02/05/2007

Des (bonnes) nouvelles de notre appel

Après une semaine passée à l’étranger pour une mission, avec un accès assez difficile à Internet, je reprends le flambeau pour vous indiquer quelques nouvelles de notre appel.

D’abord, le nombre des signataires : il est actuellement de 450. Vous trouverez en fin de cette note la liste des 440 personnes qui sont d’ores et déjà intégrées dans notre fichier ( si certaines personnes ne voient pas leur nom dans la liste, qu’ils n’hésitent pas à laisser un message en commentaire ou en mail).

Ensuite, la revue de presse : Comme certains d’entre vous l’ont peut-être vu, notre mouvement a fait l’objet d’un article dans les journaux Libération et Le Monde. La tonalité générale de ces deux articles est relativement équilibrée.

Pour les administrativistes, vous pourrez aussi constater une interview dans l’AJDA de cette semaine,

Et pour ceux qui écoutent France-Info, vous aurez également pu y noter une allusion dans une interview qui a dû être diffusée lundi.

Puis, les réactions.

Celles des politiques sont jusqu’à présent positives : outre le communiqué diffusé par le Parti Socialiste, nous avons eu également des assurances verbales de la part d’un haut responsable de l’UMP soutenant notre mouvement. Nous essayons d’obtenir la confirmation écrite de celui-ci.

Celle des avocats est pour l’instant nuancée.

Le Syndicat des avocats de France, n’a pas pris de position tranchée ;
La FNUJA soutient l’arrêté, de même que l’association des « corpo » de droit.

De son côté, la conférence des doyens nous soutient pleinement.

Enfin, les évènements à venir.

Le recours annoncé est toujours en cours de préparation, et je confesse que mon séjour lointain ne m’a pas permis d’y œuvrer efficacement.

Nous avons également pris contact avec des avocats et des étudiants (en particulier des anciens étudiants de l’IEP) qui soutiennent notre mouvement, et qui sont en train de se structurer de manière autonome.

Il restera enfin à proposer en complément de notre mouvement, une démarche constructive en proposant, plutôt que cette décision unilatérale (aussi bien juridiquement que politiquement !) une démarche de partenariat entre l’IEP et les Facultés de droit, approfondissant ce qui existe actuellement.

Je posterai le plus rapidement possible une note sur cette question.
Merci en tous les cas à vous tous pour votre soutien actif.
 
Annexe : liste des 440 signataires répertoriés. 



