25/01/2008

agrégation de droit public : résultats de la sous-admissibilité

Les résultats de la sous admissibilité du concours d'agrégation de droit public viennent d'être rendus publics. Vous la trouverez ici.

 Ayant des amis aussi bien parmi les candidats qui y figurent que ceux qui n'y figurent pas, je suis évidemment partagé à sa lecture. Mes pensées vont donc aux uns comme aux autres, mais plus particulièrement à ceux qui n'ont pas réussi et qui devront trouver en eux les ressources morales pour surmonter cette déception. 

 Je voudrais leur dire que l'essentiel est d'accepter cet échec, de ne pas rentrer dans des logiques négatives, mais de trouver, le plus sereinement possible,  les voies et moyens pour qu'il en aille différemment la prochaine fois. 

 

NB : si certains candidats souhaitent passer une leçon blanche en droit administratif, ils peuvent me contacter.

 

 

 

Commentaires

Félicitations à M. Pierrucci, dont j'ai eu l'occasion d'apprécier l'excellent cours de finances publiques de L2, et dont je vais avoir sous peu l'occasion d'apprécier le cours de contentieux administratif de L3.

Félicitations également à M. Slama, mais je suis sûr que le maître de ces lieux a déjà procédé aux encouragements d'usage.

Bon courage à tous les deux pour la suite des opérations.

Écrit par : GroM | 25/01/2008

Je vais moi aussi aller de mon petit mot de félicitations pour les sous-admissibles et de soutien pour ceux dont le chemin s'arrête là. L'agregation de droit est un concours ô combien difficile qui porte en plus son lot d'aléa comme tout concours. L'échec ne remet aucunement en cause la valeur des candidats, bcp d'agrégés ont connu l'échec et ont réussi brillamment par la suite alors... A ces derniers je souhaite donc le meilleur pour la suite.
Je constate par ailleurs que Paris X fait bonne figure dans le concours avec ses internationalistes notamment et confirme que Nanterre est une place forte du droit public avec ses lignées d'internationalistes, de spécialistes en libertés fondamentales et de théoriciens du droit. Avec le nouveau master recherche de droit public peut être aura-t-on un jour une descendance d'administrativistes "made in" Professeur Rolin...;-)
Paris 2 fait une grande moisson ainsi que Paris 1 mais on constate aussi la grande présence à ce stade d'Aix tandis que Montpellier semble un peu plus en retrait (bien que ceux qui restent sont de grande qualité).
Bref, encore un concours de grande qualité avec des candidats d'un niveau tt à fait exceptionnel qui sont la fierté des facultés de droit qui ne doivent pas avoir peur de l'avenir en ces temps d'incertitudes...
Bon courage à tous et encore merci Mr. le Prfofesseur pour ce blog génial.
"Elle flotte mais ne coule pas"

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 26/01/2008

Félicitations aux sous-ad. Mais là encore de grosses surprises... Ah, les aléas du concours.
Bon courage à tous
G.

Écrit par : G. | 26/01/2008

excusez ma question fluctuat nec mergitur, mais comment connaissez-vous les universités de provenances des sous-admissibles?

Écrit par : Kerri | 26/01/2008

Les résultats de l'agrégation interne viennent également d'être publiés. Félicitations aux heureux lauréats qui deviennent professeurs grâce à un travail de fond différent de celui des agrégés externes mais tout aussi méritoire. Ce second concours permet ainsi de diversifier le profil des professeurs.
Une suggestion me vient à l'esprit. Pourquoi ne pas instaurer une telle voie nationale pour les maitres de conférences au profit de ceux qui enseignent depuis assez longtemps (10 ou 15 ans) sous différents statuts souvent précaires et qui justifient d'activités de recherche significatives ? Ce concours permettrait de prendre en compte la qualité de candidats qui ne possèdent pas assez d'appuis pour être recrutés localement.

