18/04/2007

Liste actualisée des 331 signataires

Liste des premiers signataires

Nathalie Albert, Professeur à l’Université du Maine
Hubert Alcaraz, Maître de conférences à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour
Nikitas Aliprantis, Professeur émérite à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
Frédéric Allaire, Maître de conférences à l’Université de Nantes
Christophe Alleaume, Professeur à l’Université de Caen, Basse-Normandie
Bernard d’Alteroche, Professeur à l’Université de Reims
Soraya Amrani-Mekki, Professeur à l’Université Paris X Nanterre
Marie-Elodie Ancel, Professeur à l'Université Paris XII
Marie-Elisabeth André, Professeur à l’Université de Montpellier I
Joël Andriantsimbazovina, Professeur à l'Université de la Rochelle, Doyen de la Faculté de Droit, de Sciences politiques et de gestion
Paul-Henri Antonmattei, Doyen de la Faculté de Droit de Montpellier
Antoine Astaing, Professeur à la Faculté de Droit de Nancy
Ludovic Ayrault, Professeur à l’Université Rennes I
David Bakouche, Professeur à l'Université d'Artois
Nathalie Baruchel, Maître de conférences à l’Université de Grenoble II
Marcel Beaubrun, Professeur à L' UAG Antilles-Guyane
Jean Beauchard, Professeur à la Faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers
Olivier Beaud, Professeur à l'Université de Paris II Panthéon-Assas
Solange Becqué, Professeur à l'Université de Grenoble
Bernard Beignier, Doyen de la faculté de droit de l’Université Toulouse I
Hafida Belrhali-Bernard, Professeure à l’Université de Grenoble II
Jean-Sylvestre Bergé, Professeur à l’Université Paris X Nanterre
Jean-Louis Bergel, Professeur à l'Université Paul Cézanne d'Aix-Marseille III
Alain Bernard, Professeur à l’Université de Pau et des Pays de l'Adour
Sébastien Bernard, Professeur à l’Université de Grenoble II
Aude Bertrand, Maître de conférences à l’Université d’Evry Val d’Essonne
Bénédicte Bévière, Maître de conférences à l’Université de Franche-Comté
Grégoire Bigot, Professeur des Universités, Doyen honoraire
Jean-Louis Bilon, directeur de recherche au CNRS (section 36, sociologie, normes et règles)
Xavier Bioy, Professeur à l’Université Toulouse I
Philippe Blacher , Professeur à l'Université d'Avignon et des Pays du Vaucluse
Didier Blanc, Maître de conférences à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Jean du Bois de Gaudusson, Professeur à l’Université Montesquieu, Bordeaux IV
Béatrice Boissard, Maître de conférences à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Georges Bolard, Professeur à la Faculté de Droit de Dijon
Sylvain Bollée, Professeur à l’Université de Reims Champagne-Ardenne
Georges Bonet, Professeur à l’Université Paris II, Panthéon-Assas
Philippe Bonfils, Professeur à l’Université Aix-Marseille III
Pierre Bonin, Professeur à l’Université de Nantes
Thierry Bonneau, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
Julien Boudon, Professeur à l'Université de Reims
Jacques Bouineau, Professeur à l'Université de La Rochelle
Sabine Boussard-Boudon, Professeur à l’Université de Franche-Comté
Christophe Boutin, Professeur à l’Université de Caen
Laurence Boy, Professeur à l’Université de Nice- Sophia Antipolis
Philippe Briand, Professeur à la Faculté de Droit de Nantes
Claire Brice-Delajoux, Maître de conférences à l'Université d'Evry Val-d'Essonne
Jean-François Brisson, Professeur à l’Université Montesquieu, Bordeaux IV
Estelle Brosset, Maître de conférences à l’Université de Grenoble II
Anne-Sophie Brun, Maître de conférences à l’Université de Grenoble
Pierre Brunet, Professeur à Université de Paris X, Nanterre
Alexis Bugada, Professeur à l’Université Paul Cézanne Aix-Marseille III
Dominique Bureau, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
Laurence Burgorgue-Larsen, Professeur à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
Loïc Cadiet, Membre de l'Institut Universitaire de France, Professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne
Pierre-Olivier Caille, Maître de conférences à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
Marie-Jeanne Campana, Professeur émérite à l’Université de Paris X Nanterre
Stéphane Caporal, Professeur à l’Université de Saint-Etienne, Doyen honoraire de la Faculté de Droit
Jean-Marie Carbasse, Professeur à l’Université Montpellier I, Ancien Recteur d’Académie
Christophe Caron, Professeur à la Faculté de droit de Paris XII
Servane Carpi-Petit, Maître de Conférences à l'Université de Caen
Cécile Castaing, Maître de Conférences, Université Montesquieu-Bordeaux IV
Bernard Castagnede, Professeur à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
André Castaldo, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
Jean-François Cesaro, Professeur à Université de Nice- Sophia Antipolis
Christophe Chabrot, Maître de conférences à l’Université Lumière, Lyon II
Caroline Chamard-Heim, Maître de conférences à l’Université Jean Moulin, Lyon III
Véronique Champeil-Desplats, Professeur à l'Université de Paris X, Nanterre
Géraldine Chavrier, Professeur à l’Université de Lille II
Jacques Chevallier, Professeur à l'Université de Paris II Panthéon-Assas
Antoine Claeys, Maître de conférences à la Faculté de droit de Poitiers
Guylain Clamour, Professeur à l’Université Pierre Mendès-France, Grenoble II
Delphine Cocteau-Senn, Maître de conférences à l’Université Picardie Jules Verne
Marie-Anne Cohendet, Professeur à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne
Martin Collet, Professeur à l'Université d'Orléans
François Colly, Professeur à l'Université d'Evry Val d'Essonne
Pascal Combeau, Professeur à l’Université Paul Verlaine, Metz
Pierre-Henri Conac, Professeur à l'Université du Luxembourg
Geneviève Confino, Maitre de conférences à l'Université de Paris XII
Marie-Laure Coquelet, Professeur à l’Université de Paris X, Nanterre
Isabelle Corpart, Maître de conférences à l’Université de Haute Alsace
Danielle Corrignan-Carsin, Professeur à la Faculté de droit de Rennes
Michel Cosnard, Professeur à l'Université du Maine
Delphine Costa, Professeure à l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse
Jean-Pierre Cot, Professeur émérite, Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Frédérique Coulée, Professeur à l’Université d’Orléans
Marie-Yvonne Crépin, Professeur à la Faculté de Droit de Rennes I
Florence Crouzatier-Durand, Maître de conférences à l’Université Toulouse I
Hervé Croze, Professeur à l’Université de Lyon III, Avocat
Jean-Jacques Daigre, Professeur à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Stéphane Darmaisin, Maître de conférences à la Faculté de Droit de Nîmes
Georges Decocq, Professeur à l’Université Paris XII
Nicole Decoopman, Professeur à la Faculté de droit d’Amiens
Fabrice Defferrard, Maître de conférences à l’Université de Reims, Directeur de l’IEJ
Michel Degoffe , Professeur à l'Université de Paris V, René Descartes
Françoise Dekeuwer-Défossez, Doyen de la Faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales de l' Université de Lille II
Bénédicte Delaunay, Professeure à l’Université François Rabelais, Tours
Cendrine Delivré-Gilg, Professeur à l’Université des Antilles et de la Guyane
Marion Del Sol, Maître de conférences à l’Université de Rennes I
Pierre Delvolvé, Professeur à l'Université de Paris II Panthéon-Assas
Elodie Derdaele, Maître de conférences à l’Université Nancy II
Harold Desclodures, Maître de conférences à l’Université Littoral-Côte d’Opale
Yvon Desdevises, Professeur à l’Université de Nantes
Olivier Deshayes, Professeur à l’Université de Picardie – Jules Verne
Isabelle Després, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
Pascale Deumier, Professeur à l’Université Jean Monnet, Saint-Etienne
Jean Deveze, Professeur à la Faculté de droit de Toulouse
Nicole Dockès, Professeur à la Faculté de droit de Lyon – Université Lyon 3
Guillaume Drago, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
Jean-David Dreyfus, Professeur à l'Université de Reims
France Drummond, Professeur à l’Université de Paris II Panthéon-Assas
Gilles Dumont, Professeur à l'Université de Limoges
Xavier Dupré de Boulois, Professeur à l'Université de Grenoble
Yann-Arzel Durelle-Marc, Maître de conférences à l’Université de Franche-Comté
Vincent Dussart, Professeur à l’Université de Toulouse I
Philippe Enclos, Maître de conférences à l’Université de Lille II
Frédérique Eudier, Maître de conférences à l’Université de Rouen
François Féral, Professeur à l’Université de Perpignan, ancien président de l’Université de Perpignan
Frédérique Ferrand, Professeur à l'Université Jean Moulin - Lyon 3, Directrice de l'Institut de droit comparé
Christine Ferrari-Breeur, Maître de conférences à l’Université de Lyon III
Sylvie Ferré-André, Professeur à l’Université Jean Moulin, Lyon III
Brigitte Feuillet, membre de l'Institut Universitaire de France, Professeur à la Faculté de droit de Rennes I
Olivier Févrot, Maître de conférences à l'Université d'Evry Val d'Essonne
Magali Flores-Lonjou, Maître de conférences à l’Université de La Rochelle
Yvonne Flour, Professeur à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
Laurent Fonbaustier, Professeur à l’Université de Paris-Sud Paris XI
Lauréline Fontaine, Professeur à l’Université de Caen
Elisabeth Fortis, Professeur à l’Université Paris X Nanterre
Norbert Foulquier, Professeur à l'Université d'Evry Val d'Essonne
François Fourment, Maître de conférences à l’Université Nancy II
Jean-Pierre Fradin, Maître de conférences à l’Université de Poitiers
Olivier de Frouville , Professeur à l'Université de Montpellier 1
Hugues Fulchiron, Doyen de la Faculté de droit de Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3
Daniel Gadbin, Professeur et Doyen de la Faculté de Droit et Science Politique de Rennes.
Fabrice Gartner, Professeur à l'Université Nancy II
Juliette Gaté, Maître de conférences à l’Université du Maine
Hélène Gaudemet-Tallon, Professeur émérite à l’Université Paris II Panthéon-Assas
Francois Gaudu, Professeur à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
Jean-Baptiste Geffroy, Professeur à l’Université de Poitiers
Marie-Laure Gély, Maître de conférences à l’Université du Maine
Michel Germain, Professeur à l’Université de Paris II, Panthéon-Assas
Albane Geslin, Maître de conférences à l’Université de Grenoble
Jean-Eric Gicquel, Professeur à l'Université de Rennes I
Alain Ghozi, Professeur l’Université Paris II Panthéon-Assas
Cédric Glineur, Maître de conférences à la Faculté de Droit d’Orléans
Eric Gojosso, Professeur à l’Université de Poitiers, Doyen de la Faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers
Pascale Gonod, Professeur à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
Gérard Gonzalez, Professeur à l’Université de Montpellier I
Olivier Gout, Maître de conférences à l’Université de Saint-Etienne, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires
Damien Grimaud, Maître de conférences à l'Université de Picardie
Paul Grosser, Professeur à l’Université Paris XII
Sylvie Grunvald, Maître de conférences à l’Université de Nantes
Luc Grynbaum, Professeur à l'Université René Descartes - Paris V, Doyen honoraire de la Faculté de droit de La Rochelle
Gilles J. Gugliemi, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
Christine Guillard, Maître de conférences à l'Université Paris XII
Nicolas Guillet, Maître de conférences à l'Université du Havre
Nicole Guimezanes , Professeur à l'Université de Paris XII
Serge Guinchard, Professeur à l'Université Paris II Panthéon-Assas - Ancien Recteur d'Académie
Jean-Claude Hallouin, Professeur à la Faculté de Droit et des Sciences sociales de Poitiers
Théo Hassler, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
Antoinette Hastings-Marchadier, Maître de conférences à l’Université de Nantes
F.X. Heichelbech, Bâtonnier du Barreau de Colmar
Stéphanie Hennette-Vauchez, Professeur à l'Université de Paris XII
François Hénot, Maître de conférences à l’Université de Picardie – Jules Verne
Carlos-Miguel Herrera, Professeur à l'Université de Cergy-Pontoise
Robert Hertzog, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