1.    Nathalie Albert, Professeur à l’Université du Maine
2.    Hubert Alcaraz, Maître de conférences à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour
3.    Nikitas Aliprantis, Professeur émérite à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
4.    Frédéric Allaire, Maître de conférences à l’Université de Nantes
5.    Denis Alland, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
6.    Christophe Alleaume, Professeur à l’Université de Caen, Basse-Normandie
7.    Bernard d’Alteroche, Professeur à l’Université de Reims
8.    Soraya Amrani-Mekki, Professeur à l’Université Paris X Nanterre
9.    Marie-Elodie Ancel, Professeur à l'Université Paris XII
10.    Marie-Elisabeth André, Professeur à l’Université de Montpellier I
11.    Joël Andriantsimbazovina, Professeur à l'Université de la Rochelle, Doyen de la Faculté de Droit, de Sciences politiques et de gestion
12.    Paul-Henri Antonmattei, Doyen de la Faculté de Droit de Montpellier
13.    Antoine Astaing, Professeur à la Faculté de Droit de Nancy
14.    Axelle Astegiano-La Rizza, Maître de conférences à l’Université Jean Moulin Lyon III
15.    Bernard Audit, Professeur à l'Université Paris II
16.    Gilles Auzero, Professeur à l'Université Montesquieu-Bordeaux IV
17.    Ludovic Ayrault, Professeur à l’Université Rennes I
18.    David Bakouche, Professeur à l'Université d'Artois
19.    Jean-Christophe Barbato, Maître de conférences à l'Université de Corse
20.    Nathalie Baruchel, Maître de conférences à l’Université de Grenoble II
21.    Marie-Laure Basilien-Gainche, Maître de conférences à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle
22.    Geneviève Bastid-Burdeau, Professeur à l'Université de Paris I- Panthéon Sorbonne
23.    Marcel Beaubrun, Professeur à L' UAG Antilles-Guyane
24.    Jean Beauchard, Professeur à la Faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers
25.    Olivier Beaud, Professeur à l'Université de Paris II Panthéon-Assas
26.    Solange Becqué, Professeur à l'Université de Grenoble
27.    Michèle Bégou-Davia, Professeur à l'Université de Paris Sud
28.    Bernard Beignier, Doyen de la faculté de droit de l’Université Toulouse I
29.    Hafida Belrhali-Bernard, Professeure à l’Université de Grenoble II
30.    Julie Benetti, Maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
31.    Jean-Sylvestre Bergé, Professeur à l’Université Paris X Nanterre
32.    Jean-Louis Bergel, Professeur à l'Université Paul Cézanne d'Aix-Marseille III
33.    Alain Bernard, Professeur à l’Université de Pau et des Pays de l'Adour
34.    Sébastien Bernard, Professeur à l’Université de Grenoble II
35.    Odile Berthier, Maître de conférences, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
36.    Aude Bertrand, Maître de conférences à l’Université d’Evry Val d’Essonne
37.    Bénédicte Bévière, Maître de conférences à l’Université de Franche-Comté
38.    Grégoire Bigot, Professeur des Universités, Doyen honoraire
39.    Jean-Louis Bilon, directeur de recherche au CNRS (section 36, sociologie, normes et règles)
40.    Xavier Bioy, Professeur à l’Université Toulouse I
41.    Philippe Blacher , Professeur à l'Université d'Avignon et des Pays du Vaucluse
42.    Didier Blanc, Maître de conférences à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
43.    Marie Blanchard, Maître de conférences à l’Université du Littoral-Côte d'Opale
44.    Jean du Bois de Gaudusson, Professeur à l’Université Montesquieu, Bordeaux IV
45.    Béatrice Boissard, Maître de conférences à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
46.    Martine Boizard, Maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne
47.    Georges Bolard, Professeur à la Faculté de Droit de Dijon
48.    Sylvain Bollée, Professeur à l’Université de Reims Champagne-Ardenne
49.    Georges Bonet, Professeur à l’Université Paris II, Panthéon-Assas
50.    Philippe Bonfils, Professeur à l’Université Aix-Marseille III
51.    Pierre Bonin, Professeur à l’Université de Nantes
52.    Thierry Bonneau, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
53.    Michel Borgetto, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
54.    Nicolas Bouche, Maître de conférences à l'Université Jean Moulin - Lyon III
55.    Julien Boudon, Professeur à l'Université de Reims
56.    Jacques Bouineau, Professeur à l'Université de La Rochelle
57.    Franck Bouscau, Professeur à la Faculté de Droit de Rennes I
58.    Françoise Bousez, Maître de conférences à l’Université Panthéon-Assas (ParisII)
59.    Sabine Boussard-Boudon, Professeur à l’Université de Franche-Comté
60.    Chahira Boutayeb, Maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
61.    Christophe Boutin, Professeur à l’Université de Caen
62.    Laurence Boy, Professeur à l’Université de Nice- Sophia Antipolis
63.    Philippe Briand, Professeur à la Faculté de Droit de Nantes
64.    Claire Brice-Delajoux, Maître de conférences à l'Université d'Evry Val-d'Essonne
65.    Jean-François Brisson, Professeur à l’Université Montesquieu, Bordeaux IV
66.    Estelle Brosset, Maître de conférences à l’Université de Grenoble II
67.    Anne-Sophie Brun, Maître de conférences à l’Université de Grenoble
68.    Pierre Brunet, Professeur à Université de Paris X, Nanterre
69.    Alexis Bugada, Professeur à l’Université Paul Cézanne Aix-Marseille III
70.    Dominique Bureau, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
71.    Laurence Burgorgue-Larsen, Professeur à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
72.    Xavier Cabannes, Maître de conférences à l'Université Paris 5
73.    Loïc Cadiet, Membre de l'Institut Universitaire de France, Professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne
74.    Pierre-Olivier Caille, Maître de conférences à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
75.    Marie-Jeanne Campana, Professeur émérite à l’Université de Paris X Nanterre
76.    Stéphane Caporal, Professeur à l’Université de Saint-Etienne, Doyen honoraire de la Faculté de Droit
77.    Jean-Marie Carbasse, Professeur à l’Université Montpellier I, Ancien Recteur d’Académie
78.    Christophe Caron, Professeur à la Faculté de droit de Paris XII
79.    Servane Carpi-Petit, Maître de Conférences à l'Université de Caen
80.    Lise Casaux-Labrunée, Professeur à l'Université Toulouse I
81.    Cécile Castaing, Maître de Conférences, Université Montesquieu-Bordeaux IV
82.    Bernard Castagnede, Professeur à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
83.    André Castaldo, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
84.    Sylvie Caudal, Professeur à l'Université Jean Moulin Lyon 3
85.    Nicolas Cayrol, Maître de conférences à l’Université François Rabelais de Tours, Directeur de l’institut d’études judiciaires François Grua
86.    Jean-François Cesaro, Professeur à Université de Nice- Sophia Antipolis
87.    Christophe Chabrot, Maître de conférences à l’Université Lumière, Lyon II
88.    Caroline Chamard-Heim, Maître de conférences à l’Université Jean Moulin, Lyon III
89.    Véronique Champeil-Desplats, Professeur à l'Université de Paris X, Nanterre
90.    Elisabeth Chaperon, Maître de conférence à l'Université Paris 1
91.    Géraldine Chavrier, Professeur à l’Université de Lille II
92.    Jacques Chevallier, Professeur à l'Université de Paris II Panthéon-Assas
93.    Marie-laure Cicile-Delfosse, Professeur à la Faculté de droit et de science politique de Rennes 1
94.    Antoine Claeys, Maître de conférences à la Faculté de droit de Poitiers
95.    Guylain Clamour, Professeur à l’Université Pierre Mendès-France, Grenoble II
96.    Delphine Cocteau-Senn, Maître de conférences à l’Université Picardie Jules Verne
97.    Marie-Anne Cohendet, Professeur à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne
98.    Martin Collet, Professeur à l'Université d'Orléans
99.    François Colly, Professeur à l'Université d'Evry Val d'Essonne
100.    Pascal Combeau, Professeur à l’Université Paul Verlaine, Metz
101.    Pierre-Henri Conac, Professeur à l'Université du Luxembourg
102.    Matthieu Conan, Professeur de Droit public à l'Université de Bretagne Occidentale
103.    Geneviève Confino, Maitre de conférences à l'Université de Paris XII
104.    Marie-Laure Coquelet, Professeur à l’Université de Paris X, Nanterre
105.    Sabine Corneloup, Professeur à l'Université de Bourgogne
106.    Isabelle Corpart, Maître de conférences à l’Université de Haute Alsace
107.    Danielle Corrignan-Carsin, Professeur à la Faculté de droit de Rennes
108.    Michel Cosnard, Professeur à l'Université du Maine
109.    Delphine Costa, Professeure à l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse
110.    Jean-Pierre Cot, Professeur émérite, Université de Paris I Panthéon Sorbonne
111.    Frédérique Coulée, Professeur à l’Université d’Orléans
112.    Patrick Courbe, Professeur à l'Université de Rouen
113.    Marie-Yvonne Crépin, Professeur à la Faculté de Droit de Rennes I
114.    Pierre Crocq, Professeur à l'Université Panthéon-Assas (Paris II), Directeur de l'I.E.J. d'Angers
115.    Florence Crouzatier-Durand, Maître de conférences à l’Université Toulouse I
116.    Hervé Croze, Professeur à l’Université de Lyon III, Avocat
117.    Dominique Custos, Professeure à l’Université de Caen
118.    Jean-Jacques Daigre, Professeur à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne
119.    Jean Danet, Maître de conférences, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires de Nantes, Avocat honoraire, ancien président du syndicat des avocats de France
120.    Gilles Darcy, Professeur à l'Université Paris XIII
121.    Stéphane Darmaisin, Maître de conférences à la Faculté de Droit de Nîmes
122.    Georges Decocq, Professeur à l’Université Paris XII
123.    Nicole Decoopman, Professeur à la Faculté de droit d’Amiens
124.    Fabrice Defferrard, Maître de conférences à l’Université de Reims, Directeur de l’IEJ
125.    Michel Degoffe , Professeur à l'Université de Paris V, René Descartes
126.    Françoise Dekeuwer-Défossez, Doyen de la Faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales de l' Université de Lille II
127.    Bénédicte Delaunay, Professeure à l’Université François Rabelais, Tours
128.    Cendrine Delivré-Gilg, Professeur à l’Université des Antilles et de la Guyane
129.    Marion Del Sol, Maître de conférences à l’Université de Rennes I
130.    Pierre Delvolvé, Professeur à l'Université de Paris II Panthéon-Assas
131.    Sylviane Delzongle-Arzel, Maître de Conférences à l’Université Paris X Nanterre
132.    Charlotte Denizeau, Maître de conférences à l’Université Paris II Panthéon-Assas
133.    Malo Depincé, Maître de conférences à l'Université de haute Alsace
134.    Elodie Derdaele, Maître de conférences à l’Université Nancy II
135.    Harold Desclodures, Maître de conférences à l’Université Littoral-Côte d’Opale
136.    Yvon Desdevises, Professeur à l’Université de Nantes
137.    Olivier Deshayes, Professeur à l’Université de Picardie – Jules Verne
138.    Isabelle Després, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
139.    Pascale Deumier, Professeur à l’Université Jean Monnet, Saint-Etienne
140.    Alain Devers, Maître de conférences à l’Université Jean Moulin, Lyon III
141.    Jean Deveze, Professeur à la Faculté de droit de Toulouse
142.    Thierry Di Manno, Professeur à l'Université du Sud Toulon-Var
143.    Mathieu Doat, Maître de conférences à l’Université de Bretagne occidentale
144.    Nicole Dockès, Professeur à la Faculté de droit de Lyon – Université Lyon 3
145.    Monique Doreau-Tranquard, Maître de conférences à l’Université de Poitiers
146.    Daniel Dormoy, Professeur Université Paris-Sud, Directeur du Collège d'études interdisciplinaires
147.    Etienne Douat, Professeur à l'Université de Montpellier 1, Doyen honoraire de la Faculté de Droit de Rennes
148.    Mélina Douchy-Oudot, Professeur à l'Université de Bourgogne, Directeur de l'IEJ
149.    Guillaume Drago, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
150.    Jean-David Dreyfus, Professeur à l'Université de Reims
151.    France Drummond, Professeur à l’Université de Paris II Panthéon-Assas
152.    Gilles Dumont, Professeur à l'Université de Limoges
153.    Marie-Pierre Dumont-Lefrand, Professeur à la Faculté de Droit de Montpellier
154.    Olivier Dupéron, Doyen de l’UFR de Droit à l’Université de Reims Champagne Ardenne
155.    Xavier Dupré de Boulois, Professeur à l'Université de Grenoble
156.    Yann-Arzel Durelle-Marc, Maître de conférences à l’Université de Franche-Comté
157.    Sylvie Durfort, Maître de conférences à l’Université de Rennes I
158.    Vincent Dussart, Professeur à l’Université de Toulouse I
159.    Philippe Enclos, Maître de conférences à l’Université de Lille II
160.    Frédérique Eudier, Maître de conférences à l’Université de Rouen
161.    Dominique Fenouillet, Professeur à Paris II Panthéon-Assas
162.    François Féral, Professeur à l’Université de Perpignan, ancien président de l’Université de Perpignan
163.    Frédérique Ferrand, Professeur à l'Université Jean Moulin - Lyon 3, Directrice de l'Institut de droit comparé
164.    Christine Ferrari-Breeur, Maître de conférences à l’Université de Lyon III
165.    Sylvie Ferré-André, Professeur à l’Université Jean Moulin, Lyon III
166.    Brigitte Feuillet, membre de l'Institut Universitaire de France, Professeur à la Faculté de droit de Rennes I
167.    Olivier Févrot, Maître de conférences à l'Université d'Evry Val d'Essonne
168.    Magali Flores-Lonjou, Maître de conférences à l’Université de La Rochelle
169.    Yvonne Flour, Professeur à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
170.    Laurent Fonbaustier, Professeur à l’Université de Paris-Sud Paris XI
171.    Lauréline Fontaine, Professeur à l’Université de Caen
172.    Charles Fortier, Professeur à l’Université de Franche-Comté
173.    Elisabeth Fortis, Professeur à l’Université Paris X Nanterre
174.    Norbert Foulquier, Professeur à l'Université d'Evry Val d'Essonne
175.    François Fourment, Maître de conférences à l’Université Nancy II
176.    Jean-Pierre Fradin, Maître de conférences à l’Université de Poitiers
177.    Bénédicte François, Maître de conférences à l'Université F. Rabelais, Tours
178.    Olivier de Frouville , Professeur à l'Université de Montpellier 1
179.    Hugues Fulchiron, Doyen de la Faculté de droit de Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3
180.    Daniel Gadbin, Professeur et Doyen de la Faculté de Droit et Science Politique de Rennes.
181.    Alexia Gardin, Maître de conférences à l'Université Nancy II
182.    Florent Garnier, Professeur à la Faculté de droit de Clermont-Ferrand
183.    Fabrice Gartner, Professeur à l'Université Nancy II
184.    Juliette Gaté, Maître de conférences à l’Université du Maine
185.    Hélène Gaudemet-Tallon, Professeur émérite à l’Université Paris II Panthéon-Assas
186.    Francois Gaudu, Professeur à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
187.    Dominique Gaurier, Maître de conférences à la Faculté de droit de Nantes
188.    Jean-Baptiste Geffroy, Professeur à l’Université de Poitiers
189.    Marie-Laure Gély, Maître de conférences à l’Université du Maine
190.    Michel Germain, Professeur à l’Université de Paris II, Panthéon-Assas
191.    Albane Geslin, Maître de conférences à l’Université de Grenoble
192.    Stéphane Ghidalia, Professeur à l’Université Cadi Ayad de Marrakech
193.    Muriel Giacopelli, Maître de conférences à l’Université Paul Cézanne, Aix-Marseille III
194.    Jean-Eric Gicquel, Professeur à l'Université de Rennes I
195.    Alain Ghozi, Professeur l’Université Paris II Panthéon-Assas
196.    Cédric Glineur, Maître de conférences à la Faculté de Droit d’Orléans
197.    Xavier Godin, Maître de conférences à l'Université de Nantes
198.    Eric Gojosso, Professeur à l’Université de Poitiers, Doyen de la Faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers
199.    Pascale Gonod, Professeur à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
200.    Gérard Gonzalez, Professeur à l’Université de Montpellier I
201.    Pascal Gourdon, Maître de conférences à l’Université de la Polynésie française
202.    Olivier Gout, Maître de conférences à l’Université de Saint-Etienne, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires
203.    Damien Grimaud, Maître de conférences à l'Université de Picardie
204.    Paul Grosser, Professeur à l’Université Paris XII
205.    Sylvie Grunvald, Maître de conférences à l’Université de Nantes
206.    Luc Grynbaum, Professeur à l'Université René Descartes - Paris V, Doyen honoraire de la Faculté de droit de La Rochelle
207.    Gilles J. Gugliemi, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
208.    Gilles Guiheux, maître de conférences à l'université Rennes I
209.    Christine Guillard, Maître de conférences à l'Université Paris XII
210.    Nicolas Guillet, Maître de conférences à l'Université du Havre
211.    Nicole Guimezanes , Professeur à l'Université de Paris XII
212.    Serge Guinchard, Professeur à l'Université Paris II Panthéon-Assas - Ancien Recteur d'Académie
213.    Jean-Philippe Haehl , Professeur à l'Université Jean Moulin Lyon III
214.    Catherine Haguenau-Moizard, maître de conférences à l'Université d'Orléans
215.    Jean-Claude Hallouin, Professeur à la Faculté de Droit et des Sciences sociales de Poitiers
216.    Théo Hassler, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
217.    Antoinette Hastings-Marchadier, Maître de conférences à l’Université de Nantes
218.    F.X. Heichelbech, Bâtonnier du Barreau de Colmar
219.    Stéphanie Hennette-Vauchez, Professeur à l'Université de Paris XII