Écrit par : Jean-Pierre | 26/01/2008

@ kerri:
Passionné par le droit et ayant longtemps voulu faire une thèse, projet que j'ai finalement abandonné pour diverses raisons, j'ai suivi le déroulement des diverses agrégations (public et privé) depuis 2005. Aussi, à chaque sous-admissibilité, je... "m'amuse" à rechercher le profils des candidats en utilisant...les moteurs de recherche sur internet... C'est tout bête. Et c'est ainsi qu'en recoupant les informations sur plusieurs concours, on voit des tendances, des montées, des descentes comme dans le hit machine...:-)
D'ailleurs, pour répondre à G., il y a effectivement de grosses surprises dans les résultats d'hier mais comme vous le dîtes, ce sont les aléas...
Depuis 2000, on peut dire que Nanterre peut s'enorgueillir d'avoir toujours au moins un admis dans les 5 premiers preuve d'une grande vitalité de la recherche du côté de l'ouest.
Paris 1 a une recherche en droit international de grande qualité, Rennes 1 présente des candidats excellents aussi en international... Mais là, ce ne sont que des exemples, toutes les facs représentées ont des candidats de valeur, ce qui ne va pas faciliter la tache du jury...
Voila, j'espère avoir répondu...;-)
"Elle flotte mais ne coule pas"

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 26/01/2008

Félicitations à M Slama et bon courage pour la suite. J'espére revoir votre nom sur la liste définitive .

Écrit par : ninous | 27/01/2008

Etonnants, tout de même, ces résultats de sous-admissibilité. Pour s'en tenir aux thèses des candidats évincés, il me semble qu'il y en avait quelques unes assez exceptionnelles dans le lot. Certes, c'est un concours, avec la loterie qui va avec, mais tout de même, c'est bien curieux. Voilà la liste des évincés :

(à la suite de diverses réactions, la liste qui suivait a été retirée du commentaire) F. Rolin

Écrit par : GD | 27/01/2008

Cette "liste des évincés" est erronée.
Certaines personnes figurant sur ladite liste se sont en réalité désistées après la publication de la liste des personnes admises à concourir et n'ont donc pas passé l'épreuve sur travaux. Et ceux pour divers motifs (maternité automnale par ex.).
Elles n'ont donc pas été évincées par le jury (et ça n'a pas la même signification).

Pas très charitable non plus la mise en ligne d'une telle liste.

Écrit par : xddb | 27/01/2008

ou même sont devenus membres du Conseil d'Etat....

Écrit par : CE ou agrég fallait choisir | 27/01/2008

Il est vrai que publier une telle liste n'est pas du meilleur gout... D'autant qu'on sent poindre derrière ces quelques lignes l'envie de relancer la polémique qui ressort à chaque proclamation des résultats.
Vous savez GD, je vais vous révéler un secret. A l'admissibilité, il y aura de nouveaux recalés de niveau remarquable et pareil à l'admission... Pourquoi? Parce qu'un concours, c'est fait pour sélectionner et que toute selection porte son lot de surprises et de déception... Pour des gens qui ont consenti de grands efforts pour arriver jusqu'ici, il eût été plus correct de ne pas mettre cette liste en ligne (fausse de surcroît...).
Une pensée sincère pour tous ces candidats malheureux, ils auront de nouveau leur chance.
"Elle flotte mais ne coule pas"

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 27/01/2008

Je désapprouve la publication de cette liste. Elle n'est ni exacte, ni utile, ni bien intentionnée.

Écrit par : MS | 27/01/2008

Je suis également partagé : je ne suis pas favotable à cette publication mais j'hésite à la retirer de mon propre chef. je demande donc d'abord à son auteur s'il serait d'accord pour ce retrait.

Écrit par : F. Rolin | 27/01/2008

Merci beaucoup de votre réponse éclairante, fluctuat nec mergitur :)
un peu de chauvinisme: même si ça n'a sans doute aucune influence sur le niveau de la licence en droit public que j'y suis, je suis tout de même content que ma fac (paris ouest nanterre la défense (ex paris X) ) ai placé de bons candidats :)
après, évidemment, vu la taille de l'ufr de droit de cette université, j'imagine qu'il y a moins de mérite à cela que quand l'université de sceaux, ou autre établissement de taille assez petite y parviens

Écrit par : Kerri | 27/01/2008

Le but de la publication de la liste, dont je conviens tout à fait du caractère peu approprié, était simplement de constater que ce n'est pas parce qu'on est écarté de la sous-admissibilité qu'on est forcément mauvais (puisqu'à l'inverse, rôde l'idée que tous les sous-admissibles devraient être qualifiés pour les fonctions de MCF). Et, même si un concours reste un concours, j'ai un peu de mal à voir figurer sur cette liste des candidats qui étaient admissibles au précédent concours (à moins que mes informations sur les désistements soient erronés).
En tout état de cause, et puisque le maître de ces lieux m'y invite, je suis tout à fait d'accord pour que ladite liste soit supprimée du blog...