Luc Heuschling, Professeur à l’Université de Lille II
Patrice Hoang, Professeur à l’Université d’Orléans
Philippe Hoonakker, Professeur des Universités - Avocat au Barreau de Strasbourg
René Hostiou, Professeur émérite de l’Université de Nantes
Dimitri Houtcieff, Professeur à l'Université d'Evry Val d'Essonne
Daniel Ickowicz, Avocat au Barreau de Carpentras, Ancien Bâtonnier
Laurence Idot, Professeur à l’Université Paris I, Panthéon Sorbonne
François Jacob, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
François Jankowiak, Ancien Membre de l’Ecole française de Rome, Professeur à l’Université de Paris-Sud (Paris XI)
Carine Jallamion, Professeur à l’Université de Franche-Comté
Olivier Jouanjan, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III, Professeur honoraire à l’Université de Fribourg-en-Brisgau
Emmanuelle Jouannet, Professeur à l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne
Sylvie Joubert, Maître de conférences à l’Université d’Evry Val d’Essonne
Patrice Jourdain, Professeur à l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Grégory Kalflèche, Professeur à l’Université de la Réunion
Michaël Karpenschif, Professeur à l’Université de Savoie
Yann Kerbrat, Professeur à l'Université du littoral – Côte d'opale
Francis Kernaleguen, Professeur à l’Université de Rennes I
Jacques Krynen, Professeur à l’Université Toulouse I, Institut Universitaire de France
Henri Labayle, Professeur à l’Université de Pau et des pays de l’Adour
Franck Laffaille, Maître de Conférences à l'Université de Reims
Aurore Laget, Maître de conférences à l’Université de la Réunion
Eddy Lamazerolles, Professeur à l’Université de Poitiers, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires
Bertrand de Lamy, Professeur à l’Université de Toulouse I
Jérôme Lasserre Capdeville, Maître de conférences à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
Florence Lasserre Jeannin, Maître de conférences à l'Université de Paris I, Panthéon Sorbonne
Jean-Michel Lattes, Maître de conférences et Vice-Président de l'Université Toulouse I
Franck Latty, Maître de conférences à l'Université de Paris X Nanterre
Frédéric Laurie, Maître de conférences à l'Université d'Aix-Marseille III
Muriel Le Barbier-Le Bris, Maître de conférences à l’Université de Rennes I
Thierry Le Bars, Professeur à la Faculté de droit de Caen.
Jocelyne Leblois-Happe, Professeur à l’Université Paul Verlaine de Metz
Anne Leborgne, Professeur à l’Université Paul Cézanne, Aix-Marseille III, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires
Paul Le Cannu, Professeur à l’Université Paris I, Panthéon Sorbonne
Arnaud Lecourt, Maître de conférences à l’Université de Pau des Pays de l’Adour, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires
Jean-Christophe Le Coustumer, Professeur à l'Université Lumière Lyon II
Olivier Lecucq, Professeur à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour
Hervé Lécuyer, Professeur à l'Université Paris II Panthéon-Assas
Armel Le Divellec, Professeur à l’Université du Maine
Anne-Valérie Le Fur, Professeur à l'Université de Rennes I
Cécile Legros, Maître de conférences à la Faculté de droit de l’Université de Rouen
Patrick Le Louarn, Professeur à l’Université de Nantes
Jean-Jacques Lemouland, Professeur à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, Doyen de la Faculté de Droit, Economie et Gestion
Arnaud Lepillouer, Maître de conférences à l’Université de Cergy-Pontoise
Anne-Marie Le Pourhiet, Professeur à l’Université de Rennes I
Christophe Leroy, Maître de conférences à l’Université de Paris XII Saint-Maur
Anne Marie Leroyer Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
Anne Levade, Professeur à l’Université de Paris XII
Corinne Leveleux-Teixeira, Professeur à l'Université d'Orléans, Membre de l'Institut Universitaire de France
Michel Levinet, Professeur à l’Université de Montpellier I
Sandy Licari, Docteur en Droit, Avocat au barreau de Strasbourg
Cécile Lisanti, Maître de conférences à la Faculté de droit de Montpellier
Sara Liwerant, Maître de conférences à l'Université Paris X-Nanterre
Monique Luby, Professeur à l’Université de Pau
François-Xavier Lucas, Professeur à l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Claude Lucas de Leyssac, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires de Paris I, Panthéon Sorbonne
Agnès de Luget, Maître de conférences à l’Université de La Rochelle
Francine Macorig-Venier, Professeur à l’Université des sciences sociales de Toulouse
Véronique Magnier, Professeur à l’Université Paris-Sud (Paris XI)
Jean-Marc Maillot, Maître de conférences à l’Université Montpellier I
Daniel Mainguy, Professeur à l’Université de Montpellier
Valérie Malabat, Professeur à l’Université Montesquieu-Bordeaux IV
Philippe Malinvaud, Professeur émérite à l’Université Paris II Panthéon-Assas
Blandine Mallet-Bricout, Professeur à l’Université Jean Moulin – Lyon III
Bertrand Du Marais, Professeur associé à l’Université Paris X, Nanterre
Fabien Marchadier, Maître de conférences à l’Université de Limoges
Christophe de la Mardière, Professeur à l’Université de Bourgogne, Président de la Société des professeurs des facultés de droit
Eric de Mari, Professeur à l’Université de Montpellier I, Directeur de l’IPAG de Montpellier, Vice-Président de la Conférence nationale des directeurs d’IPAG
Didier R. Martin, Professeur émérite des Facultés de Droit
Bertrand Mathieu, Professeur à l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne
Marie-Laure Mathieu-Izorche, Professeur à l’Université Montpellier 1
Jean Matringe, Professeur à l'Université du Maine
Christophe Maubernard, Maître de conférences à l’Université Montpellier I
Laurence Mauger-Vielpeau, Maître de conférences à l’Université de Caen
Yves Mayaud, Professeur à l’Université Paris II, Panthéon-Assas
Luc Mayaux, Professeur a l Universite Lyon III
Pierre Mayer, Professeur à l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne
Denis Mazeaud, Professeur à l’Université Paris II, Panthéon-Assas
Rostane Mehdi, Professeur à l'Université Paul Cézanne Aix-Marseille III
Mustapha Mekki, Professeur à l’Université d’Auvergne
Ferdinand Mélin-Soucramanien, Professeur à l'Université Montesquieu-Bordeaux IV
Fabrice Melleray, Professeur à l'Université de Bordeaux IV
Philippe Merle, Professeur à l'Université Paris II, Panthéon-Assas
Nicolas Molfessis, Professeur à l’Université Paris II, Panthéon-Assas
Grégory Mollion, Maître de conférences à l'Université de Grenoble II
Eric Mondelli, Professeur à l’Université de Rennes II
Pierre-Yves Monjal, Professeur à la Faculté de droit de Paris XIII
Pierre Murat, Professeur à la Faculté de droit de Grenoble II, ancien directeur des Instituts d’Etudes Judiciaires de Chambéry (1995/1997) et de Grenoble (2000/2006)
Christine Neau-Leduc, Professeur à la Faculté de droit de Montpellier
Philippe Neau-Leduc, Professeur à la Faculté de droit de Montpellier
Olivier Négrin, Professeur à l’Université Lumière, Lyon II
Alain Ondua, Professeur à l’Université de Limoges
Gilbert Orsoni, Professeur à l’Université Paul Cézanne, Aix-Marseille III
Céline Pauthier, Maître de conférences à l’Université Robert Schuman, Strasbourg
Bertrand Pauvert, Maître de conférences à l’Université de Haute Alsace
Françoise Pérochon, Professeur à l’Université de Montpellier I
Nathalie Peterka, Professeur à l'Université Paris XII
François Petit, Maître de conférences à l’Université Montesquieu, Bordeaux IV
Jacques Petit, Professeur à l'Université de Rennes I
Philippe Pierre, Professeur à l’Université de Rennes I
Geneviève Pignarre, Professeur à la Faculté de droit de Chambéry, Directrice de l'Institut d'Etudes Judiciaires
Xavier Pin, Maître de conférences à l’Université Pierre Mendès-France, Grenoble
Joseph Pini, Professeur à l’Université Aix-Marseille III
Jean-Marie Plazy, Maître de conférences à l’Université Montesquieu, Bordeaux IV
Frédéric Pollaud-Dulian, Professeur à l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne
Marie-Claire Ponthoreau, Professeur à l’Université de Bordeaux IV
Matthieu Poumarède, Professeur à l’Université de Toulouse I
Serge Pugeault, Professeur à l’Université de Reims
René de Quenaudon, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg
Gérard Quiot, Professeur à l'Université de Nice-Sophia Antipolis
Anne Rabreau, Maître de conférences à l’Université de Poitiers
Didier Rebut, Professeur à l’Université Paris II, Panthéon-Assas
Stephan Reifegerste, Maître de conférences à l'Université du Maine
Charles Reiplinger, maître de conférences en droit public à l'Université Paris Nord
Thierry S. Renoux, Professeur à l’Université Paul Cézanne Aix-Marseille III
Thierry Revet, Professeur à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
Stéphane Rials, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas, Membre Senior de l’Institut Universitaire de France
Isabelle Riassetto, Professeur à l’Université du Havre
Didier Ribes, Professeur à l’Université de Haute Alsace
Jeannine Ribuot-Hermann, Maître de conférences à l’Université de Nice, Sophia-Antipolis
Edouard Richard, Maître de conférences à l’Université de Rennes 1
Raphaële Rivier, Professeur à l’Université de Rouen
Frédéric Rolin, Professeur à l'Université de Paris X Nanterre
Diane Roman, Professeure à l’Université François Rabelais, Tours
Nicolas Rontchevsky, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg
Franck Roumy, Professeur à l’Université Paris-Sud (Paris XI)
Frédéric Rouvillois, Professeur à l’Université René Descartes, Paris V
Emmanuel Roux, Maître de conférences à l’Université de Nîmes
Jérôme Roux, Professeur à l'Université Montpellier I
Laurent Ruet, Professeur à l’Université Paris X Nanterre
Hélène Ruiz Fabri, Professeure à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne
David Ruzié, Professeur émérite des Universités
Jean-Christophe Saint-Pau, Professeur à l’Université Montesquieu – Bordeaux IV, Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires
Carlos Santulli, Professeur à l’Université Paris II, Panthéon-Assas
Estelle Scholastique, Professeur à la Faculté Jean Monnet (Paris Sud)
Marc Segonds, Maître de conférences à l’Université des Sciences sociales de Toulouse
Yolande Sérandour, Professeur à la Faculté de droit de Rennes
Pierre Serrand, Maître de conférences à l’Université d’Orléans
Philippe Simler, Professeur émérite à l'Université Robert Schuman, Strasbourg
Serge Slama, Maître de conférences à l'Université d'Evry Val d'Essonne
Sylvain Soleil, Professeur à l’Université de Rennes I
Marie-France Steinlé-Feuerbach, Maître de conférences à l’Université de Haute Alsace
Michel Storck, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
Yves Strickler, Professeur à l’Université Robert Schuman, Strasbourg III
Frédéric Sudre, Professeur à l’Université de Montpellier
Hervé Synvet, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas
Sandra Szurek, Professeur à l'Université Paris-X Nanterre
Marcel-René Tercinet, Professeur et Doyen de la Faculté de Droit de Grenoble II
Hélène Tigroudja, Professeur à l’Université d’Artois
Sylvie Torcol, Maître de conférences à la Faculté de droit de Toulon
Isabelle Tosi, Maître de conférences à l’Université Montpellier I
Jean-Pierre Tosi, Professeur à l’Université Montpellier I
Gilles Toulemonde, Maître de conférences à l’Université de Lille II
Olivier Tournafond, Professeur à l'Université de Paris XII
Didier Valette, Maître de conférences à l’Université d’Auvergne
Xavier Vandendriessche, Professeur à l'Université de Lille II
Agathe Van Lang, Professeur à l’Université de La Rochelle
Pascal de Vareilles-Sommières, Professeur à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne
André Varinard, Professeur à l'Université Jean Moulin, Lyon III
Raymonde Vatinet, Professeur à l’Université de Paris V, René Descartes
Michel Verpeaux, Professeur à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne
Jean-Christophe Videlin, Maître de conférence à l'Université de Grenoble
Laurence Weil, Professeur à l’Université Montpellier I
Philippe Yolka, Professeur à l’Université de Grenoble
Alexis Zarca, Maître de conférences à l'Université d'Orléans