220.    Patricia Hennion-Jacquet, Maître de conférences à l'Université Paris 8
221.    François Hénot, Maître de conférences à l’Université de Picardie – Jules Verne
222.    Jean-Pierre Henry, Professeur à l’Université de Perpignan
223.    Marc Hérail, Maître de conférences à l'Université de Rennes I
224.    Carlos-Miguel Herrera, Professeur à l'Université de Cergy-Pontoise
225.    Robert Hertzog, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
226.    François Hervouët, Doyen honoraire de la Faculté de Droit et des Sciences sociales de Poitiers
227.    Luc Heuschling, Professeur à l’Université de Lille II
228.    Patrice Hoang, Professeur à l’Université d’Orléans
229.    Philippe Hoonakker, Professeur des Universités - Avocat au Barreau de Strasbourg
230.    René Hostiou, Professeur émérite de l’Université de Nantes
231.    Dimitri Houtcieff, Professeur à l'Université d'Evry Val d'Essonne
232.    Daniel Ickowicz, Avocat au Barreau de Carpentras, Ancien Bâtonnier
233.    Laurence Idot, Professeur à l’Université Paris I, Panthéon Sorbonne
234.    François Jacob, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
235.    Carine Jallamion, Professeur à l’Université de Franche-Comté
236.    François Jankowiak, Ancien Membre de l’Ecole française de Rome, Professeur à l’Université de Paris-Sud (Paris XI)
237.    Charles Jarrosson, Professeur à l’Université Paris II
238.    Emmanuel Jeuland, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
239.    Olivier Jouanjan, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III, Professeur honoraire à l’Université de Fribourg-en-Brisgau
240.    Emmanuelle Jouannet, Professeur à l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne
241.    Sylvie Joubert, Maître de conférences à l’Université d’Evry Val d’Essonne
242.    Patrice Jourdain, Professeur à l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne
243.    François Julien-Laferrière, Professeur à l'Université Paris Sud  (Paris XI), Directeur de l'Institut d'études de droit public
244.    Grégory Kalflèche, Professeur à l’Université de la Réunion
245.    Michaël Karpenschif, Professeur à l’Université de Savoie
246.    Yann Kerbrat, Professeur à l'Université du littoral – Côte d'opale
247.    Francis Kernaleguen, Professeur à l’Université de Rennes I
248.    Soazick Kerneis, Professeur à l’Université Paris X
249.    Jacques Krynen, Professeur à l’Université Toulouse I, Institut Universitaire de France
250.    Françoise Labarthe, Professeur Université Paris Sud XI
251.    Henri Labayle, Professeur à l’Université de Pau et des pays de l’Adour
252.    Franck Laffaille, Maître de Conférences à l'Université de Reims
253.    Aurore Laget, Maître de conférences à l’Université de la Réunion
254.    Eddy Lamazerolles, Professeur à l’Université de Poitiers, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires
255.    Bertrand de Lamy, Professeur à l’Université de Toulouse I
256.    Aude Laquerrière-Lacroix, Professeur à l’Université d’Auvergne
257.    Jacques Larrieu, Professeur à l’Université Toulouse I
258.    Jérôme Lasserre Capdeville, Maître de conférences à l’Université Strasbourg III
259.    Florence Lasserre Jeannin, Maître de conférences à l'Université de Paris I
260.    Jean-Michel Lattes, Maître de conférences et Vice-Président de l'Université Toulouse I
261.    Franck Latty, Maître de conférences à l'Université de Paris X Nanterre
262.    Frédéric Laurie, Maître de conférences à l'Université d'Aix-Marseille III
263.    Christian Lavialle, Professeur à l'Université des sciences sociales de Toulouse
264.    Muriel Le Barbier-Le Bris, Maître de conférences à l’Université de Rennes I
265.    Thierry Le Bars, Professeur à la Faculté de droit de Caen.
266.    Jocelyne Leblois-Happe, Professeur à l’Université Paul Verlaine de Metz
267.    Anne Leborgne, Professeur à l’Université Paul Cézanne, Aix-Marseille III, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires
268.    François Leborgne, Maître de Conférence à la Faculté de droit de Rennes
269.    Paul Le Cannu, Professeur à l’Université Paris I, Panthéon Sorbonne
270.    Arnaud Lecourt, Maître de conférences à l’Université de Pau des Pays de l’Adour, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires
271.    Jean-Christophe Le Coustumer, Professeur à l'Université Lumière Lyon II
272.    Olivier Lecucq, Professeur à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour
273.    Hervé Lécuyer, Professeur à l'Université Paris II Panthéon-Assas
274.    Armel Le Divellec, Professeur à l’Université du Maine
275.    Frédérique Le Doujet-Thomas, Maître de Conférences à l'Université de Lille 2
276.    Anne-Valérie Le Fur, Professeur à l'Université de Rennes I
277.    Cécile Legros, Maître de conférences à la Faculté de droit de l’Université de Rouen
278.    Patrick Le Louarn, Professeur à l’Université de Nantes
279.    Jean-Jacques Lemouland, Professeur à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, Doyen de la Faculté de Droit, Economie et Gestion
280.    Arnaud Lepillouer, Maître de conférences à l’Université de Cergy-Pontoise
281.    Anne-Marie Le Pourhiet, Professeur à l’Université de Rennes I
282.    Christophe Leroy, Maître de conférences à l’Université de Paris XII Saint-Maur
283.    Jacques Leroy, Professeur à l’Université d’Orléans
284.    Anne Marie Leroyer Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
285.    Christian Le Stanc, Professeur à la Faculté de droit de Montpellier
286.    Anne Levade, Professeur à l’Université de Paris XII
287.    Corinne Leveleux-Teixeira, Professeur à l'Université d'Orléans, Membre de l'Institut Universitaire de France
288.    Laurent Leveneur, Professeur à l'université Panthéon Assas (Paris II)
289.    Michel Levinet, Professeur à l’Université de Montpellier I
290.    Sandy Licari, Docteur en Droit, Avocat au barreau de Strasbourg
291.    Cécile Lisanti, Maître de conférences à la Faculté de droit de Montpellier
292.    Sara Liwerant, Maître de conférences à l'Université Paris X-Nanterre
293.    Monique Luby, Professeur à l’Université de Pau
294.    François-Xavier Lucas, Professeur à l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne
295.    Claude Lucas de Leyssac, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires de Paris I
296.    Agnès de Luget, Maître de conférences à l’Université de La Rochelle
297.    Francine Macorig-Venier, Professeur à l’Université des sciences sociales de Toulouse
298.    Véronique Magnier, Professeur à l’Université Paris-Sud (Paris XI)
299.    Jean-Marc Maillot, Maître de conférences à l’Université Montpellier I
300.    Daniel Mainguy, Professeur à l’Université de Montpellier
301.    Valérie Malabat, Professeur à l’Université Montesquieu-Bordeaux IV
302.    Philippe Malinvaud, Professeur émérite à l’Université Paris II Panthéon-Assas
303.    Blandine Mallet-Bricout, Professeur à l’Université Jean Moulin – Lyon III
304.    Bertrand Du Marais, Professeur associé à l’Université Paris X, Nanterre
305.    Fabien Marchadier, Maître de conférences à l’Université de Limoges
306.    Christophe de la Mardière, Professeur à l’Université de Bourgogne, Président de la Société des professeurs des facultés de droit
307.    Eric de Mari, Professeur à l’Université de Montpellier I, Directeur de l’IPAG de Montpellier
308.    Catherine Marraud, Professeur émérite à l'Université Nancy II
309.    Didier R. Martin, Professeur émérite des Facultés de Droit
310.    Pierre M. Martin, Professeur à l'Université de Toulouse I
311.    Jean-Claude Masclet, Directeur de l'UFR Etudes Internationales et Européennes, Vice-Président de l'Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne)
312.    Bertrand Mathieu, Professeur à l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne
313.    Marie-Laure Mathieu-Izorche, Professeur à l’Université Montpellier 1
314.    Jean Matringe, Professeur à l'Université du Maine
315.    Christophe Maubernard, Maître de conférences à l’Université Montpellier I
316.    Laurence Mauger-Vielpeau, Maître de conférences à l’Université de Caen
317.    Jean-Claude May, Professeur à l'Université Paris-Dauphine
318.    Yves Mayaud, Professeur à l’Université Paris II, Panthéon-Assas
319.    Luc Mayaux, Professeur a l Universite Lyon III
320.    Pierre Mayer, Professeur à l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne
321.    Denis Mazeaud, Professeur à l’Université Paris II, Panthéon-Assas
322.    Sabine Mazeaud-Leveneur, Professeur à l’Université Paris XII
323.    Rostane Mehdi, Professeur à l'Université Paul Cézanne Aix-Marseille III
324.    Mustapha Mekki, Professeur à l’Université d’Auvergne
325.    Ferdinand Mélin-Soucramanien, Professeur à l'Université Montesquieu-Bordeaux IV
326.    Fabrice Melleray, Professeur à l'Université de Bordeaux IV
327.    Gérard Mémeteau, Professeur à l'Université de Poitiers
328.    Philippe Merle, Professeur à l'Université Paris II, Panthéon-Assas
329.    Cécile Moiroud, Maître de conférences à l’Université Paris I
330.    Nicolas Moizard, maître de conférences à l'Université d'Orléans
331.    Nicolas Molfessis, Professeur à l’Université Paris II, Panthéon-Assas
332.    Grégory Mollion, Maître de conférences à l'Université de Grenoble II
333.    Eric Mondelli, Professeur à l’Université de Rennes II
334.    Pierre-Yves Monjal, Professeur à la Faculté de droit de Paris XIII
335.    M.H. Monserie-Bon, Professeur à l’Université Toulouse 1
336.    Pierre Murat, Professeur à la Faculté de droit de Grenoble II, ancien directeur des Instituts d’Etudes Judiciaires de Chambéry (1995/1997) et de Grenoble (2000/2006)
337.    Estelle Naudin, Maître de conférences à la Faculté de droit de Strasbourg
338.    Christine Neau-Leduc, Professeur à la Faculté de droit de Montpellier
339.    Philippe Neau-Leduc, Professeur à la Faculté de droit de Montpellier
340.    Olivier Négrin, Professeur à l’Université Lumière, Lyon II
341.    Marie-Laure Niboyet, Professeur à l’Université Paris X Nanterre
342.    Séverine Nicot, Maître de conférences à l'Université de Grenoble II
343.    Alain Ondua, Professeur à l’Université de Limoges
344.    Gilbert Orsoni, Professeur à l’Université Paul Cézanne, Aix-Marseille III
345.    Céline Pauthier, Maître de conférences à l’Université Robert Schuman, Strasbourg
346.    Bertrand Pauvert, Maître de conférences à l’Université de Haute Alsace
347.    Anne Penneau, Professeur à l’Université Lille 2
348.    Françoise Pérochon, Professeur à l’Université de Montpellier I
349.    Nathalie Peterka, Professeur à l'Université Paris XII
350.    François Petit, Maître de conférences à l’Université Montesquieu, Bordeaux IV
351.    Jacques Petit, Professeur à l'Université de Rennes I
352.    Catherine Philippe, Maître de conférences à l’Université de Franche -Comté
353.    Caroline Picheral, Maître de conférences à l’Université de Montpellier I
354.    Fabrice Picod, Professeur à l’Université Paris II Panthéon Assas
355.    Philippe Pierre, Professeur à l’Université de Rennes I
356.    Geneviève Pignarre, Professeur à la Faculté de droit de Chambéry, Directrice de l'Institut d'Etudes Judiciaires
357.    Xavier Pin, Maître de conférences à l’Université Pierre Mendès-France, Grenoble
358.    Joseph Pini, Professeur à l’Université Aix-Marseille III
359.    Jean-Marie Plazy, Maître de conférences à l’Université Montesquieu, Bordeaux IV
360.    Frédéric Pollaud-Dulian, Professeur à l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne
361.    Marie-Claire Ponthoreau, Professeur à l’Université de Bordeaux IV
362.    Matthieu Poumarède, Professeur à l’Université de Toulouse I
363.    Serge Pugeault, Professeur à l’Université de Reims
364.    Catherine Puigelier, Professeur à l'Université du Havre
365.    René de Quenaudon, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg
366.    Gérard Quiot, Professeur à l'Université de Nice-Sophia Antipolis
367.    Anne Rabreau, Maître de conférences à l’Université de Poitiers
368.    Didier Rebut, Professeur à l’Université Paris II, Panthéon-Assas
369.    Stephan Reifegerste, Maître de conférences à l'Université du Maine
370.    Charles Reiplinger, maître de conférences en droit public à l'Université Paris Nord
371.    Thierry S. Renoux, Professeur à l’Université Paul Cézanne Aix-Marseille III
372.    Thierry Revet, Professeur à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
373.    Stéphane Rials, Professeur à l’Université Paris II, Membre Senior de l’Institut Universitaire de France
374.    Isabelle Riassetto, Professeur à l’Université du Havre
375.    Didier Ribes, Professeur à l’Université de Haute Alsace
376.    Jeannine Ribuot-Hermann, Maître de conférences à l’Université de Nice, Sophia-Antipolis
377.    Edouard Richard, Maître de conférences à l’Université de Rennes 1
378.    Raphaële Rivier, Professeur à l’Université de Rouen
379.    Stéphane Rodrigues, Maître de conférences à l'Université Paris I, avocat au barreau de Paris
380.    Frédéric Rolin, Professeur à l'Université de Paris X Nanterre
381.    Diane Roman, Professeure à l’Université François Rabelais, Tours
382.    Nicolas Rontchevsky, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg
383.    Franck Roumy, Professeur à l’Université Paris-Sud (Paris XI)
384.    Philippe Roussel Galle, Maître de conférences à la Faculté de droit de Dijon
385.    Frédéric Rouvillois, Professeur à l’Université René Descartes, Paris V
386.    Emmanuel Roux, Maître de conférences à l’Université de Nîmes
387.    Jérôme Roux, Professeur à l'Université Montpellier I
388.    Odile Roy, Maître de Conférences à l’Université Paris X Nanterre
389.    Nathalie RUBIO Maître de conférences en droit public, Université Paul Cezanne - Aix Marseille III
390.    Frédérique Rueda, Professeur à l’Université de Toulouse I
391.    Laurent Ruet, Professeur à l’Université Paris X Nanterre
392.    Hélène Ruiz Fabri, Professeure à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
393.    David Ruzié, Professeur émérite des Universités
394.    Corinne Sachs-Durand, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
395.    Jean-Christophe Saint-Pau, Professeur à l’Université Montesquieu – Bordeaux IV, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires
396.    Eric Salles, Maître de conférences à l’Université de Montpellier I et de Galatasaray
397.    Carlo Santulli, Professeur à l’Université Paris II, Panthéon-Assas
398.    Estelle Scholastique, Professeur à la Faculté Jean Monnet (Paris Sud)
399.    Marc Segonds, Maître de conférences à l’Université des Sciences sociales de Toulouse
400.    Yolande Sérandour, Professeur à la Faculté de droit de Rennes
401.    Pierre Serrand, Maître de conférences à l’Université d’Orléans
402.    Philippe Simler, Professeur émérite à l'Université Robert Schuman, Strasbourg
403.    Serge Slama, Maître de conférences à l'Université d'Evry Val d'Essonne
404.    Sylvain Soleil, Professeur à l’Université de Rennes I
405.    Patrick Staelens, Maître de conférences à l’Université de Perpignan
406.    Marie-France Steinlé-Feuerbach, Maître de conférences à l’Université de Haute Alsace
407.    Michel Storck, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
408.    Yves Strickler, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
409.    Frédéric Sudre, Professeur à l’Université de Montpellier
410.    Hervé Synvet, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
411.    Sandra Szurek, Professeur à l'Université Paris-X Nanterre
412.    Paul Tavernier, Professeur à l'Université de Paris XI (Paris Sud)
413.    Marcel-René Tercinet, Professeur et Doyen de la Faculté de Droit de Grenoble II
414.    Philippe Théry, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
415.    Jean-Louis Thireau, Professeur à l'Université de Paris I
416.    Didier Thomas, Professeur à l'Université de Montpellier 1
417.    Hélène Tigroudja, Professeur à l’Université d’Artois
418.    Sylvie Torcol, Maître de conférences à la Faculté de droit de Toulon
419.    Isabelle Tosi, Maître de conférences à l’Université Montpellier I
420.    Jean-Pierre Tosi, Professeur à l’Université Montpellier I
421.    Gilles Toulemonde, Maître de conférences à l’Université de Lille II
422.    Olivier Tournafond, Professeur à l'Université de Paris XII
423.    Guillaume Tusseau, Professeur à l’Université de Rouen
424.    Didier Valette, Maître de conférences à l’Université d’Auvergne
425.    Vanessa Valette, Maître de conférences à l'Université de Perpignan Via Domitia
426.    Xavier Vandendriessche, Professeur à l'Université de Lille II
427.    Agathe Van Lang, Professeur à l’Université de La Rochelle
428.    Pascal de Vareilles-Sommières, Professeur à l’Université de Paris I
429.    André Varinard, Professeur à l'Université Jean Moulin, Lyon III
430.    Raymonde Vatinet, Professeur à l’Université de Paris V, René Descartes
431.    Jacqueline Vendrand-Voyer, Professeur à la Faculté de droit de Clermont-Ferrand, Université d'Auvergne
432.    Edouard Verny, Professeur à l'Université de Rennes 1
433.    Michel Verpeaux, Professeur à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne
434.    Claire Vial, Maître de conférences à l'Université Evry-Val d'Essonne
435.    Jean-Christophe Videlin, Maître de conférence à l'Université de Grenoble
436.    Natacha Vigne, Doyen de la Faculté de Droit de l'Université Jean Monnet - St-Etienne
437.    Julien Walther, Maître de conférences à l'Université Paul Verlaine-Metz
438.    Laurence Weil, Professeur à l’Université Montpellier I
439.    Philippe Yolka, Professeur à l’Université de Grenoble
440.    Alexis Zarca, Maître de conférences à l'Université d'Orléans