Écrit par : GD | 28/01/2008

@GD
Votre procédé qui consiste à mettre en ligne une - très inexacte- liste des "évincés" (je ne me sens nullement dépossédé juridiquement ni chassé d'une quelconque place puisque précisément nous ne pourrons y accéder, nous les évincés, cette année - dixit les déclinaisons de la définition du terme par le petit robert) à l'épreuve de discussion sur travaux est pour le moins déplacé et peu digne. Quant à une appréciation "à chaud" des résultats cela semble d'une utilité douteuse. Quand bien même vous supposeriez que certain(e)s auraient mérité de poursuivre le concours votre commentaire (sic!) reste blessant et tout juste aussi polémique que le dernier Gala ou Voici.

Écrit par : mcf & recalé | 28/01/2008

Je m'interrogeais sur le sens à donner à cette précision qui accompagne généralement des résultats dont le sens échappe manifestement (le mot a son importance) aux scrutateurs avertis: "vous pouvez etre de qualité mais l'aléa du concours en a décidé autrement".
Deux questions: la première: où l'aléa se manisfeste-t-il? Il n'y a pas de sujet tiré au sort ici ou une quelconque forme d'aléa. Ce qui m'amène à la seconde question, certainement plus fondamentale: s'il n'y a pas de place au hasard, comment se fait-il que certains candidats semblent injustement évincés, cad, comment juge-t-on la qualité d'un dossier? Si nous excluons la question de la partialité du scrutateur amer, cela revient à s'interroger sur ce qui fait tout le charme de ce concours: personne ne sait sur quel critère la sélection est opérée? Est-ce l'originalité, la diversité, la rigueur de la démonstration, le nombre de pages, le nom du directeur, les opinions émises, la maison d'édition, les prix, les liens avec les membres du jury?
Vous aurez remarqué que j'ai glissé dans cette liste des éléments qui ne devraient pas y figurer, pourtant l'apparence comptant autant que la réalité, il serait souhaitable que l'objectivité et la scientificité s'empare du jugement sur la recherche juridique pour asseoir son autorité. Ou bien abandonnons le terrain au subjectivisme artistique. Si l'autorité de ce concours est a ce point contestée, n'est-ce pas parce qu'il inspire les plus légitimes doutes sur ses ressorts intrinsèques. Peut etre ces doutes sont-ils aussi intimement liés au fait que choisir un trentaine personnes tous les deux ans parmi des docteurs, la plupart maitres de conférences sur-qualifiés confine à l'absurde.

Écrit par : Sparrow | 28/01/2008

L'appréciation est en effet des plus relative. Il existe un cas connu d'une candidate qui n'a pas été sous-admissible à son premier concours et qui a été major du second !
Recalés, il vous reste l'espoir...

Écrit par : Jean-Jacques | 28/01/2008

commentaire censuré.

F. Rolin

Écrit par : LABOCA | 28/01/2008

@Laboca
Soit vous en dites trop, soit vous n'en dites pas assez.
Si vous avez peur d'être diffamant, c'est que vos propos sont dictés par votre (peut-être légitime) colère et qu'ils répandent de fausses rumeurs.
Sinon, il faudrait détailler.

Écrit par : mag | 28/01/2008

A chaque concours, à chaque résultat des différentes épreuves, c'est la même complainte... "concours pourri... copinage et compagnie... il faut en finir"... rassurez-vous, cela va continuer des années et des années ainsi... car les copains et les coquins tiennent la barre du navire... bonne route.
Signé : un non-candidat

Écrit par : Les copains d'abord | 28/01/2008

Je suis désolé de devoir faire la police. Mais je ne peux pas regarder les commentaires toutes les heures. je considère que le commentaire de Laboca, même animé par une solidarité amicale, comme déplacé.

Une fois de plus je m'interroge sur la nécessité de le supprimer. Ma tendance naturelle est évidemment à ne pas censurer, mais on ne peut empêcher de constater que le fait que ces pages soient lues par un nombre significatif de personnes, spécialement dans le milieu juridique universitaire, le fait qu'elles soient indexées (et donc googlisables), tout cela m'amène à réfléchir sérieusement à devenir un censeur plus rigoureux que je ne le souhaiterais.