Commentaires

Si je puis me permettre, je rajouterai bien mon nom et ma fonction, même si je ne suis pas universitaire:

Philippe Guellier, Avocat à la Cour

Écrit par : Guellier | 20/04/2007

pardonnez mon ignorance, mais j'ai une question (en toute innocence, sincèrement, n'y voyez pas d'attaque) : pourquoi faut il une qualification particulière pour se présenter au concours d'avocat, alors que pour se présenter à l'ENM ou a l'ENA (qui forment des magistrats administratifs et judiciaires) le diplome de l'IEP suffit?

Écrit par : ELN | 20/04/2007

Pour donner non pas directement une réponse, mais des éléments de réponse ou de questions (des "hints", comme diraient les américains) :

- l'ENM et l'ENA ont pour propos, affiché ou implicite, de former les mentalités ou les attitudes à un certain milieu, qui sera celui dans lequel évoluera le recruté ;

- les instituts formant les reçus à l'examen n'ont pas le même type de formation (je laisse mes lecteurs décider si la différence est de degré ou de nature) que l'ENM ou l'ENA

- les facultés de droit forment-elles des mentalités ou des attitudes qui seraient considérées comme nécessaires ou préférables pour être ensuite avocat ? Ou constituent-elles au contraire le moyen d'éviter que des mentalités ou des attitudes type n'imprègnent les futurs avocats ? C'est toute le question du conformisme ou du non conformisme. Je crois qu'il faut à la fois une très bonne formation "classique" à l'avocat mais aussi une capacité à s'échapper du conformisme !