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Commentaires

Si le recours n'est pas encore déposé, je mets modestement à votre disposition ma main d'oeuvre et mes quelques années d'expérience du contentieux administratif comme avocat.
Tout type de travail accepté :-).
A.

Écrit par : AVGVSTVS | 02/05/2007

Si, sur le fond, je partage le combat qui est le votre, la liste prestigieuse vous dessert quel que peu, et ce à une double titre :
- pour toute personne extérieure, quelle belle preuve de corporatisme !
- pour toute personne avisée, l'indépendance des signataires peut être sujette à caution dès lors qu'il est de bon ton de "mettre son pas sur le pas de ses pairs", a fortiori illustres...
Quoi qu'il en soit, je vous soutiens ! Mais cela n'a finalement que peu d'importance, car je ne suis ni Professeur de ceci, ni Directeur de cela...
Cordialement

Écrit par : SIFOR | 02/05/2007

@ sifor :

Je vous rassure. Nous avons reçu de très nombreux messages de soutien d'avocats et juristes d'entreprise. Un nombre important a déjà signé la pétition; ceux qui souhaiteraient le faire peuvent envoyer un message à l'adresse suivante : soutienprofacdedroit@yahoo.fr.

Les étudiants des facultés de droit se mobilisent de leur côté. D'après les échos que nous avons, le mouvement s'intensifie.

Écrit par : Yann Kerbrat | 02/05/2007

Et il y a bien un prof qui ne signera pas cet appel...

Car bien d'autres questions sont essentielles pour une réelle révalorisation de l'université et pas seulement des facultés de droit (des UFR plus exactement) !

Gk

Écrit par : Gk | 03/05/2007

Je souhaite également me joindre à votre appel et m'associer à ce mouvement
Nelly FERREIRA, Maître de conférences à l'université de Cergy-Pontoise, Directrice de l'IPAG de Cergy

Écrit par : FERREIRA | 04/05/2007

Bonjour,

Je souhaite rejoindre la liste de signataires de l'appel.
Merci

Arnauld Noury
maître de conférences en droit public
Université Lille 2

Écrit par : Arnauld Noury | 05/05/2007

Je suis ancien élève de l’IEP de Grenoble, et par ailleurs titulaire d’un DEA de droit, délivré par l’Université Grenoble II. Même si je ne partage pas d’ordinaire les positions de l’IEP de Paris, sur la question de l’ouverture de l’examen d’avocat, je suis d’accord avec M. Descoings. Bien plus, je pense que l’examen DOIT être ouvert aux diplômés des autres IEP. Ci-dessous un texte de réflexion sur ce sujet
---------------------
Où est passée l’égalité devant les concours ?

La fronde menée par M. Rollin et par de nombreux autres enseignants en droit contre le décret ouvrant la profession d’avocat aux diplômés de l’IEP de Paris semble pour le moins bien surprenante. En effet, de quel droit des universitaires pourraient-ils refuser à des candidats de se présenter à l’examen donnant accès à la profession d’avocat ? Faut-il rappeler que les candidats issus de Sciences-Po sont loin d’être des candides en droit, et qu’ils ont des enseignants réputés ? Faut-il souligner que les étudiants de Sciences-Po doivent faire 5 ans d’études avant d’être diplômés, alors qu’un étudiant en droit n’a besoin que de 4 années pour obtenir sa maîtrise ?

En fait, ne pas autoriser les diplômés de Sciences-Po à se présenter à l’examen d’avocat, c’est en premier lieu douter de la capacité du jury à sélectionner, parmi les candidats de toutes origines, ceux qui feront les meilleurs avocats.
Dans les années 1990 l’Education nationale, en raison notamment d’une baisse du nombre de candidats, avait décidé d’élargir considérablement la liste des diplômes admis pour se présenter au CAPES et à l’Agrégation. Par le passé, il fallait, par exemple, détenir une licence de mathématiques pour passer le CAPES de mathématiques. Deux arrêtés du 7 juillet 1992 et du 21 août 1993 permettent désormais aux titulaires d’une licence de passer le CAPES dans la discipline de leur choix. Il en va de même pour les titulaires d’une maîtrise s’agissant de l’agrégation.
A-t-on noté, de ce fait, une baisse de la qualité des enseignants ? Non, car les jurys ont su maintenir l’excellent niveau de recrutement.

Mais, au-delà de cette question sur les jurys, la pétition des universitaires est davantage porteuse d’une inquiétude. Les Facultés de droit voient le nombre croissant d’anciens élèves de Sciences-Po qui intègrent l’ENM. Elles souhaitent donc, à tout prix, éviter le même phénomène s’agissant de l’examen d’avocat. Pourtant, l’ouverture des sélections à un large public est loin d’être néfaste : elle permet une certaine émulation entre les candidats et, par ricochet, entre les établissements qui les préparent. Bien plus, l’égalité entre les candidats passe en premier lieu par la possibilité, pour chacun d’entre eux, de subir les épreuves, au besoin en les modifiant pour être sur que les futurs avocats disposent d’un bagage juridique solide.

L’université aura beau jeu d’arguer de la différence de moyens entre elle et la rue Saint Guillaume. Or, s’agissant d’études juridiques, ce ne sont pas tant les moyens qui font la différence, mais les enseignements délivrés. Si l’Université forme d’excellents juristes, elle a sans doute le tort de ne pas les ouvrir suffisamment sur ce qui est extérieur à l’univers juridique. C’est dans cette ouverture que se trouve la clef de la réussite des juristes au concours d’avocat.

Il en va de même pour les concours de la fonction publique, où les diplômés des IEP de Paris et de province ont souvent l’avantage sur les anciens élèves des facultés de droit. Pourtant, la majorité des concours de catégorie A sont accessibles aux titulaires d’une licence de droit, alors que les élèves des IEP doivent attendre d’être diplômés, soit deux ans de plus, pour intégrer la fonction publique.

Permettre aux diplômés de l’IEP de Paris, mais également à ceux des IEP de province de se présenter à l’examen d’entrée au barreau, c’est une question d’égalité. Ni plus, ni moins.

Écrit par : Ancien de l'IEP Grenoble | 05/05/2007

@ Ancien de l'IEP de Grenoble

L'ancien de l'IEP de Grenoble et qui a fréquenté la faculté de droit voisine a pu se rendre compte, j'imagine, de la différence de moyens et de public entre cet IEP et la Faculté (la bibliothèque, les locaux, etc.). La concurrence pourquoi pas ? Mais elle ne peut-être que structurellement déloyale dans les conditions actuelles.

Et qu'on ne parle pas des enseignants des facs de droit qui défendent leur bout de gras. L'IEP de Grenoble et la fac de droit de Grenoble appartiennent à la même université (Grenoble 2) et les enseignants de la fac interviennent aussi à l'IEP.

Écrit par : xddb | 05/05/2007

Je souhaite rejoindre la liste des signataires de l'appel.
Merci

Écrit par : Marie Christine Colle Bonmarchand | 07/05/2007

Merci de noter que le communiqué du PS n'en était pas un : il a été pris d'une manière unilatérale (oui lui aussi !) et n'a jamais été validé comme il se doit par le Bureau National ni le 1er secrétaire. De plus l'auteur du communiqué à retiré celui - ci de son site et n'existe donc plus.

Merci de rectifier : le PS ne semble pas vous défendre.

Écrit par : socialiste | 10/05/2007

Bonjour cher professeur,

Je me demandais (de manière provocatrice, certes) s'il n'était pas possible de proposer une réforme visant à permettre aux juristes titulaires d'un Master II en droit public d'accéder plus facilement au Conseil d'Etat ou aux tribunaux administratives. En effet, il paraît discutable que des personnes n'ayant, pour la plupart d'entres eux, pas suivi de formation juridique poussée accède à la juridiction qui impulse les évolutions du droit administratif. Je soutiens l'appel lancé, mais je pense qu'il est bien d'avoir une politique "offensive" complémentairement à la pétition.

Mes amitiés à tous les intervenants de ce blog.

Écrit par : kafka | 11/05/2007

@kafka

il existe déjà un concours pour les TA acessibles aux juristes de fac.

je te rejoinds pour le conseil d'Etat avec le m touche de taquinerie.

Écrit par : kaptainkarott | 13/05/2007

@kaptainkarott (ce pseudo est magnifique)

Le concours de conseiller de TA accessible aux juristes de fac est un concours exceptionnel qui ne sera pas forcément renouvellé chaque année, me semble-t-il.

Écrit par : kafka | 14/05/2007

@kafka

la loi n° 2007-148 du 2 février 2007 prolonge le recrutement complémentaire jusqu’en 2015 (art. 37).