Alors de grâce, Faites preuve d'un peu d'auto-discipline.

Écrit par : Frédéric Rolin | 28/01/2008

Il vrai que l'on peut s'interroger sur le fait que les difficultés qu'éprouve l'université à se réformer et notamment à s'incrire dans son époque ne sont pas la conséquence d'une relative "consanguinité"(vous excuserez la formule un peu forte) qui se manisfeste dans une reproduction universitaire qui se complait exagérement dans l'hommage à la doctrine (il y a bien sûr des exceptions) en rechignant à investir ou plutot à consacrer l'investissement dans des champs de recherche inédits. La critique pourrait aussi bien valoir pour le Conseil d'Etat qui peine à prendre la mesure de certaines évolutions majeures (je pense entre autres, au peu de cas qu'elle fait de l'analyse économique du droit). Il me semble que ce sont des questions qu'il serait interessant de traiter sans plus tarder sous peine que les voies d'eau ne finissent par couler le navire.

Écrit par : Sparrow | 28/01/2008

Il serait probablement plus productif de réflechir en commun sur ce qui pourrait améliorer ledit concours en terme de transparence, de compositition du jury (parité? renforcement de l'impartialité) ou encore de contenu des épreuves (feu (sur) la 24h).

Écrit par : xddb | 28/01/2008

@ xddb : "Il serait probablement plus productif de réflechir en commun sur ce qui pourrait améliorer ledit concours en terme de transparence, de compositition du jury (parité? renforcement de l'impartialité)"

Tu crois qu'on pourrait introduire les opinions dissidentes :-)) ?

Écrit par : PO Caille | 29/01/2008

@xddb et aux autres:
M. le Professeur, je m'adresse en premier à vous puisque vous lancez le débat (et pas la polémique les autres!!!!!!). Je suis totalement étranger à la carrière universitaire ce qui expliquera peut-être la naïveté de mon propos. Je m'interroge sur l'efficacité de la leçon sur travaux à sélectionner. Il me paraît en effet un peu difficile d'opérer un tri sur une simple discussion sur l'ensemble des écrits d'un candidats. De plus, il est des disciplines qui partent d'emblée avec un gros handicap. Prenons l'exemple d'un docteur en fiscalité. La spécificité de cette discipline fait qu'elle permet, selon le cursus du candidat, de présenter aussi bien l'agregation de droit public et privé. Mais, et ce n'est pas une exception que des candidats présentent l'agreg de droit privé. A moins d'avoir la chance d'avoir dans le jury des professeurs au fait de cette discipline, je vois mal un candidats expliquer ses travaux à des contractualistes, des internationalistes, des pénalistes et autres qui, malgré tout leur talent, seront moins à même d'apprécier la valeur des travaux. Il n'est pas dans mon propos question de remettre en question la légitimité de cette épreuve, au contratire elle me semble naturelle. On recherche des chercheurs alors si on n'évaluait pas leurs oeuvres de jeunesse... Mais pour éviter les écueils sus-mentionnés, ne pensez vous pas qu'il faudrait coupler cette première épreuve avec une autre pour la sélection des sous-admissibles? Je sais, il y aura des problèmes de logistique puisque cette solution impliquerait de faire passer la leçon de huit heures aux quelques cent cinquante candidats... Et j'imagine que cela est impossible. Mais peut-être pourrait-on à ce stade ajouter une épreuve supplémentaire type épreuve d'amphi (dont la nature serait à déterminer) avec tous la candidats, les problèmes d'organisation ne se poseraient plus...ou moins...
J'attends vos réponses parce que ces questions m'intéressent beaucoup.
"Elle flotte mais ne coule pas"

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 29/01/2008

Amis du droit, je vous salue.

Les résultats intermédiaires du concours d'agrégation suscitent comme d'habitude de l'étonnement, de l'incrédulité , presque de l'agacement. Et on ne peut pas s'empêcher de songer que la question très sensible de l'impartialité du jury est une nouvelle fois posée. Pour cette session de recrutement, il est déjà trop tard, mais on ne doit pas renoncer à améliorer l'ensemble du mécanisme pour l'avenir.

Une des difficultés principales concerne la situation, qui se produit à chaque fois, d'un professeur figurant parmi les examinateurs et qui voit arriver à la leçon sur travaux puis aux épreuves suivantes celui, celle ou ceux dont il a dirigé la ou les thèses. L'évaluation peut-elle alors avoir lieu dans des conditions normales ? La réponse est, pour tout un tas de raisons, non. Et, disons-le franchement, c'est insupportable.