Écrit par : denis roynard | 20/04/2007

"Les aptitudes requises chez un bon interprète de la loi, c'est-à-dire chez un bon juge, ne sont pas les mêmes que celles requises chez un avocat, à savoir l'étude des lois. [...] Le juge n'a pas besoin de s'occuper de ce qu'il aura à juger, car ce qu'il aura à dire concernant les faits lui sera communiqué par les témoins, et ce qu'il aura à dire en matière de loi viendra de ce que montreront les plaidoiries et de l'interprétation autorisée qui est faite de la loi sur le lieu de l'audience" (HOBBES, Léviathan).
Est-ce à dire que les juges n'ont pas besoin d'être aussi fins juristes que les avocats et que par conséquent les avocats doivent passer par les facultés de droit contrairement aux juges ?

Écrit par : F. H. | 21/04/2007

@ tous
Les commentaires sembent n'avoir abordé que l'action au fond, or trois autres questions se posent :
- la suspension (par action en référé)
- les effets attachés à l'anulation
- les interventions

Ces deux questions se posent, car:
- à moins que le Conseil d'état ne décide pour des raisons d'opportunité de juger rapidement, nous sommes partis pour quelques mois avant l'arrêt au fond
- sans suspension, l'arrêté produira des effets
- sans invocation des articles L 911-1 à L 911-3 (de mémoire) du Code de justice administrative, l'arrêté produira des effets
- il serait souhaitable, pour une bonne justice et le respect du contradictoire, que ceux qui sont concernés et sont pour le maintien de l'arrêté et de ses effets interviennent dans la procédure, et connaissent donc à la fois la réféece de la requête (des requêts s'il y a référé) et la tendeur des moyens invoqués en demande

Il me paraît que les requérants devraient donner aux intervenants les renseignements précités, mais je serais curieux de connaître leurs raisons de ne pas les fournir.

@ F. H.

Recruter les juges parmis d'anciens avocats aurait des avantages, à condition toutefois que :

- lesdits avocats aient eu à plaider tant pour des employeurs que pour des travailleurs, tant pour l'administration que pour les administrés et les fonctionnaires etc.

- le fait d'avoir connu d'autres avocats ne puisse pas générer de connivence susceptible de nuire aux exigences d'impartialité et d'indépendance

- le "retour" à des fonctions d'avocat soit encadré

- que plus généralement tout soit fait pour éviter les conflits d'intérêt

Celui que vous citez est anglais, ainsi que la pratique consistant à choisir les juges parmi les anciens avocats. La pratique anglaise a du bon, mais elle ne peut être recopiée telle quelle et immédiatement en France, ni pour le recrutement
des juges, ni pour la formation des avocats, ni pour ce qui concerne les faits et le droit. Toutefois il est nécessaire de s'en inspirer voire d'en transposer certains aspects, pas seulement parce pour le rapprochement des pratiques et des professions juridiques, mais aussi parce qu'elle a des vertus qu'il semble impossible de développer en France par d'autres moyens.

Plus généralement, il est nécessaire de discuter la question de la formation et du recrutement des avocats et des juges de manière plus globale. Mais pour cette question comme pour bien d'autres, le contexte est devenu celui de la massification et de la productivité, non celui de la qualité, et celui de la précipitation, non celui de la réflexion :

- arrêté pris en catimini à la va-vite

- réaction émotionnelle et à l'emporte-pièce des personnes se sentant lésées.

Écrit par : denis roynard | 21/04/2007

La liste des membres, forcément éminents, Facultés de droit est impressionnante.
Ayant eu à enseigner auprès d'une de ces honorables institutions, je ne peux m'empêcher de penser et de dire qu'après tout, pourquoi ces dernières ne pourraient-elles pas, à terme, être valablement concurrencées par des écoles de droit, reconnues aptes à dispenser un tel enseignement et à délivrer les diplômes afférents?
Certes, la condition serait que ces instituts ou autres soient de véritables formateurs juridiques.Or, de ce point de vue, force est de constater que les IEP sont quelque peu en carence.A ce titre, mais à celui-ci seulement, je souscris à l'appel des universitaires.
Néanmoins, le système universitaire français tend à devenir de plus en plus mauvais, non directement par la faute des universitaires eux-mêmes (quoiqu'ils ne soient pas tout à fait exonérés de toute responsabilité, tout de même), mais par un pouvoir politique qui, d'années en années, a laissé filer en quenouille ce qui faisait encore, il y a trente ans, la fierté de la France.
Les "grandes écoles" ont pour elles d'avoir insauré un filtre à l'entrée.Rien de semblable pour les universités qui, sous l'influence assez néfaste, il convient de le reconnaître sans tabou, des "syndicats" étudiants eux-mêmes noyautés par mouvements syndicaux et politiques situés à la gauche (et plus) de l'échiquier politique, ont subi progressivement mais inéluctablement un nivellement par le bas.
En grande majorité, nos étudiants, et je peux en témoigner, sont de plus en plus nuls! Ils ne savent plus écrire une copie sans commettre des fautes de grammaire, d'orthographe ou de syntaxe.Ils éprouvent d'énormes difficultés à conceptualiser et leur culture classique est souvent proche du néant.
Bien entendu, ils ne sont pas fautifs de cette situation est le fait de gouvernements complètement démagogiques qui ont tout fait pour casser l'université française en poussant 80% d'une classe d'âge au baccalauréat.Ce démocratisme imbécile a entraîné la massification et l'université, chacun peut le constater, au moins pour les premières années d'études, sont de véritables garderies! Sans compter que nos étudiants ne viennent plus chercher un savoir mais consommer, comme au supermarché.
Aussi, ne faut-il pas s'étonner qu'un jour, les facs de droit soient détronées dans leur monopole.Si l'on doit passer par là pour revenir à une certaine excellence, pourquoi pas?
Il n'appartient qu'à vous, Mesdames et Messieurs les enseignants des Facultés de droit, de réagir à la mesure du danger qui se profile et qui remettra en cause vos acquis.

Écrit par : masque de fer | 21/04/2007

Pourquoi ne pas profiter de ce débat pour songer finalement à réformer notre système universitaire de manière à le rendre plus dynamique, plus attractif et, pour certaines disciplines ou structures, davantage en adéquation avec la réalité de la vie professionnelle ?

Écrit par : pc | 22/04/2007

chargé de TD à l'université Paris X-Nanterre aujourd'hui professeur de droit privé à l'Université Cadi Ayad de Marrakech

Écrit par : stephane ghidalia | 22/04/2007

Bravo pour cet appel, qui est immédiatement taxé de corporatisme, comme il fallait s'y attendre... Il conviendrait pourtant de souligner l'intense lobbying de l'opportuniste R. Descoings, et derrière lui des directeurs de "grandes" écoles. Après le coup des ZEP, le diplome d'avocat ! Comme quoi, la meilleure défense est toujours l'attaque : la question de l'élitisme du système Sc Po/grandes écoles n'est toujours pa posée...

Question : Pourquoi seul l'IEP de Paris ? Quid des IEP de province ?
Observation : c'est toujours à l'univers(al)ité de s'adapter à la "réalité de la vie professionnelle", mais jamais aux grandes écoles d'élargir leurs formations et leurs mentalité pour devenir autre chose que des fabriques de "managers"...

Écrit par : François BAYROU | 22/04/2007

Je ne comprends pas bien votre démarche.

Si la fac est si essentielle que ça pour devenir un bon avocat, les étudiants passeront par la fac et pas par les IEP. Mais est-ce que la fac est si "bonne" que ça pour former les avocats ? Je n'ai pas ce souvenir. J'ai peut-être été dans de mauvaises facs alors...Je trouve d'ailleurs assez caustique de noter dans vos signataires un grand nombre de très mauvais enseignants (peut-être bon chercheurs, mais mauvais enseignants).

Je pense que vous vous trompez complètement de problème. Il ne s'agit pas de se plaindre de ce que les "grandes écoles" (autoproclamées) vous piquent votre pain ; il s'agit plutôt d'essayer de réfléchir à la question, pourquoi, vous ne parvenez pas à faire de bons candidats aux concours.
La fac forme qques chercheurs mais ne sait pas comment préparer les étudiants à la vie active (en général) et aux concours (en particulier).
Pour se limiter à la préparation aux concours. Les IEJ sont souvent très mauvais.
Comment pourraient-ils être bons lorsque la plupart des enseignants y sévissent seulement pour "compléter leur service", n'ont aucune expérience de ces concours (ou alors assez ancienne), sont obsédés par leurs lubies de recherche (qui passionnent rarement les rédacteurs de sujet, souvent plus basiques). Conséquence : la plupart des étudiants font des prépas l'été ou pendant l'année, à côté de la fac, pour réussir ces concours.

Balayez devant votre porte.