Écrit par : PO Caille | 14/05/2007

"des personnes n'ayant, pour la plupart d'entres eux, pas suivi de formation juridique poussée"

Quel niveau en droit faut-il pour entrer à l'ENA et en sortir avec un rang permettant l'accès au CE ?

Écrit par : Apokrif | 14/05/2007

@ ancien de l'IEP de Grenoble :

« Pourtant, l’ouverture des sélections à un large public est loin d’être néfaste : elle permet une certaine émulation entre les candidats et, par ricochet, entre les établissements qui les préparent » - émulation ? Euphémisme… mesquinerie, dénigrement, suffisance, compétition, guerre, massacre devrait on plutôt dire.

Pour quelqu’un qui a fait les deux institutions vous devriez savoir à quel point les IEP et les facultés de droit se détestent, je parle bien évidemment des étudiants fréquentant les institutions sus mentionnées.

« Or, s’agissant d’études juridiques, ce ne sont pas tant les moyens qui font la différence, mais les enseignements délivrés. »

Je ne savais pas qu’il me suffisait d’assister à un cours dans un amphi à la sonorisation douteuses, non chauffée, avec des moisissures au plafond, sur des sièges et des tables absolument inconfortables, pour être un meilleur juriste.

Je ne savais pas non plus que je suis à égalité avec l’IEP avec ma bibliothèque bruyante, contenant peu d’ouvrage par manque de moyen, où il n’est pas possible d’avoir la dernière édition de nombreux ouvrages (ou quand elle y est nous il n’y a qu’un seul exemplaire pour 5000 étudiants). avec des revues dans lesquelles les pages ont été arrachées mais n’ont pas été remplacées, où il y a un poste informatique pour 100 étudiants et une photocopieuse pour le double…

Je ne savais pas enfin que le grand enseignant qui me parle mais qui ne publie jamais et qui a un cours visiblement non retouché depuis 10 ans rivalise avec les grands noms de l’IEP de Paris.

« Pourtant, la majorité des concours de catégorie A sont accessibles aux titulaires d’une licence de droit, alors que les élèves des IEP doivent attendre d’être diplômés, soit deux ans de plus, pour intégrer la fonction publique ».

Vous voulez nous faire pleurer ? il est vrai que ce doit être trop dur d’attendre deux ans de plus dans les conditions de travail effroyable des IEP comme tout le monde le sait.

J’aime aussi beaucoup tout le mépris de cette phrase : le licence de droit ont accès aux concours de catégorie A, les étudiant de l’IEP intègrent la fonction publique… une compensation pour votre attente interminable ?

« c’est une question d’égalité. Ni plus, ni moins. »

Vous avez une conception étrange de l’égalité : donnez nous ce que vous avez de plus précieux (exclusivité des master juridiques et par ricochet comme vous le dites du CRFPA) mais nous ne vous donnerons rien du tout (l’accès à la bibliothèque de l’IEP par exemple ? l’accès à vos conférence sans contrôle de carte à l’entrée ? et je ne parle même pas de « l’égalité ni plus ni moins» des moyens financiers.

Là c’est un peu trop cher ami, je crois que vous vous moquez de nous.

Écrit par : Lyobodo | 14/05/2007

Mais où est donc Jack LANG ???!!!
Son absence sur la liste semble confirmer l'absence de soutien du PS à ce mouvement.
Ceci est bien regrettable, J. Lang n'a pas du séjourner dans les couloirs de Nanterre après ses cours pour se rendre compte de l'ampleur de sa trahison...
L'exigence d'une maîtrise de droit (M1) pour passer le CRFPA, c'est tout ce qui restait à l'Université.

Il faut donc que les jeunes sachent que désormais, si l'on veut devenir avocat ou juriste il faut absolument éviter de "faire du droit"en France... Car (i) la fac française est un dépotoir organisé sciemment par nos politiques et (ii) passer 4 ans à étudier le droit en profondeur fait de vous (si l'on en croit la tournure actuelle) un moins bon juriste que si vous vous contentez de survoler la science juridique en 1 an à science-po ou en école de commerce.

Écrit par : Léonine | 15/05/2007

Que l'on s'insurge contre les moyens déplorables alloués aux facultés, je le comprends et je le soutiens.
Mais je ne vois pas en quoi s'opposer à l'accès des sciences poseurs au CRFPA règle le problème des moyens.
Ce combat est d'arrière garde : il ne vise pas les bons problèmes. Tôt ou tard, Sciences Po et les écoles de commerce grilleront les étudiants des facs sur le marché des professions juridiques. Si ce n'est déjà fait.
Il vaudrait donc mieux se battre pour une vraie réforme de fond de l'université afin qu'elle puisse être compétitive. Plutôt que jouer le protectionnisme et refuser la concurrence.

Écrit par : cousinou | 15/05/2007

Bonjour

Je suis attristé par certains commentaires sur ce blog de personnes qui ne semblent pas comprendre pas le fond du problème (ou font semblant d'éviter ce sujet).

Au final, le tout est de comprendre la logique qui sous-tend ce type de réformes :
- souhaitons-nous des formations nationales qui traitent tous les étudiants de la même manière, quelles que soient leurs origines, revenus et parcours ?
- ou préférons-nous une logique de clientélisme et de concurrence entre les centres de formation, souvent au détriment de la qualité fondamentale de celles-ci et dans le but de s'adapter à un marché toujours plus mouvant ?

L'université, dans la logique européenne et mondiale actuelle de marchandisation des services, se trouve être la dernière roue du carrosse. Sa mission d'accueil du plus grand nombre en devient même contestée ! L'enseignement supérieur, dans cette optique, n'est plus le creuset de savoirs permettant la formation, chez l'étudiant, d'un réel esprit critique, mais le lieu d'acquisition de compétences débouchant directement sur un emploi (rappelons-nous les propos récent de notre ministre-candidat-président sur les filières qui débouchent sur le chômage, filières que l'Etat devrait moins subventionner que les autres, leurs étudiants "valant" sûrement moins que les autres). Sans entrer dans les détails des accords AGCS ou du processus de Lisbonne, ce sont les fondements même de l'enseignement supérieur qui sont remis en cause.

L'ouverture du diplôme d'avocat à la "concurrence" participe malheureusement de cette logique. On ne cherche pas à mettre en place un véritable service public (oh le vilain mot) de l'enseignement supérieur, mais on fragmente les "offres" de formation entre divers établissement concurrents, favorisant ainsi les établissements privés ou les Grandes Ecoles dont les budgets (privés ou publics) sont sans commune mesure avec notre vénérable institution (pour exemple un étudiant à Science-Po "rapporte", en fonds publics, à son institution entre 9000 et 10000 Euros contre moins de 7000 euros pour un étudiant à l'université - à comparer aux 9000 euros de moyenne consacrés par les autres pays de l'OCDE). En France, 30 % du budget de l’enseignement supérieur est affecté aux grandes écoles (dont les IEP), qui ne représentent que 3 % des étudiants.

Bien à vous

PS : vous avez également le soutien de ma plus que modeste signature (allocataire de recherche à Paris 2 et chargé de TD à l'université de Caen)

Écrit par : Xavier AUREY | 16/05/2007

Correction :

Pour la dernière phrase lire : "En France, 30 % du budget de l’enseignement supérieur est affecté aux grandes écoles (dont Science-Po), qui ne représentent que 3 % des étudiants", les autres IEP sont en effet inclus dans leur université de rattachement.

Écrit par : Xavier AUREY | 16/05/2007

J'adhére complétement aux propos de M. Aurey.
Pour la défense du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche !!

Écrit par : denolle | 16/05/2007

"Au final, le tout est de comprendre la logique qui sous-tend ce type de réformes"

Non, le problème est de savoir comment sélectionner les élèves avocats. Curieux d'ailleurs que les personnes qui parlent de l'égalité de moyens se focalisent sur le CRFPA et pas sur les mille autres concours ou examens qui existent en France et auxquels les élèves des grandes écoles (ou élèves de bons lycées) sont mieux préparés que les étudiants de fac (ou élèves de lycées moins bons).

Écrit par : Apokrif | 16/05/2007

@ Apokrif

Etonnant comment certaines personnes ne lisent pas bien les propos des autres : "L'ouverture du diplôme d'avocat à la "concurrence" participe malheureusement de cette logique" -> signifiant qu'un exemple est ici développé, cet espace n'étant pas le lieu propice pour des réflexions sur l'ensemble des diplômes du système éducatif français.

Derrière toute pensée ou idée avance, ouvertement ou cachée, une idéologie plus globale (je n'y met aucune conotation négative ou positive). Il nous semble important pour tout débat d'exposer comme tout préalable à nos propos ce postulat qui sous-tend notre développement. Sans ce préalable, la discussion perd une grande partie de son intérêt et ressemble plus à un dialogue de sourd...

Écrit par : Xavier AUREY | 16/05/2007

Je vous précédemment envoyé un courriel afin de me joindre à la liste des signataires de l'appel mais ne trouve pas mon nom sur cette liste. Au cas où mon premier message ne vous soit pas parvenu, je confirme donc ce souhait.
Valérie Pironon, Professeur à l'Université de Bourgogne

Écrit par : pironon valérie | 16/05/2007

Je vous précédemment envoyé un courriel afin de me joindre à la liste des signataires de l'appel mais ne trouve pas mon nom sur cette liste. Au cas où mon premier message ne vous soit pas parvenu, je confirme donc ce souhait.
Valérie Pironon, Professeur à l'Université de Bourgogne

Écrit par : pironon valérie | 16/05/2007

"un exemple est ici développé"

Il est absurde de s'intéresser à cet exemple en particulier (d'autant qu'on le prend par le mauvais bout: la question, c'est la différence de moyens entre les facs et l'IEP de Paris; l'éventuelle fuite des étudiants de fac vers l'IEP n'en est que la conséquence normale).

Écrit par : Apokrif | 16/05/2007

"un exemple est ici développé"

Il est absurde de s'intéresser à cet exemple en particulier (d'autant qu'on le prend par le mauvais bout: la question, c'est la différence de moyens entre les facs et l'IEP de Paris; l'éventuelle fuite des étudiants de fac vers l'IEP n'en est que la conséquence normale).

Écrit par : Apokrif | 16/05/2007

@ Apokrif

Ne cautionnant pas votre jugement sur la pertinence de cet appel, je vous rejoins toutefois sur ce dernier point de "l'attractivité de Science-Po conséquence normale de la différence de moyens".

Mais contrairement à votre conclusion, le lien avec le sujet de cet appel me semble évident : reconnaître une équivalence entre le diplôme de Science-Po et la maîtrise de droit pour l'accès au concours d'avocat, c'est entériner et approuver cette triste réalité d'une volonté de mise en concurrence entre établissements d'enseignement supérieur (au surplus entre établissements publics)...

A nous de savoir à qui profite le "crime" :
- aux étudiants (je n'en suis pas sûr, ou alors à une très faible minorité),
- à la profession d'avocat (au final celà ne changera sûrement pas grand chose à la pratique de cette profession),
- à Science-Po (déjà un peu plus)
- ou à une logique plus globale d'autonomisation excessive des universités, de privatisation de l'enseignement supérieur (il faut toujours faire étape par étape) et de casse d'un cadre national des diplômes au profit d'un classement suivant des critères plus ou moins objectifs (même si je vous l'accorde nous n'en sommes déjà pas très loin) ?

PS : sur ce dernier point, je vous invite à lire le rapport Hetzel qui, sous couvert d'une privatisation rampante de l'enseignement, nous affirme que la solution miracle au chômage passe par une refonte des diplômes dans le sens voulu par l'OMC ou les différents lobby européens (dans la logique AGCS citée plus haut, cf. différentes analyses aisément consultables sur Internet). La confusion des genres est imprésionnante ! (même si, pour précéder vos critiques, il est vrai que je m'éloigne un peu de notre sujet initial).

