans le montage d’opérations de ce type. Le recrutement du conseil immobilier s’est fait par appel d’offres restreint en procédure adaptée, avec une première phase de sélection des candidatures, et une seconde phase de remise des offres par les candidats retenus. La commission d’appel d’offres a vérifié la régularité formelle des dossiers présentés par les candidats et leur aptitude à honorer le cahier des charges, mais n’a pas vérifié, ce qui aurait dû être fait, les statuts des entreprises candidates ; cette carence est vraie pour l'ensemble des candidats admis à présenter une offre, qui ont ainsi été traités sur un pied d’égalité ».
Je compatis sincèrement avec le rédacteur de ce passage de la réponse. J’imagine la partie de Mistigri qui a dû se jouer entre les bureaux. « Et sur le marché irrégulier tu réponds ? » « Ah non je croyais que c’était toi » « non non le cabinet m’a dit qu’il n’avait confiance qu’en toi ». Et encore je dois à mes lecteurs d’avouer que j’édulcore ce dialogue imaginaire. Que j’en exclue les réflexions à haute voix sur la mutation domaniale à réaliser Rue Cambon. Que j’en exclue également l’ordre d’ouvrir urgemment des crédits pour l’acquisition de cierges à faire brûler devant l’autel de Saint Yves patron des juristes et donc du juge de l’acte détachable et devant ceux de François de sales et sainte Lucie, respectivement en charge des journalistes et des aveugles.
Mais, au delà de cette agitation somme toute usuelle dans une administration digne de ce nom, il reste à méditer sur cette notion juridique promise à un grand avenir : « l’égalité dans l’illégalité ».
19:00 Publié dans contrats publics , Cour des comptes , variétés | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Cour des comptes, marchés publics, affaires étrangères, Imprimerie Nationale