Écrit par : consternépartouça | 23/04/2007

En complément de "consternépartoutça":

En effet, ce blogueur a raison.Il faut bien admettre que le corps enseignant dans les facs de droit n'est pas uniforme dans la qualité. Bien souvent, notamment dans la nouvelle génération (mais pas seulement), les recrutés (MCF ou agrégés), parce qu'ils ont le bras plus long que les autres ou bien parce qu'ils sont "fils d'archevêque" ou tout simplement parce qu'ils sont très protégés, comme certaines espèces rares, sont assez mauvais pédagogues et quant à leur recherche, elle se réfugie dans un positivisme confortable ce qui la confine à un juridiquement correct ennuyeux et sans apport.
En outre, ce qu'il manque aux universitaires des facultés de droit, c'est la pratique, la vraie; exit, donc, celle des consultants autoproclamés que nos chers professeurs font profession d'être et qu'ils font chèrement payer à la collectivité pour un résultat inexploitable.De même que les magistrats devraient faire un tour pendant quelques années dans la société civile avant de juger, de même nos enseignants des universités devraient pratiquer leur science. Demanderait-on à un professeur de médecine de ne pas éprouver sa science au contact des malades et de la maladie?!

Écrit par : masque de fer | 23/04/2007

Etrange idéé de refuser aux étudiants de passer des concours sous prétexte qu'il non pas suivie "l'acheminement philosophique de la fac de droit..."
Personnellement j'y vois clairement l'expression de la faiblesse de l'examen du crfpa ou il suffit d'un mois et demie de préparation type bachotage à 2000 euros pour être imprégner de la philosophie de l'avocat...
C'est cette dérive qui doit être mis à mal et non l'ouverture à la concurrence, encore que l'inégalité de moyen entre IEP, école de commerce et université est bien trop choquante pour ne pas être denoncer comme vous le faites justement

Écrit par : étudiant | 23/04/2007

Si les étudiants des IEP réussissent l'examen d'entrée au CRFPA, on pourrait penser qu'ils ont le niveau nécessaire, et à ce titre, il semble justifié qu'on leur ouvre l'accès au diplôme.

Quel est l'argument des défenseurs du monopole de l'université? Si on restreint l'accès à l'examen d'entrée au CRFPA c'est parce qu'on a la garantie que les étudiants qui se présentent ont un niveau suffisant en droit et ont une vision large et approfondie de la matière juridique. Cet examen n'est pas excessivement difficile, parce qu'il suppose un niveau en droit, garanti par plusieurs années d'études juridiques.

La suppression du monopole des université aboutirait à ignorer, puis supprimer la spécificité des études et de la matière juridiques. Et cela aurait de plus comme conséquence de marginaliser encore un peu plus les études universitaires, notamment en raison de la différence de prestige et de moyens. Il faut relativiser cet argument car de toute façon, pour rentrer dans un cabinet d'avocats prestigieux la meilleure façon n'est pas de "faire la fac", mais bien de faire une grande école ou un IEP et de le compléter par un master juridique. Et ce que retiennent les recruteurs sur le cv, c'est évidemment l'école prestigieuse. L'arrivée des IEP ou des écoles de commerce ne va pas créer une concurrence (considérée comme déloyale). Elle existe déjà!

Mais si il y a peu de moyens par étudiant à l'université, est-ce un problème de quantité de moyens ou de nombre d'étudiants? Réduisez le nombre d'étudiants, vous augmenterez mécaniquement la "part" réservée à chaque étudiant (pourvu que l'Etat n'alloue pas ses crédits en fonction du nombre d'étudiants).

Il est doublement légitime de limiter l'accès aux universités de droit. Il y a en effet un nombre d'étudiant trop important au regard des débouchers porfesionnels. De plus une sélection en amont permettrait d'améliorer l'enseignement, le prestige des universités et de leurs étudiants. Mieux préparés, mieux sélectionnés, les étudiants juristes auraient beaucoup plus de chances de réussir les concours juridiques, et la concurrence sur le marché du travail.

Dans de nombreux autres pays, les études juridiques sont considérées comme les plus prestigieuses. On n'a pas besoin d'aller chercher des étudiants en gestion ou en "culture gé" pour avoir d'excélents avocats. Il suffit d'arrêter l'enseignement-élevage industriel et de rechercher l'excellence.

En résumé, il reste une alternative à 3 branches pour l'avenir :

- soit on revient au système tel qu'il existait avant l'arrêté ministériel; c'est une solution bancale dans laquelle des milliers d'étudiants s'inscrivent endroit avec des espoirs qui seront déçus au moment de l'entrée sur le marché du travail. A côté les étudiants des grandes écoles trustent les meilleures places en cabinet, il leur suffit de s'inscrire un an à l'université.

- soit on ouvre l'accès à la profession à toutes les formations. Si les barreaux veulent que l'avocature garde une certaine spécificité il faudra que l'examen soit plus difficile et plus large (droit de la famille, des biens, pénal obligatoires). Les grandes écoles renforceront leur domination et l'Université sera totalement marginalisée et dépréciée.

- soit, enfin, les UFR de droit décident de faire en sorte que les études de droit retrouvent leur place, c'est-à-dire un cursus prestigieux pour qui veut devenir avocat. La sélection des étudiants est la condition nécessaire pour que ce cursus redevienne prestigieux. Le niveau des étudiants en droit justifiera d'autant plus le monopole de leurs université.

Alors pour que la concurrence ne soit plus déloyale je propose que les universités s'approprient ce slogan (avec un peu plus de succès que l'original) : à nous de vous faire préférer le droit.

Écrit par : fabrice KORENBEUSSER | 23/04/2007

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0,50-899614,0.html

L'Université défend son monopole dans la formation des futurs avocats
LE MONDE | 21.04.07 | 12h26 • Mis à jour le 21.04.07 | 14h20


ne querelle oppose les facultés de droit et Sciences Po Paris sur les conditions d'accès à l'examen d'entrée aux centres régionaux de formation à la profession d'avocat (CRFPA). La controverse a été déclenchée par la parution, le 8 avril, d'un arrêté des ministères de l'éducation et de la justice permettant aux étudiants de l'institut d'études politiques (IEP) de Paris issus des mentions "carrières judiciaires et juridiques" et "droit économique" de se présenter à l'examen d'entrée à ces écoles d'avocats - sans diplôme universitaire de droit. Les universitaires des UFR (unités de formation et de recherche) de droit parlent d'un "coup de force".


Dès le 12 avril, des professeurs et maîtres de conférences de droit ont lancé un "appel contre la remise en cause de l'utilité des études juridiques dans la formation des avocats". Consultable sur le blog de Frédéric Rolin, professeur de droit public à l'université Paris-X (Nanterre), ce texte a recueilli 380 signatures depuis sa mise en ligne. Les signataires demandent le retrait de l'arrêté, qui, selon eux, est "en contradiction avec les engagements" souscrits par le ministère de l'enseignement supérieur en 2004 et qui prévoyaient de réserver la délivrance du master de droit aux universités.

Contestant une décision prise "au beau milieu de la campagne présidentielle" et "sans aucune concertation", les signataires demandent aux candidats de "prendre parti sur cette question". Ils ont pour l'instant obtenu, le 16 avril, un communiqué du Parti socialiste jugeant que "cette mise en concurrence sauvage des facultés de droit avec l'IEP de Paris est inacceptable et inéquitable".

La conférence des doyens des UFR de droit a annoncé, le 18 avril, qu'elle s'associait "sans réserve" à cet appel. Pour son président, Patrick Maistre du Chambon, cet arrêté est une "remise en cause de l'utilité des études juridiques dans la formation des avocats", et viserait aussi à renforcer "l'image de marque de l'IEP de Paris".

Ces réactions n'ont pas laissé indifférent le directeur de Sciences Po, Richard Descoings, qui, dès le 13 avril, a mis en ligne une réponse sur son blog, demandant ironiquement si "toute cette énergie déployée à empêcher que l'arrêté soit signé puis pour empêcher qu'il soit publié, à présent pour qu'il soit annulé", ne pourrait être "affectée à une cause plus générale et plus haute". Le directeur de Sciences Po rappelle que, jusqu'en 1994, tous les diplômés de cette école pouvaient se présenter aux concours permettant de devenir avocat et que l'arrêté, de ce point de vue, est "un retour à la situation précédant 1994". Il note cependant des "restrictions", notamment le fait que seuls les diplômés de Sciences Po ayant suivi une spécialisation en droit peuvent être candidats.

Selon les doyens des UFR de droit, l'arrêté revient à "nier l'intérêt d'une formation juridique fondamentale" et à soutenir que "trois semestres de droit" suffiraient à atteindre le niveau de leurs étudiants. "Si l'IEP de Paris veut mettre en place une formation juridique de huit semestres, nous sommes d'accord, mais nous ne voulons pas d'un saupoudrage se limitant à quelques cours de droit", commente M. Maistre du Chambon.