Écrit par : Xavier AUREY | 16/05/2007

75000 EUR par an, est-ce le prix de l'arrêté CRFPA-ScPo ?

Arrêté du 15 mai 2007 fixant le montant de l'indemnité de fonction du président du conseil de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur
NOR: MENF0753872A
Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et le ministre de la fonction publique,
Vu le décret n° 2007-926 du 15 mai 2007 relatif au régime indemnitaire du président du conseil de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur,
Arrêtent :
Article 1
Le montant annuel de l'indemnité de fonction allouée au président du conseil de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur est fixé à 75 000 euros.
Article 2
Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 15 mai 2007.

Écrit par : Gilles Dumont | 17/05/2007

Pour info, 33 directeurs d'IEJ, dont certains figurent d'ailleurs déjà parmi les signataires de l'appel objet de cette discussion, font part dans la Gazette du Palais des 11 et 12 mai de leurs "inquiétudes" concernant l'arrêté du 21 mars 2007. Cordialement.

Écrit par : Mathieu Maisonneuve | 19/05/2007

signataire de cette pétition : Eric Desmons, professeur de droit public à l'Université Paris XIII

Écrit par : desmons éric | 22/05/2007

oui je vous soutiens toujours (je suis avocat depuis 32 ans!)

Écrit par : Christine VAYSSE LACOSTE | 30/05/2007

Sensible aux arguments notamment développés sur le blog du professeur Rolin, je ne peux m'empêcher de penser que la polémique à laquelle nous assistons est pour le moins révélatrice du manque d'assurance des facultés, de leurs doutes quant à leurs capacités de formation.

En effet, si la formation dispensée à Sciences Po était, comme on le lit ces derniers temps, uniquement axée vers la réussite des examens d'entrée (et ne permettait donc pas l'acquisition réelle des techniques juridiques), il ne ferait aucun doute que les étudiants qui en sont issus ne trouveraient aucune place dans les cabinets d'avocats. Le marché ne le permettrait pas.

A l'inverse, et c'est à mon avis ce qui explique les craintes de certaines universités, il est possible, même s'il ne faut pas le dire, que les formations estampillées "Sciences Po" satisfassent les recruteurs - au moins au même titre que les formations dispensées dans les facultés.

En d'autres termes, le marché, seul juge en la matière, risquerait d'être plus cruel qu'il ne l'est déjà pour nos universités (il est d'ailleurs intéressant de remarquer que beaucoup de cabinets demandent déjà une double formation).

A mon sens donc, voilà la vraie crainte des facultés, crainte qui devrait amener à reconsidérer le dispositif de l'enseignement supérieur français (absence suffisante de sélectivité, disparités de niveaux d'une faculté à l'autre, "massification" excessive des enseignements).

Écrit par : David Taron | 14/08/2007

Bonjour,
J'aurais aimé savoir ce que tout ça a donné. C'est quoi les dernières nouvelles de cet appel ?

Écrit par : Ptite Clé | 24/08/2007

De mon point de vue, la différence clef qui existe entre la fac de droit et sciences-po est que la première reste trop académique et scientifique alors que l'autre forme des futurs praticiens, des "experts" en tout genre qui savent "se vendre".
Toutefois la fac reste la meilleure solution pour ceux qui ont une claire vision de leurs capacités et de leur liberté d'analyse, à l'inverse sciences-po est une machine à formater l'esprit, un rouleau compresseur vraiment efficace !
Il n'y a qu'à voir le monde du journalisme (morale du troupeau par excellence), les éditeurs, les pigistes, les rédacteurs de la plupart des papiers de presse ne cessent de faire l'apologie imbécible des iep et autres écoles qui "marchent"...

Écrit par : mack | 10/11/2007

Bonjour,

Je souhaite rejoindre la liste de signataires de l'appel.
Merci

farida Khodri- Benamrouche
maître de conférences en droit privé
Université d'Orléans

Écrit par : Farida Khodri | 05/02/2008

Cher Professeur Rolin, Chers contributeurs,
Que diriez-vous d'un sujet de rélexion intitulé :

"L'incapacité pathologique des Facultés de droit à se remettre en question"

Temps de composition : illimité
Tous les documents possibles sont autorisés

Écrit par : Léon | 05/02/2008

@ léon:
Sujet aussi stupide que faux mais qui visiblement fait plaisir à ceux qui le croient...
Quand des établissements créent des diplomes qu'ils vantent comme révolutionnaires, ils le crient sous tous les toits. Les universités sont pleines d'initiatives remarquables mais par manque de communication (ce n'est (ou n'était?)) n'a que peu de visibilité. Pensez aux différents DJCE, magistères, le CEIPI à strasbourg, les doubles diplomes qui permettent en 4 ans d'obtenir le diplome de master 1 et le diplome d'état du pays considéré. Paris 2 se lance dans la double compétence en créant un master professionnel de 400 heures pour moitié consacré au droit et l'autre consacré à la gestion et la finance.
Je ne vais pas tous citer, ce serait fastidieux tant les exemples sont nombreux. Et tous les ans, de nouveaux agrégés talentueux viennent rejoindre un corps professoral dont la qualité est indéniable et qui fait la fierté de l'Institution si décriée...
Qu'il y ait des choses à modifier, à arranger, j'en conviens. Mais présenter les facultés de droit comme une institution vieillissante, c'est faux, ça me gonfle et c'est tellement arrangeant pour ceux qui aimeraient voir le droit enseigné ailleurs...
"Elle flotte mais ne coule pas"

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 06/02/2008

Cher ami, vous confondez les "sujets stupides & faux" avec les idées qui dérangent.
1. Paris II n'est pas représentative
2. Citez-moi une Université en France susceptible de rivaliser avec Oxford, Harvard, Cambridge ?
3. Les Facs de droit ne forment plus les avocats et ne forment plus les magistrats, un comble pour des Ecole du droit
4. Quelle est l'image reflétée par les Professeurs de droit ? Ils sont le plus souvent perçus comme des théoriciens déconnectés de la réalité du droit. Pourquoi cette perception faussée de la part du corps social ? Interrogez-vous.
5. Je laisse de côté tout ce qui relève des questions tabous à ne surtout pas aborder dans l'enceinte de nombreuses Universités -pas toute j'en conviens (mandarinat, cours particuliers donnés par des enseignants, exercice d'une activité libérale par un enseignant, rémunération des heures de surveillance d'examen, archaïsme du concours d'agrégation, castes des agrégés et des MCF, niveau de rémunération des doctorants et des enseignants, etc)

Un sincère hommage à l'auteur de ce Blog de permettre ce genre de discussion.

Écrit par : Léon | 06/02/2008

Mon cher et nouvel ami... ;-)))
On va pas se facher, si mon message pouvait paraitre quelque peu brutal, il ne vous était pas destiné principalement sauf pour ce qui est du "sujet stupide et faux". Je suis tt à fait disposé à discuter avec vous de cette question en bonne intelligence et moi aussi je rends hommage au maître des lieux pour cet espace de liberté même si je l'ai déjà fait plus d'une fois.
Je citais Paris II parmi tant d'autres exemples parce que c'est la fac qui me venait à l'esprit mais ne croyez pas qu'elle soit unique en la matière, de nombreux masters s'ouvrent aux disciplines annexes que sont le gestion , l'analyse financière ou la comptabilité. Le master de régulation économique du Prof Bazex en est une illustration. Mais comme je le dis plus haut, s'il y a un domaine dans laquelle, les facultés de droit ont pris du retard, c'est dans la communication.
Quant aux universités, je ne nie pas les difficultés que celles-ci connaissent mais reconnaissez qu'elles ont fait un travail remarquable avec tous les boulets que les diverses réformes de l'enseignement supérieur lui ont accrochés aux chevilles. Alors oui, il est difficile de tenir la comparaison avec les établissements de renommée mondiale que vous citez mais je ne crois pas me tromper en disant que nos "grandes" écoles ne jouent pas plus dans la catégorie des harvard, columbia etc. En revanche à l'échelle des facultés de droit, permettez moi de dire qu'au niveau européen, nous n'avons pas à rougir, loin de là. Nous disposons de facultés de droit reconnues pour l'excellence de l'enseignement et malgré le reproche qui est fait de nos lacunes en anglais, les internationalistes s'exportent plutot pas mal. Voyez les intervenants à l'Académie internationale de Lahaye qui accueillent un certain nombre de nos professeurs formés au sein des universités françaises. Si l'on ajoute à cela l'école d'excellence d'arbitrage international français...
Les facs ne forment plus les avocats... Là c'est une blague, ne me sortez pas le coup des doubles cursus qui trustent toutes les places dans les cabinets etc... Entre ce qui est dit et ce qui se fait, il y a une grande différence. A l'exception de quelques cabinets qui effectivement recrutent très majoritairement des gens ayant complété leur cursus en école, bcp de cabinets et non des moindre croyez moi ne sont pas hostiles à recruter des pures universitaires, il suffit pour s'en convaincre de jeter un coup d'oeil sur leurs sites internet.
Les magistrats... Là je ferais une distinction entre l'enm et le concours de conseillers des tribunaux administratifs. Pour les premiers, les iep le réussissent assez bien, mais ne niez pas que la culture générale et l'oral de culture gé avec un coef 5 pour chacun d'eux aide pas mal... Si en proportion candidats/admis, le ratio est plutot bon, le faible nombre de candidats fait qu'en valeur absolue ils sont encore très minoritaire, la grande majorité des auditeurs de justice sortent de l'université. Pour cela, je vous invite à consulter les rapports du jury de l'enm...
Pour ce qui est des magistrats de l'ordre administratif, le concours est basé sur des épreuves purement juridiques et les constatations faites précédemment ne s'appliquent pas. Très peu d'iep, très grande majorité d'universitaires. Les pourcentages par filière de passage de l'admissibilité à l'admission ne révèle aucunement de lacune des seconds par rapport aux premiers. Les facs forment donc toujours les magistrats. Pareil, regarder les rapports du jury...

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 06/02/2008

Suite de mon message trop long désolé...
Pour ce qui est de l'image des professeurs de droit... Comme vous le dîtes si bien, "ils sont perçus"... Mais, toujours pareil, internet est un instrument magnifique... , allez sur les sites des différents cabinets, faites des recherches sur divers professeurs, et vous constaterez par vous mêmes que ceux ci sont très prisés des gros cabinets d'affaire qui les paient des ponts d'or parfois... Et j'ai le sentiment que la tendance des professeurs-praticiens va en s'accentuant. Souvenez vous les propos rapportés sur ce blog d'un directeur d'établissement supérieur qui critiquait le temps passé par les professeurs de droit dans leurs activités professionnels au SOIT DISANT détriment de leurs étudiants... Alors faut savoir, soit les professeurs doivent rester à l'université et on les critiquera d'être déconnectés de la pratique, soit ils sont trop pris par leur activité de consultant et ils délaissent leur activité d'enseignement. Voyez comme la rhétorique est efficace...
Je prends de l'avance sur une critique qui relève davantage de la légende urbaine, celle de cours trop théorique. Regardez les maquettes de programmes et vous constaterez que bon nombre de masters pro fonctionnent sur des études de cas faits par des professionnels à partir d'affaires qu'ils ont eu à traiter, je songe au master de contrats publics de poitiers par exemple ou au master de droit public de l'économie de paris 2 et là encore ce ne sont que des exemples parmi tant d'autres...
Le concours d'agrégation archaïque?... Je n'ai pas l'ambition d'embrasser la carrière universitaire, je laisserai donc le soin à ceux qui veulent de traiter de la question, je constate seulement qu'il s'agit probablement d'un des concours de la fonction publique les plus difficiles qui donne depuis deux siècles des professeurs remarquables, regardez les derniers agrégés de droit public et dîtes moi ce que vous pouvez reprochez à ceux-ci...
Bref, tout ça pour dire que oui il y a des problèmes à régler, non ce ne sont pas ceux que vous décrivez. Et on ne peut reprocher aux universitaires de ne pas prendre conscience des choses à changer. Aller sur le site de l'association française des professeurs de droit et vous consulterez les rapports relatifs aux mesures à prendre pour faire évoluer les facultés de droit. prenez aussi l'exemple du Conseil national du droit qui regroupe universitaires, magistrats, avocats, juristes d'entreprises (vous voyez qu'on est pas fermé à la fac) et qui travaille sur ces questions de réformes de l'enseignement du droit.
Je m'arrête là. j'ai été long mais avec un souci d'exhaustivité tant le sujet me tient à coeur. Je suis de ceux qui se refusera de tirer à boulets rouges sur les facultés de droit tant sur bien des domaines, les critiques qui lui sont adressées relèvent du fantasme et des idées reçues que de simples recherches personnelles renverraient au placard . Je sais pour ma part tout ce que je dois aux facultés de droit et je leur suis reconnaissant. Mais je ne ferme pas les yeux sur ce qui ne va pas, je reste lucide mais les universitaires le sont plus que moi et oeuvrent dans le bon sens...
Mon cher ami, je suis très content de parler avec vous, j'espère, à défaut de vous avoir convaincu, au moins fait évoluer sur certains points et j'espère que nous aurons l'occasion d'échanger sur ce thème à nouveau. Les autres vous pouvez venir, c'est gratuit. lol
Amicalement
"Elle flotte mais ne coule pas"