Si l'on souhaite en finir avec cette pratique aussi constante que contestable, je ne vois qu'une solution. A l'évidence, on ne peut pas interdire à un candidat de se présenter, entre autres raisons parce qu'il a consenti trop d'efforts pour que l'on se permette de le congédier ainsi. En revanche, on devrait éviter de désigner comme membres du jury les professeurs qui comptent un ou plusieurs anciens doctorants parmi les impétrants.

D'ailleurs la règle de base suivant laquelle il est normalement impossible de participer à une sélection, après avoir préparé un petit contingent de candidats, est observée avec rigueur et application dans de très nombreux concours. Et cela correspond à la déontologie élémentaire que l'on est en droit d'attendre : on ne devrait pas avoir à s'en féliciter ou à la citer en exemple...

La mise en oeuvre de ce changement considérable et salutaire paraît en plus relativement facile. Qu'on en juge : il suffit de dresser la liste des docteurs autorisés à concourir dans un premier temps, et seulement ensuite de nommer au jury des universitaires qui n'ont pas dirigé les travaux de ceux parmi lesquels ils distingueront leurs futurs collègues.

Cette réforme offrirait à n'en pas douter de nouvelles garanties. J'ajoute que, pour l'instant, je ne lui vois pas d'inconvénient avouable...

Écrit par : un-oeil-neuf | 29/01/2008

@un oeil neuf
Au vu du nombre des candidats à la première épreuve, autour de 200 en moyenne, je crois que votre proposition risque de limiter fortement la possibilité même de composer un jury, compostion déjà parfois assez compliquée dans les conditions actuelles. ou alors il faut désigner plus de membres du jury que de membres qui siègent lors des épreuves et faire un jury tournant selon les candidats...
mais puisque la première épreuve pose en effet des difficultés d'organisation et allonge sérieusement le concours, pourquoi ne pas organiser, comme cela a été souvent proposé d'ailleurs, une épreuve écrite, nécessairement anonyme, de 8 heures, sur un sujet de culture générale de droit public (ou de droit privé, selon les agrégations bien sûr), avec double ou triple (!) correction par les membres du jury ? on gagnerait du temps, et l'impartialité objective tant recherchée serait incontestablement ici au rendez-vous.
la question c'est alors : fait-on une épreuve sur travaux quand même après? oui et peut être même plus longue, éventuellement en supprimant l'une des trois épreuves suivantes.
je crois que la leçon sur travaux est une très bonne épreuve et pourrait même être renforcée si le jury disposait de plus de temps pour évaluer les candidats en poussant l'entretien.
pour la suite, trois leçons c'est en effet beaucoup, deux sont sans doute suffisantes pour évaluer l'aptitude professorale des candidats. il faut donc faire des choix.
un écrit général, une épreuve sur travaux, puis deux épreuves de 8 heures avec choix de matière me paraîtrait faire un concours équilibré.

Écrit par : JCLC | 29/01/2008

@ JCLC:
M. le Professeur, lorsque j'écrivais mon dernier message à ce sujet, je voyais plus une association d'une telle épreuve (de culture général de droit public comme vous le proposez) avec la leçon sur travaux que vous proposez. Il n'y a pas, à mon sens, de raison, de revenir sur cette dernière si l'on l'associe à une épreuve écrite. Deux épreuves pour la sous-admissibilité, ça dilue l'aléa visiblement important que l'épreuve sur travaux comporte.
Au plaisir de vous lire.
"Elle flotte mais ne coule pas"

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 29/01/2008

@ JCLC:
Désolé, je suis tellement dans mon idée que j'ai lu trop vite votre dernier message... Et bien nous sommes d'accord sur l'opportunité de rajouter une épreuve écrite supplémentaire! C'est ça qui est génial avec les blogs. S'y cotoient professeurs, maîtres de conférences, doctorants et étudiants qui dialoguent en bonne intelligence (enfin...lol) sur une passion commune: le droit.
Raison supplémentaire pour ne pas exclure la foule d'anonymes bien intentionnés...
Au fait, longue vie à votre blog M. le Professeur Le Coustumer, bien que limité en théorie du droit, je m'initie à cette belle discipline au travers du votre qui est très actif ces derniers jours d'ailleurs...
"Elle flotte mais ne coule pas"

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 29/01/2008

@ un oeil neuf et consorts :

Pensez-vous vraiment qu'il sera possible de départager des gens tous aussi brillants sur un écrit en amphi comme en fin de DEA ??
imaginez le candidat recalé quia donné des TD, enseigné, et est sans doute même MCF recalé à un écrit, à l'instar des étudiants mauvais qu'il recale ! et quelle appréciation s'il demande sa copie ? C'est un peu difficile vis à vis de ce concours.