La formation des futurs candidats venus de Sciences Po "ne se limite pas à trois semestres", rétorque M. Descoings, soulignant qu'ils "auront eu précédemment trois années de premier cycle au cours desquelles ils auront étudié beaucoup de droit". "Il s'agit seulement, ajoute-t-il, de déterminer qui peut être candidat. Rien d'autre : les jurys, les programmes ne changent pas." Et de demander si "la simple ouverture à un peu plus de concurrence" doit être considérée comme une "attaque".

"Au bout de dix années de tentatives, Sciences Po vient donc de réussir", commente M. Rolin, assurant que "derrière Sciences Po se dissimulent également toutes les écoles de commerce (HEC, Essec, ESCP...) pour lesquelles le droit est un produit comme un autre, à la vente duquel on peut se former comme au marketing".

Le texte de l'appel affirme que cette décision conduit à "la mise en place d'une concurrence artificielle entre les facultés de droit, auxquelles les moyens financiers et humains sont chichement comptés, et un établissement qui peut s'appuyer sur une dotation par étudiant dix fois plus importante qu'à l'université". Selon M. Descoings, "il ne faut pas faire de Sciences Po et de ses élèves les boucs émissaires des difficultés rencontrées par les universités en général et les facultés de droit en particulier". Les signataires de l'appel préparent un recours.



Luc Cédelle
Article paru dans l'édition du 22.04.07

Écrit par : Article Le Monde | 23/04/2007

Enormité de "masque de fer", un magistrat juge les faits et le droit en fonction des faits et des règles de droit aucunement besoin d'aller faire un tours dans la société civile seulement besoin de savoir juger!!! Quant aux professeurs qui sont mauvais pédagogues c'est vrai pour certains mais beaucoup d'entre eux sont "hyper" compétents et certains sont très bon pédagogues seulement il faut savoir choisir sa fac en fonction de son statut et de sa reconnaissance, généralement la compétence des professeurs ( étrangement) y est liée. On ne niera pas que les facultés manquent sûrement de pratique professionnelle mais pourquoi ne pas tout simplement régler ce problème dans ce cas ? Parce qu'on ne niera pas non plus qu'aussi bon juriste que l'on soit il faut un minimum de connaissances, au moins pour la profession d'avocat (et pour toutes celles qui sont similaires) , que les "usines écolières" ne savent enseigner!De même que l'on ne niera pas qu'avant toute pratique il faut des connaissances ( pratiquer quoi?!!) finalement on tourne en rond pour toujours revenir à la même réponse; les universités de droit sont indéniablement les plus aptes à enseigner et à préparer à la profession d'avocat.

Écrit par : Etudiante en droit | 23/04/2007

Pour "étudiante en droit":
Je ne fais aucun procès à quiconque et me contente d'émettre un avis, conformément à la "raison sociale" de ce blog. Dès lors, je ne me prend pas pour un "magistrat" qui devrait statuer de facto et de jure, mais fait uniquement valoir mon droit constitutionnel à m'exprimer librement. Ensuite, je comprends très bien votre attachement à cette vieille maison qu'est l'université française.Toutefois, il faut bien reconnaître qu'elle a subi l'érosion du temps et des réformes stupides que les gouvernements successifs lui ont infligées depuis près de 30 ans. Quant à la pédagogie des enseignants, je persiste à dire, pour l'avoir vécue d'abord comme étudiant, ensuite comme enseignant, qu'elle est devenue très inégale. Le système de recrutement est endogamique (notamment au niveau de l'agrégation et dans une certaine mesure à celui des MCF), ce qui le rend non seulement injuste, mais encore et surtout très aléatoire selon les commissions de spécialistes. J'ai, dans ce blog, déjà dit ce que je pensais du soi-disant "concours" de recrutement des MCF et des agrégatifs. Je sais, pour en connaître certains, que des MCF recrutés ces dernières (et pour me limiter à ceux-là) années ne sont pas à la hauteur.Leur recrutement "local", bien souvent, était dû à leur consensualisme mièvre et obséquieux, c'est-à-dire, en clair, à jouer ce qu'un chanteur appelait le "lèche-botte blues".
Personnellement, je ne vois plus aucun avenir à l'université française telle qu'ont pu la connaître certains de mes maîtres. Un de ceux-ci nous galvanisait, lorsque j'étais en première année, en nous disant que nous étions "l'élite de la nation". Mais déjà, à l'époque, ce n'était presque plus vrai.Ce ne l'est plus du tout aujourd'hui où la nation se délite en même temps que ses élites. Aussi, parce que l'intelligence et le bon sens commandent de nous adapter, pourquoi ne pas aller chercher l'excellence là où elle se trouve, dans les facultés encore soucieuses de leurs réputations autant que dans les "grandes écoles", à la condition qu'elles dispensent un vrai enseignement juridique et qu'elles ne prennent pas les étudiants pour des gogos.Or, à mon sens, l'IEP de Paris (d'accord avec "François Bayrou" sur ce point), dans la continuité de sa démagogie marxisante, après nous avoir fait croire que les étudiants venus des ZEP étaient plus brillants que les autres, prétend maintenant que les meilleurs juristes se recrutent en son sein!

Écrit par : masque de fer | 23/04/2007

Bonjour,

Je souhaiterais ajouter mon nom à cette liste même si je suis encore étudiante. J'exerce actuellement les fonctions de juriste au sein d'une association d'informations juridiques et d'aide aux victimes. Je suis directement concernée car je prépare l'examen d'accès au CRFPA pour la session 2007.

Melle Estelle SPANNAGEL, titulaire d'une Maîtrise Droit mention Droit privé Université de METZ (promo 2003/2004) et d'un Master Recherche Droit des Affaires et de l'Entreprise mention Droit du marché (concurrence consommation et distribution) Université MONTPELLIER 1 (promo 2004/2005).

Écrit par : SPANNAGEL Estelle | 23/04/2007

Je crois que les étudiants en droit ne doivent pas se leurrer sur l'opération en cours, dont on veut leur faire croire qu'elle défend leurs intérêts par rapport à ceux des étudiants des "grandes écoles".

La plupart des facs parisiennes sont très flattées d'intégrer les étudiants d'HEC ou de l'ESSEC, auxquels elles proposent directement une inscription en L3 (exit les bases de droit des oblig et droit administratif), voire même en DESS (M2 prof) ou DEA (M2 recherche).

Ces étudiants prennent chaque année plus de place dans les diplômes (cf les M2 droit des affaires de P1 et P2).

Et on ne leur demande même pas de savoir faire un commentaire d'arrêt.

Cherchez la logique...

Écrit par : étudiante écoeurée | 23/04/2007

Bonjour,
C'est simplement que les titulaires d'Hec et de l'Essec acceptés ont le niveau pour rentrer en MP de Paris 2 avec ce type de formation. Si vous regardez les promotions , il y a dans ces formation beaucoup d'étudiants qui ne sortent pas de la fac d'Assas et qui viennent d'autres facs c'est le principe de l'égalité au mérite.
Et ces étudiants ne sont pas mis à l'écart par les autres juristes et au contraires aidés par toute la promotion avec une volonté d'échange mais à l'examen final le niveau en droit est bien vérifié et à l'épreuve terminale écrite les juristes marquent des points .
Sortant de cette formation j'ai connu l'inverse dans une grande école une ENS Mines en MS et le comportement envers les non ingénieurs est différente car les juristes sont considérés comme des hors usine , des sine nobilitate même s'il y a sympathie.
Les grandes écoles c'est la république aristocratique de Platon celle des titres , l'université c'est la démocratie du grade au mérite. On regarde moins à l'université les tics sociaux de la classe dominante lors de l'entrée et il y a une volonté de faire accéder aux taches de la cité les plus nobles n'importe quel citoyen méritant.
C'est l'ascenseur social le plus juste.
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 24/04/2007

La moindre des choses pour donner l'équivalence serait de pouvoir vérifier le niveau en droit.
Quant on rentre dans une grande école avec un DEA ou un DESS , on est soumis à une sélection avec une batterie de tests.
Surtout que les dispenses pour certaines matières ont été supprimées pour l'examen d'avocat même pour ceux qui avaient obtenu ce diplôme avant la réforme.
Quel est l'intérêt de faire un M2 en droit dans ces conditions.
Autant faire Sciences Po Ecofi.
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 24/04/2007

A ma connaissance, Sc Po Eco Fi n'existe plus depuis un moment....

Si je comprends bien, ce qui justifie l'admission directe des HEC/ESSEC dans les 3è cycles est que l'on teste leur niveau en droit.

Mais alors autoriser les Sciences Po a présenter le CFPA permettrait justement de tester aussi leur niveau en droit. Non ?

J'ai l'impression que les arguments relatifs au "niveau en droit" invoqués par les uns et les autres sont assez bidons.

Les facs de droit sont prêtes à accueillir à bras ouverts les diplômés des grandes écoles qui ont bénéficié de formations "de luxe".