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 06/02/2008

Les universités et en leur sein les facultés de droit ne doivent jamais perdre de vue l'essentiel: elles sont là pour former intellectuellement des étudiants qui embrasseront plus tard des carrières très variées. Les outils et les trésors dont disposent les universités résident - presque uniquement - dans leurs amphithéâtres et leurs bibliothèques - c'est-à-dire lorsque les étudiants sont face à l'enseignant dans le premier lieu et en train de lire leurs travaux dans le second lieu. Les universités ne sont donc là que pour aider à la réflexion, la tenir éveillée, la stimuler et c'est à la fois énorme mais peut-être pour certains dérisoires. Que demandera-t-on aux étudiants lorsqu'ils sortiront du cycle universitaire sinon de savoir se servir de leur vivacité intellectuelle?
La mise en oeuvre d'autres instruments: renforcer les liens avec le secteur professionnel, faire travailler systématiquement les étudiants sur des cas pratique, prévoir des enseignements techniques, etc. doivent demeurer accessoires. Pourquoi? Parce que sinon nous ferons précisément ce que d'autres font mieux que nous, compte tenu de leurs moyens et de leurs réseaux notamment, Sciences Po en tête mais aussi certaines grandes écoles de commerce ou d'ingénieur! Rivaliser n'a ici aucun sens car la vocation de l'université a été et doit demeurer de faire prendre conscience de l'ampleur du phénomène JURIDIQUE de ses soubassements intellectuels, historiques, théoriques et pratiques, de ses codes (et pas seulement ceux auxquels on pense), de ces enjeux. La "professionnalisation" des études ne peut donc être qu'un instrument complémentaire mais en aucun cas un objectif.
Enfin pour conclure sur la question de la concurrence internationale entre universités. L'un des commentateurs évoque Harvard, Yale ou Cambridge (plutôt Oxford pour le droit...). Mais la comparaison est vaine: aux Etats-Unis le droit est enseigné dans le cadre d'un parcours "post-graduate" c'est-à-dire à l'endroit des étudiants qui ont déjà derrière eux un parcours de trois ou quatre ans d'études, ont fait l'objet d'une sélection rigoureuse, sont la plupart du temps cooptés par certains enseignants et peuvent à ce titre prétendre à l'octroi d'un prêt généreux de la part des banques (au moins 45000 dollars par an); quant aux prestigieuses universités britanniques la sélection à l'entrée est là aussi rigoureuse et conditionnée au paiement de droits d'inscription exorbitants. Quelle université française répond à ces critères?
cm

Écrit par : cm | 07/02/2008

@ cm
Vous dites que le rôle des Facultés de droit est de permettre aux étudiants de se "servir de leur vivacité intellectuelle" et non de tisser des liens avec des secteurs professionnels au prétexte que d'autres - vous citez ScPo mais l'on pourrait également donner HEC -, why not... sauf que :
1. Y parvienne-t-elle ? C'est loin d'être certain.
2. Permettre aux étudiants de se servir de leur vivacité intellectuelle : ScPo y parvient bien mieux.
3. Considérer qu'il ne relève pas du rôle des Facultés de droit de tisser un lien avec le milieu professionnel est proprement suicidaire : c'est les cantonner ni plus ni moins à de l'enseignement théorique (voie dont elle s'écarte heureusement -mais pas assez- avec les M2 Pro)

Écrit par : Léon | 07/02/2008

Bonjour à tous
@ cm:
J'aimerais répondre à votre commentaire sur qques points. Tout d'abord, il ne fait aucun doute pour ma part que la mission première de la faculté de droit est d'enseigner une méthode de raisonnement. Un étudiant qui a de bonnes bases dans les matières fondamentales de droit privé ou public auxquelles les matières plus spécialisées empruntent une large part de leurs mécanismes sera en mesure d'argumenter sur n'importe quelle question juridique.
Nous sommes d'accord, il s'agit là de la mission première de l'université. En revanche, je ne partage pas votre point de vue quant au fait que la professionnalisation doit rester très accessoire. A quoi serviraient donc les masters pro?... Il ne s'agit pas dans le cadre de ces formations de former des techniciens. Mais des modules d'enseignements basés sur cas pratiques constituent une bonne façon de voir la règle de droit générale et impersonnelle en application. Pour ce qui est de la méthode et de la culture juridique, n'oubliez pas que l'on a qd même 4 ans de droit à ce stade...
Par ailleurs, je ne partage pas votre pessimisme quant à l'aptitude des facultés de droit à assurer la professionnalisation. Je ne vois pas en quoi le réseau est un élément qui entre en compte dans la professionnalisation... Et d'ailleurs, question professionnalisation, les cabinets sont assez réticents à recruter des étudiants n'ayant jamais mis les pieds dans une faculté de droit. Demandez vous pourquoi les étudiants du master droit eco viennent pour la plupart compléter leur formation à paris 1 ou2... Les cabinets demandent une DOUBLE FORMATION: un cursus juridique si possible complet avec master 2 ET une spécialisation en finance. Hormis Sc. Po les écoles de commerce ont bien compris cela, c'est pourquoi elles aménagent leurs programmes afin de permettre de cumuler leur cursus grande école avec des études au sein des facultés de droit. Sc. po la joue solo et le milieu professionnel n'est pas dupe. En ce sens, les habilitations données en mars dernier ne me donnent aucune inquiétude.
Pour ce qui est de la comparaison avec les universités américaines et anglaises... Les esprits semblent se focaliser sur la selection à l'entrée d'un cursus, seul sésame qui serait garant d'une qualité de l'enseignement. UN, le lien de causalité entre selection et qualité de la formation est loin d'être évident... DEUX: je ne crois pas aux vertus de la selection à l'entrée. Je vous renvoie à un article écrit par le Professeur Lagarde sur la question et que l'on trouve sur le net. Dans cette idée de sélection, il y a une certaine idée de déterminisme qui condamneraient certains alors que tant d'esprits se sont révélés en fac de droit. Une selection en première année de master me semble en revanche davantage pertinent.
@ Léon:
Les professeurs de droit ne sont pas des magiciens, ils enseignent et ensuite il incombe aux étudiants de TRAVAILLER. A s'en tenir simplement à l'enseignement, oui elles parviennent à transmettre la connaissance.
Que l'iep le fasse mieux, c'est juste une blague, la lettre des mécontents du master droit éco est éloquent à ce sujet.
Dans les grands troisièmes cycles universitaires où se rencontrent les meilleurs étudiants issus de l'université et des écoles (ulm, hec, essec, iep...), les différences de niveau ne sont pas évidentes et il n'est pas rare de voir des faqueux devant.
Si l'on part du postulat que selection=qualité, alors comparer ce qui est comparable donc comparez les avec les meilleurs étudiants de l'université. Et là, on voit tous les bienfaits d'une formation en cinq années...
Enfin, Léon, vous ne connaissez vraiment pas les facultés de droit, les masters pro sont vraiment en lien avec la professionnalisation. Même les master recherche s'y mettent, prenez le master droit financier de paris 1 qui est composé pour moitié de professionnels parmi les meilleurs dans leur domaine.
Un dernier point: il ne s'agit pas dans mes propos de déterrer la vieille guéguerre entre facs de droit et école. Je ne ressens à titre personnel aucune animosité envers celles-ci. Je n'accepte pas en revanche les critiques pour la plupart infondées qui ne visent rien d'autre qu'à légitimer des situations qui me paraissent pas raisonnables. Et c'est d'autant plus injustes que les facultés de droit ont toujours accueillies les étudiants d'écoles sans problème...
"Elle flotte mais ne coule pas"

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 07/02/2008

@ fluctuat nec mergitur
1. Vous m'avez mal lu : les Facultés de droit sont effectivement en lien avec le milieu professionnel, mais à travers les M2 Pro principalement (ie à partir de la 5e année seulement) et c'est en cela que c'est insuffisant. Quid d'une immersion professionnelle obligatoire en L2 ou L3 ? Je n'ose même pas parler de confier des cours ou des TD à des praticiens (cela existe déjà, certes, mais de façon insuffisante), outre les oppositions de principe à une telle idée encore faudrait-il que le niveau de rémunération d'un cours/TD soit attractif (ce qui n'est pas le cas).
2. Les Professeurs de droit ne sont pas des magiciens, il reste aux étudiants à travailler : VRAI mille fois VRAI, mais dans quelles conditions ? Combien d'étudiants passent à la trappe faute d'un encadrement satisfaisant (3 exemples : des TD d'1h30 de 30 à 35 étudiants c'est aberrant ; concilier étude et petit boulot : intenable ; absence d'écoute des étudiants, etc.). Depuis 15 ans par ailleurs, le droit s'est profondément complexifié, le public étudiant a radicalement changé, le niveau de l'enseignement secondaire également, les Facultés de droit se sont-elles adaptées à ces changements ? Non. Grosso modo, le cadre à l'intérieur duquel l'enseignement du droit se déroule est inchangé.
3. Pardonnez-moi d'insister : les étudiants de ScPo disposent, pour la majeure partie d'entre eux, d'une plus grande réactivité intellectuelle. La preuve en est : vous êtes obligés d'invoquer le cas des "grands troisièmes cycles universitaires où se rencontrent les meilleurs étudiants" pour me démontrer que la différence de niveau n'est pas avérée.