La 24 est peut être un marathon, épuisant, mais c'est à cela qu'on voit la motivation non plus seulement d'un candidat mais d'un homme. On y apprécie aussi la capacité de Quelqu'un à gérer des délais stricts, à manager un nombre limité de gens (comme sa future équipe de chargés de TD), à réfléchir et gérer son sommeil pour apparaitre opérationnel, et surtout, à conserver un certain génie de l'oral qui montre qu'il arrivera à faire comprendre du droit (parois trés complexe) à des étudiants... càd à transmettre un beau savoir, à enseigner... MAIS aussi à représenter un corps, car s'il est agrégé, il "s'agrège" à tout un corps. C'est pour cela qu'en le voyant officier à la 24 plus qu'aux deux autres, le jury se demande un peu si il ferait un futur "collègue" avec qui il travaillerait.

Bien sur la 24 est criticable, mais un écrit ne permettrait pas de percer le candidat aussi bien car il ne l'évalue que sur le droit (et introduire de la graphologie comme dans les entreprises ferait rire tout le monde tellement c'est irrationnel et criticable), mais l'agrégation de droit n'est pas que du droit, dit-on par moments. Et n'oubliez pas que s'il est accepté, on ne peut plus l'écarter. Il devra enseigner. S'il n'est pas bon pédagogue, il va sacrifier quelques générations d'étudiants dans un coin de la France... et l'écrit ainsi que deux petites leçons ne permettent pas assez de voir cela.

Bien sur tout ceci va être mitraillé dans les jours qui suivent, mais je tenais à préciser que ce n'est qu'un avis. A l'instar de Nietsche, je dirai à mes contradicteurs éventuels qu'il n'y a pas de vérité, mais que des interprétations.

Écrit par : li | 29/01/2008

Simple étudiante et étrangère à toutes ces considérations, je me permets de sortir de ce débat pour prendre la liberté de féliciter mon chargé de TD dont le nom figure sur la liste. Bravo M. Touzé !

Écrit par : AL.R | 30/01/2008

Bonjour,
Etant donné la célérité avec laquelle vous avez obtenu (et communiqué !) les résultats de l'agrégation, je me demandais si vous saviez quand allaient "tomber" ceux de la qualification.
Merci pour ce site qui est une mine d'informations

Écrit par : Mai-Li | 04/02/2008

Brèves remarques à propos des "blacklistés" et de la diffusion de la "liste noire" des personnes ne figurant pas dans les liste des admis à la 1ère épreuve du concours.
C'est une liste a contrario et qui, en tant que telle, ne peut qu'encourir les critiques adressées de façon générale à toute approche purement négative; comme le précise notamment Th. Fortsakis dans sa thèse (p.354), toute définition a contrario engendre "l'existence d'un vaste espace désert non défini". La "black list" des "non admis" élaborée et diffusée selon ce principe comporte donc les carences attachées nécessairement à une telle démarche... Il n'existe pas une catégorie des non-admis, aux contours précisément définis, mais une pluralité de cas de figure.... non prise en compte par cette liste. Le procédé est donc contestable d'un point de vue méthodologique; il l'est aussi moralement en jetant l'opprobre -en ce qu'elle les stigmatise- sur ceux qui "échouent". Ceux ayant édité cette liste devraient mener une réflexion sur l'échec... en s'inspirant de certains ouvrages comme, par exemple, "Imparfaits, libres et heureux" de C. André.
Une MCF "non admise" pour cause de désistement (avant ladite épreuve) pour des raisons personnelles (et il y a d'autres candidat-e-s concerné-e-s...)

Écrit par : L.C. | 15/02/2008

Félicitations aux sous-ad. et notamment à E. Papadopoulos.
Tous mes voeux de réussite pour la suite du concours à toutes et tous.

Écrit par : Michaël Grienenberger-Fass | 20/03/2008

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