L'essentiel est que... cela passe par elles! Ce qu'elles ne veulent pas, c'est être court-circuitées par un accès direct au CFPA.

C'est donc une question d'influence et de pouvoir qui est en jeu.

Pas une question de niveau en droit. Ni d'égalité sociale ou d'accès du plus grand nombre aux études supérieures.

Écrit par : pipoteur | 24/04/2007

Ce n'est pas tant le niveau en droit que la capacité de raisonner en respectant les principes géneraux du droit .
Poser les faits , faire l'adéquation du motif de fait au motif de droit .C'est faire triompher une interprétation de bonne foi .
C'est pourquoi un petit mémoire est demandé aux candidats qui sortent des GE et qui présentent des M2 en droit des affaires et qu'un jury est souvent mis en place.
C'est également pour ce motif que beaucoup sont pris car ils ont ces qualités.
Dans les grandes écoles la batterie de tests est un outil différent qui mesure plus des qualités de logique pure.
L'IEP devrait comprendre que sans cette vérification qui est faite pendant 4 ans en droit ,il est difficile d'avoir accès directement à une formation technique où les fondements du droit doivent être connus dès l'entrée.
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 24/04/2007

Ce n'est pas tant le niveau en droit que la capacité de raisonner en respectant les principes géneraux du droit .
Poser les faits , faire l'adéquation du motif de fait au motif de droit .C'est faire triompher une interprétation de bonne foi .
C'est pourquoi un petit mémoire est demandé aux candidats qui sortent des GE et qui présentent des M2 en droit des affaires et qu'un jury est souvent mis en place.
C'est également pour ce motif que beaucoup sont pris car ils ont ces qualités.
Dans les grandes écoles la batterie de tests est un outil différent qui mesure plus des qualités de logique pure.
L'IEP devrait comprendre que sans cette vérification qui est faite pendant 4 ans en droit ,il est difficile d'avoir accès directement à une formation technique où les fondements du droit doivent être connus dès l'entrée.
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 24/04/2007

"Poser les faits , faire l'adéquation du motif de fait au motif de droit"

N'est-ce pas ce que l'on fait dans une épreuve de cas pratique ?

"Et on ne leur demande même pas de savoir faire un commentaire d'arrêt. "

C'est embêtant. Quel cabinet voudra d'un avocat qui ne sera pas capable de joindre un commentaire d'arrêt aux conclusions adressées au juge ? Ou de produire ce commentaire lors d'une négociation ?

"Il est doublement légitime de limiter l'accès aux universités de droit. Il y a en effet un nombre d'étudiant trop important au regard des débouchers porfesionnels. De plus une sélection en amont permettrait d'améliorer l'enseignement, le prestige des universités et de leurs étudiants"

La solution est donc de recruter par un concours (avec un nombre de places limité) qui sélectionnera au mérite, et non selon l'origine. Conséquence: les universités qui veulent devenir prestigieuses le pourront si leurs étudiants obtiennent de bons résultats au concours.

Écrit par : Apokrif | 24/04/2007

« Le juge n'a pas besoin de s'occuper de ce qu'il aura à juger, car ce qu'il aura à dire concernant les faits lui sera communiqué par les témoins, et ce qu'il aura à dire en matière de loi viendra de ce que montreront les plaidoiries et de l'interprétation autorisée qui est faite de la loi sur le lieu de l'audience »

Pour faire du droit comparé de café du commerce: Hobbes parle d'un pays où la procédure est accusatoire (où le seul travail du juge est de dire "objection retenue" quand un avocat parle assez fort pour le tirer de son sommeil) et où , accessoirement, les juges sont souvent d'anciens avocats.

Écrit par : Apokrif | 24/04/2007

@ JM Cheze
Je ne comprends pas votre raisonnement.
Vous dites qu'on vérifie l'aptitude au raisonnement juridique des élèves des grandes écoles. Ce qui est normal.

Or ce qui est en cause ici est la possibilité de se présenter aux épreuves du CFPA qui ont précisément pour objet de vérifier l'aptitude au raisonnement et les connaissances.

Le CFPA est d'ailleurs un examen difficile et très redouté, pour lequel les candidats travaillent beaucoup.

Donc le réussir serait de nature à valider l'aptitude des candidats (issus ou non de sciences po) au raisonnement juridique que vous évoquez.

Écrit par : pipoteur | 24/04/2007

Je suis d'accord avec mais il faut bien un petit filtre en amont même quand on sort d'un grand établissement .
Il faut bien que le futur avocat puisse être vérifié dans sa capacité à deviner le parallélisme qui peut exister entre la grammaire (l'ordre de la la langue) et la logique (ordre de la pensée). La rhétorique doit ête connue pour ceux qui s'occuperont des manières de bien penser et de bien dire.
La logique de la GE ne saurait suffire.Pour dire la justice , il faut d'abord été enseigné de la supériorité du juste sur le fort.
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 24/04/2007

-Plus que la critique d'une modification reglementaire, la réaction du corps enseignant de l'université est symptomatique d'un triple désarroi :

1-une incapacité de l'université à se réformer. Engoncer dans ses problemes de personnes et ses logiques de formation seulement juridiques, les facultés de droit ont du mal à intégrer l'espace de concurrence qui existe désormais en matière de formation. Difficulté de dialogue avec le monde professionnel, absence de discours sur les carrières, grand conservatisme des attitudes, absence de management et de ressources humaines, manque d'ouverture scientifique et pluridisciplinaire, le grand individualisme des enseignants qui gèrent les universités empêche de peser sur les choix du ministère et revèle ainsi une impuissance...

2-un manque de moyen. L'université est devenu un lieu de selection de masse ou il est difficile de transmettre. Le cout par étudiant est dérisoire par rapport aux autres formations et les étudiants trop nombreux mal orientés.

3-une absence de reconnaissance et de visibilité. La carrière des enseignants est limitée. La faculté de droit ne genere pas assez de carrières au dela du ministère de l'éducation nationale (cabinet, rectorat) ou du barreau (consultation, SCP). La position de chercheur est dévalorisée. Le recrutement (cnu agrégation) occupe une période trop importante dans la carrière et à des effets contreproductifs de repli sur soi. Il est difficile de mener des recherches à l'étranger si l'on veut intégrer l'université.

-Science po Paris dispose d'un régime juridique qui contourne l'ensemble de ses difficultés : il permet une gestion soucieuse de l'avenir professionnel des étudiants et fait appel à des enseignants triés sur le volet en fonction de leur compétence et de leur qualité pédagogique. Les meilleurs étudiants vont t'ils se priver d'une telle offre ?Cette autonomie de gestion et de moyen et les possibilités ouvertes par le décret constituent soit une exception scandaleuse en terme de moyen puisqu'il rompt le principe strict d'égalité, soit un exemple à suivre qui appelle une réforme de l'université : pour le généraliser au plus grand nombre, pour concevoir une politique active de formation au sein de chaque université ou pour diversifier son offre. En tout état de cause, un budget conséquent et d'autres possiblités de financement sont nécessaires. Le milieu juridique peine à se faire entendre.

La qualité des étudiants de science po Paris et province n'est pas à mettre en cause. Plus ouvert parce que soumis à une émulation plus forte et donc plus adaptable, les mondes universitaire et professionnelle les apprécient souvent plus que les esprits étriqués et stressés sortis d'une simple formation juridique. Les qualités d'érudition juridique dont l'agrégation en est l'illustration sommitale font la force de l'université et méritent d'etre défendu mais sont aussi son grand défaut pour nos étudiants.

Le courage consiste à signer une pétition mais aussi à permettre les conditions d'une telle réforme. Ce courage est celui de mettre un peu son ego dans sa poche de contacter ses connaissances pour placer ses étudiants et pour obtenir des subventions de partenaires privés et publics, d'étudier et d'entendre oralement les candidats postulants à ses formations dans les délais raisonnables pour attirer les meilleurs, d'accueillir dans ses formations des chercheurs étrangers et des enseignants experts. De tels comportements nécessitent bien souvent de limiter ses heures supplementaires et ses consultations personnelles pour se mettre réellement au service de l'usager. Plus qu'une pétition, une générosité et une ambition pour ses étudiants que l'université et l'universitaire ont un peu délaissées.