Écrit par : Léon | 07/02/2008

@ mon très cher ami léon:
Insuffisant, insuffisant insuffisant... Peut-être ai-je de la chance, mais j'ai souvent des enseignants de TD qui étaient des professionnels. Et je ne considère pas qua ce soit la meilleure solution d'ailleurs. Dans les premières années, les commentaires d'arrêt et les cas pratiques sont assez académiques, un doctorant ou un maître de conférences sont, me semble-t-il, plus à même de transmettre la méthode. Les professionnels, je les vois davantage en master 1 et 2.
Et encore, ne partez pas du postulat que tt ce qui se fait à la fac se fait insuffisamment... On connait la musique... Rappelez vous internet, regardez ttes les plaquettes pédagogiques de masters pro et de djce de n'importe quelle fac et vous constaterez qu'ils sont très présents. D'ailleurs, certains cabinets font référence à leur activité d'enseignement au sein des facs sur leur site internet... J'imagine que ce doit être valorisant d'enseigner dans les viles facs...
Pour ce qui est des conditions, vous n'allez qd même pas reprocher aux universités les faibles dotations qu'elles reçoivent qd même?! Mettez leur sur le dos ce que vous considérez comme relevant de leur responsabilité mais pas le reste. Et je crois que malgré les sous- dotations, elles peuvent s'enorgueillir de relever le challenge de l'enseignement de masse tt en arrivant à renouveler les élites universitaires de l'enseignement. Imaginez un peu ce que ce serait si les moyens suivaient. Qd on a pas l'argent, on a les idées...
Enfin, quant aux étudiants de l'iep, mon propos n'est pas de les dénigrer ni de leur retirer tt mérite. Je me doute que, qd on est selectionneé, on est pas idiot. Je pointe du doigt le simple fait qu'ils gagneraient à étudier le droit dans les endroits où on le fait le mieux. A suivre cette logique, Polytechnique ou normale sup devraient être habilités à former des médecins en raison de la sélection drastique dont leurs étudiants font l'objet. Mais de la même façon que la médecine s'apprend dans les facultés de médecine, le droit s'apprend au sein des facultés de droit...
Qd je lis la lettre des mécontents du master droit éco, je suis bien content d'étudier à l'université qui par ailleurs est le seul lieu que les praticiens comme légitime dans la formation pour les raisons précédemment mentionnées. Si je parlais des meilleurs masters, c'est pq c'est principalement là où l'on rencontre des étudiants d'écoles qui profitent de l'aura de leur parcours de "grande" école. Mais comme je vous l'ai dit, ce ne sont pas ceux-ci qui se distinguent plus que les autres. Il y a des bons et des moyens partout.
Voila... Je redis encore que je n'entends dénigrer personne, j'ai des amis en écoles et ne suis aucunement sectaire, je me contente juste de rectifier les erreurs ou les fantasmes qu'on aime faire perdurer. Votre reproche sur les moyens de l'université en est un exemple patent... Il n'y a aucune raison objective à rechercher à transférer l'enseignement du droit ailleurs que dans les universités. Elles acceuillent tt le monde, c'est ce qui fait sa grandeur, et pour certains autres ce qui justifie qu'on la méprise...
"Elle flotte mais ne coule pas"

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 07/02/2008

@ fluctuat nec mergitur (ou l'art d'esquiver)
1. des TD d'1h à 10-15 étudiants seraient plus efficaces que des TD d'1h30 ou 2h à 30 ; l'absence d'écoute des étudiants ; possiblités de réorientation en cours de cursus insuffisamment exploitées ; l'impossibilité de concilier activité professionnelle et réussite universitaire ; l'absence d'adaptation des facultés de droit à l'évolution du contexte dans lequel elles évoluent (cf mon message ) : tout ceci ne relève en rien de la dotation de l'Etat.
2. Quid des stages professionnels obligatoires en L2 et L3 ?
3. Quand on a pas l'argent et que toutes les idées ne suivent pas...

"Elle flotte mais prend sacrément l'eau"

Écrit par : Léon | 07/02/2008

@ léon:
S'il vous plait, vous pouvez m'accuser de bien des choses, mais pas d'esquiver quoique que se soit... Mes longues réponses qui plus est argumentée contrairement à vos assertions relevant davantage du verbiage creux ne vous permets pas de me dire que "j'esquive ves questions". Depuis votre premier message, vous véhiculez les clichés les plus éculés sur l'université. Vous avez prétendu sans aucun élément pour étayer pêle-mêle que les facs ne forment ni avocats ni magistrats, qu'elles ne forment pas les esprits et je ne sais quoi encore. Relisez vous, je n'aime pas me répéter. Il se trouve qu'à tous vos points, j'ai essayé (voyez comme je reste mesuré) des arguments étayés par des faits qu'un peu de curiosité de votre part vous aurait permis de savoir par vous même. Je constate d'ailleurs que sur ces points, vous n'avez rien répondu... Et je ne vous est accusé d'aucune volonté d'esquive...
Il y a tant de choses à vous dire sur vos pseudos questions qui sont sensés me mettre dans la gêne mais est-ce bien nécessaire d'y répondre tant elle révèle une méconnaissance de l'institution universitaire. Je sais, vous êtes un fervent adepte de la cause grande école, ce qui n'est en soi pas une tare, je les respecte moi...
Mais pour finir, (oui je n'ai pas envie d'épiloguer, ça tourne au dialogue de sourds et ça me gonfle...) je vous dirais qu'il est très facile de porter la ritique quand celle-ci, en plus d'être totalement illégitime, permet de faire oublier les problèmes peut être bien plus importants qu'il peut y avoir ailleurs. Une dernière fois, prenez internet, naviguez sur le forum sciences po et cherchez les posts relatifs au master droit éco, vous verrez l'envers du décors et l'opinion des premiers intéréssés sur leur formation. Mais là, o ne critique pas parce que c'est plus facile d'aller taper ailleurs pour faire que tt est beau chez soi.
Je m'arrête là.
Bonne continuation.
"Elle flotte mais ne coule pas"
ps: je ne vous réponds pas, non pas pq je n'ai pas d'arguments mais parce que vous faîtes semblant de ne pas comprendre. Relisez tt ce que j'ai pu écrire, tt est vérifiable. Vous non, mais c'est normal, vous n'avez apporté aucune argumentation étayée. Ah si, "à l'iep on est plus intelligent". la belle affaire...

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 07/02/2008

@ fluctuat

1. Sont-ce les Facultés de droit ou des organes internes aux Facultés de droit qui forment les avocats ? Non, mais les CRFPA. Mais passons, que les Facultés de droit délivrent ces certificats relèvent certainement de l'utopie. Pour l'ENM, si l'on consulte les statistiques, la plupart des auditeurs ont suivi un cursus juridique (Fac de droit)+prépa privée et/ou ScPo : preuve que la formation dispensée par les Facs de droit et les IEJ est insuffisante.
2. Bis repetita : des TD d'1h à 10-15 étudiants seraient plus efficaces que des TD d'1h30 ou 2h à 30 ; l'absence d'écoute des étudiants ; possiblités de réorientation en cours de cursus insuffisamment exploitées ; l'impossibilité de concilier activité professionnelle et réussite universitaire ; l'absence d'adaptation des facultés de droit à l'évolution du contexte dans lequel elles évoluent (cf mon message ) : tout ceci ne relève en rien de la dotation de l'Etat.
3. Résumer ScPo au mécontentement des étudiants du Master de droit éco est un peu réducteur non ? C'est comme si l'on résumait le cas des Universités à celle de Paris II pour dire que tout va bien.
4. Ma légitimité à porter ce genre de critiques ? J'ai l'honneur d'appartenir à l'équipe de ce navire "qui flotte mais prend sacrément l'eau".
Légitimité toute relative me direz-vous...
Bien cordialement.

Écrit par : Léon | 08/02/2008

@ mon ami léon:
Ce sera ma dernière intervention concernant notre discussion, vous en conviendrez, elle tourne en rond et n'intéresse probablement personne. Mais je ne peux m'empêcher de vous porter ma contradiction une dernière fois tant vos propos confirment ce que que je vous disais plus quant au fait que vos propos véhiculent davantage de clichés que de vérités.
Déjà, que vous soyez un pur produit de l'université n'est pas en soi un gage quant au sérieux de vos dires. Ils confirment plutôt le fait que vous n'avez pas grande connaissance de la réalité des grandes écoles en dehors de celle (biaisée) qui les magnifient tout en méprisant tout ce qui peut venir de l'université. Cela se retranscrit au travers de vos propos... Je ne prétends pas moi-même en savoir bcp plus, mais j'ai au moins le mérite de m'être documenté.
Je vais encore parler de sciences po puisque vous en parler. Ils vont finir par croire que je ne les aime pa , ce qui est fait. Quand je prenais l'exemple du master droit éco, je ne réduisais pas l'IEP à ce seul master. Mais, en parcourant le blog de leur directeur (tjrs internet...), vous verrez combien les universités n'ont pas le monopole des difficultés mais ont celui des critiques.
Sciences po est une superbe école de complément pour son premier cycle généraliste qui ouvre sur pleins de domaines propices à l'éveil intellectuel mais avec la masterisation, faire croire que l'on délivre un bac+5 dans une discipline donnée (droit, finance...) alors qu'on en a fait que deux, ça manque de cohérence. C'est dailleurs pourquoi ils complètent leur cursus de master par un cursus en école de commerce ou en fac de droit et je les encourage dans ce sens, les facultés de droit méritent d'accueillir les meilleurs élements d'où qu'ils viennent. C'est le fond de mon propos et j'espère que les lecteurs ne me trouveront pas hostiles à leur égard, tel n'est pas mon dessein...
Par ailleurs, qd vous me parler des stages obligatoires en L2 et L3, ayez un minimum de lucidité, c'est impossible pour deux raisons: d'abord les effectifs à ce stade par fac sont énormes et les cabinets qui intègrent déjà les stagiaires de master et d'efb ne pourraient les prendre, puis même si cela était possible, vous n'êtes pas assez opérationnel à ce stade. Les cabinets vous le disent, vous n'êtes intéressants qu'à partir de la maitrise... Donc y'a pas de lacune à ce niveau, du moins pas pour moi...
Sur votre second point, des TD d'une heure c'est pas assez et limiter ldurée de ceux-ci parce qu'on serait moins nombreux n'a pas de sens... Quand vous êtes 20 dans une salle, l'encadrement est suffisant. Tout est affaire de travail personnel.
L'adaptation des facultés de droit... là vous me faîtes une blague... Elle est pleine d'initiatives, reprenez les exemple de mes premiers messages qui sont très largement vérifiables. Et si vous connaissez des exemples d'enseignants ancrés dans une vision qui ne correspond pas à l'idée que vous vous faites de la modernité, ne prenez pas ces exemples pour une généralité. C'est comme ça qu'on fait naitre et perdurer des clichés qui sont faux par nature.Mais si vous ne voulez pas comprendre.
En revanche, on se rejoindra sur un point. Tout comme vous je déplore le trop grand cloisonnement entre les différents UFR. Qd on parle de doubles cursus, c'est dommage que ceux-ci se fassent ailleurs alors qu'on dispose à l'université d'UFR de gestion et d'économie, de langues etc... Il y a probablement matière à réflexion et à amélioration. Vous voyez, je ne vois pas la vie en rose, mais je ne jette pas le bébé avec l'eau du bain. J'aime l'université et j'aimerais qu'elle soit meilleure. Et les Professeurs de droit travaillent à une réforme des enseignements, ils ne sont pas passifs, loin de là.
Dernier point qui montre combien vous n'argumentez pas sur la base de données exactes (et ça devient fatigant...), vos propos quant au profil des promotions d'auditeurs de justice est faux. Sur la promotion 2007 par exemple, 15 auditeurs étaient diplomés seulement d'un iep, le nombre total des diplomés ayant au moins suivi un cursus fac-école se monte à 22 soit seulement 7 "cumulards"... Et quand bien même votre exemple serait bon, il conforterait l'idée que ces candidats méritants sont venus chercher en fac les enseignements de droit qu'ils n'ont pas ailleurs (cet ailleurs qui les aide en culture gé).
Bref... Ce fut en tout cas un plaisir de palabrer avec vous d'un sujet qui me tient à coeur. On ne finira pas sur la même longueur d'onde, mais c'est pas grave, la diversité c'est ce qui rend la vie plus agréable.
Bonne continuation à vous et merci encore M. le Professeur pour ce blog unique.
"Elle flotte mais ne coule pas"

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 08/02/2008

errata:
Il faudrait que je me relise pour ne pas laisser autant de coquilles qui peuvent changer radicalement le sens de mes phrases en plus de laisser de grooses fautes.
Qd je disais que les gens de l'iep risquaient de croire que je ne les aime pas , je corrige la suite: "ce qui est FAUX" et non ce qui est fait.
Mes excuses

Écrit par : fluctuat nec mergitur | 08/02/2008

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