Écrit par : Cin. | 25/04/2007

Il y a bien des entités d'étudiants qui regroupe l'IEP , ENS Ulm , Panthéon Sorbonne, Panthéon Assas et l'Essec avec un représentant de Jus Assas . Il s'agit de Res Publica Nova.
Ce serait bien d'avoir leur avis sur un tel sujet.
Qu'en pensez vous?
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 25/04/2007

A mon avis, toute cette controverse reste du bruit pour rien. Les étudiants de science po mention "carrière juridique ou droit économique" on sait très bien qu'il ne sont pas des juristes ; mais des produits qui se veulent comme tels. Somme toute, ils ou elles sont majoritairement des bêtes de concours. Comme, ils sont privilégiés en termes de moyens, il vont payer 2000 ou 3000 euros à des organismes privés pour préparer au capa, bachoter les épreuves et avec un peu de chance, ils s'en sortirons. Cet arrêté est la résultante d'une très efficace opération de lobbying (le choix de sa parution également ; car tous les français ont les yeux rivés sur les élections). En soi, c'est une véritable concurrence déloyale fort préjudiciable au justiciable. On aura de plus en plus plus d'avocats science po très médiocres qui risquent pour beaucoup de plomber les dossiers de leurs clients. Mais comme on est des libéraux, le marché pourra résoudra un peu la question ; même si pour un particulier lamba, un avocat est un avocat à partir du moment où il a le titre. On perd ainsi en qualité par rapport à ce que doit être un avocat : c'est-à-dire brillant! L'arrêté est d'autant plus injustice qu'il ne vise que science po Paris. C'est ce qu'on appelle du clientélisme! n'en déplaise en à M. Descoin

Écrit par : Armand. Boyé | 26/04/2007

@cin. : je partage pleinement toutes les orientations de votre commentaire, à ceci près que sur chacun des points, il me semble que le constat que vous dressez de l'état de l'institution universitaire et de ses membres décrit sans doute une situation plus noire qu'elle n'est effectivement.

Ainsi, les évolutions qui se sont opérées au cours des dernières années en ce qui concerne la professionalisation des diplômes porte des fruits incontestables : elle est loin l'époque des "DEA parkings".

Si vous me permettez de prendre l'exemple de l'université d'Evry, dans laquelle j'ai enseigné de nombreuses années, et qui présente la caractéristique d'voir défnin récemment son offre de formation, quels sont les diplômes qui ont été créés :

- des DESS (désormais master pro), sur des sujets ciblés, et dont l'insertion professionnelle des diplômés est remarquable ;

deux "IUP" (institut universitaire profesisonnalisé), l'un de juriste d'entreprise, l'autre d'administration des structures culturelles), qui sont des formations sélectives et réputées, dont là encore la professionalisation est remarquable.

Voilà donc un très exemple de ce que, même avec des moyens limités, on peut parvenir dans une université périphérique a structurer une offre de formation de qualité et efficace.

Je suis en revanche plus d'accord sur les questions de ressources humaines et de management. Il est clair que les universités sont sous-encadrées de ce point de vue, et que les managers soit sont très isolés, soit ne sont pas des managers.

Je prolonge mon exmple évryen : pour essayer d'assurer le suivi des anciens étudiants, j'ai voulu créer un "observatoire de la professionalisation", qui supposait de passer des coups de téléphones, d'envoyer des maisl, de prendre des contacts. Or, la secrétaire du diplôme gère en même trois filières et elle n'a pas le temps de s'occuper de ces questions. Comme en outre ce diplôme ne réunit qu'une vingtaine d'étudiants, je dois consommer toute ma taxte d'apprentissage pour financer le déficit d'attribution d'ehueres, et je n'ai donc pas les moyens de payer des vacations à un étudiant pour s'en occuper.

Sur l'ouverture vers le privé, la difficulté est moins la pudeur des universitaires, quoi qu'on en dise, mais la difficulté de mettre en place des structures efficaces : mettre en place ces partenariats est une affaire de professionnels, et les universitaires n'en ont ni la compétence (faute de formation professionnelle) ni les moyens.

Écrit par : f.rolin | 26/04/2007

je m'associe à votre manifeste tant comme avocat de base que comme citoyenne

Écrit par : Christine VAYSSE LACOSTE | 26/04/2007

Les anciens élèves des DEA , DESS qui sont dans des professions juridiques porteuses devraient aider leur ancien professeur en ouvrant leur réseau. En contrepartie ils devraient pouvoir fair une thèse sur un sujet porteur.
L'échange se ferait sur les connaissances pratiques et théoriques.
Cordialement
http://www.village-justice.com/forum/viewtopic.php?t=8531

Écrit par : Jean Marc Cheze | 26/04/2007

La moindre des choses c'est d'aider le professeur qui vous à formé à placer les diplômés les plus récents.

Écrit par : Jean Marc Cheze | 26/04/2007

"A mon avis, toute cette controverse reste du bruit pour rien. Les étudiants de science po mention "carrière juridique ou droit économique" on sait très bien qu'il ne sont pas des juristes ; mais des produits qui se veulent comme tels. Somme toute, ils ou elles sont majoritairement des bêtes de concours. Comme, ils sont privilégiés en termes de moyens, il vont payer 2000 ou 3000 euros à des organismes privés pour préparer au capa, bachoter les épreuves et avec un peu de chance, ils s'en sortirons. "
armand Boyé

C'est vrai, ils pourront d'ailleurs suivre les cours de nombreux signataires de cette pétition qui n'hésitent pas à vendre leurs services à de tels organismes tout en signant une pétition dénonçant les "privilégiés" de sciences po!

Capavocat prébareau sont très bien représentés parmi les signatatires

Léon

Écrit par : Léon | 26/04/2007

Le débat s'élève. Merci cher Léon

Écrit par : xddb | 27/04/2007

Leon, votre analyse est formidable.

Les universitaires sont des personnes vénales, c'est bien connu. Ces infames maitres de conferences qu'on honore de 1500 euros mensuels devraient vraiment penser a etre moins outrecuidants.

Il convient donc de prolonger votre brillante réflexion: imposons aux enseignants de rester 35 heures à l'université - ils auront ainsi tout loisir de repeindre leurs locaux pour donner une meilleure image de l'université.

Et si jamais les prépas privées existent encore, augmentons leur service à 50 heures hebdomadaires. Peut-être seront-ils alors crédibles quand ils affirment devoir beaucoup travailler.

Écrit par : rotschild | 27/04/2007

Au lieu de se doter, pour paraitre moderne, de services bidons de communication, les universités feraient mieux de s'organiser en structurant et en coordonnant leurs capacité d'influence sur les institutions législatives et règlementaires. elles gagneraient non seulement à être financièrement mieux dotées, mais également à se défendre contre le privé et les dites "grandes écoles" qui d'ailleurs n'ont jamais formé de savants mondialement connus. Pourtant, elles se positionnent comme étant les "écoles du pouvoir" pour ne former la plus part du temps que des exécutants ; mais souvent plus opérationnels pour les besoins du marché. Il faudrait dépasser cette pseudo autonomie des universitaires qui les divise pour mieux les affaiblir.

Écrit par : Armand. Boyé | 27/04/2007

Si, les grandes écoles ont formé des savants mondialement connus :
- Eiffel (Centrale Paris)
- Poncaré (Normale sup)
- Fresnel (Polytechnique)
- Pasteur (Normale sup)
etc.

Evidemment, il s'agit là de grandes écoles scientifiques, pas d'écoles se piquant de faire des "sciences" humaines.

Il est vrai en revanche que les grandes écoles forment davantage d'exécutants que de dirigeants, même normale sup et Polytechnique, mais n'est-ce pas le cas de tous les autres établissements d'enseignement supérieur. Et la raison en est simple : les dirigeants forment une toute petite minorité, et doivent leur position soit à des mérites personnels irréductibles à leur passage dans une école ou une université, soit à des relations personnelles qui fait que leur établissement d'enseignement supérieur aurait pu être n'importe lequel. Ainsi, quelle importance a eu l'école dans laquelle était un fils Michelin pour prendre la succession de son père ?

Les écoles, par ailleurs, sont autonomes les unes par rapport aux autres, et davantage que les universités par rapport à l'exécutif, du moins quand elles ont le statut d'EPCSCP. Il est vrai qu'il y a des spécificités et des hiérarchies plus marquées entre grandes écoles qu'entre universités, mais ce n'est pas une mauvaise chose, tant que les dotations ne sont pas trop différentes, car il vaut mieux avoir des auditoires pas trop inhomogènes.

Il y a un point sur lequel les écoles scientifiques ont du mal à avoir de l'autonomie par rapport aux ...universités, c'est sur les doctorats et la recherche, où là aussi les universités defendent bec et ongle leur monopole. Il y a peut-être une bonne raison de maintenir ce monopole, mais comment faire grief à une école de ne pas faire ce que les universités lui interdisent de faire ?

Dernier point : les fonctions et les grades.

Les meilleures grandes écoles, à part normale sup, sont celles qui dépendent le moins de l'éducation nationale. Du coup, les personnes qui ont les places et les rétributions les plus importantes ne sont pas toujours des enseignants-chercheurs, et parfois même n'ont pas de doctorat. L'intégration dans l'université s'avère problématique, car d'un côté on ne veut entendre parler que de sa propre hiérarchie, de ses propres procédures et de ses propres rituels, et de l'autre on ne peut décemment pas accepter de devoir redémarrer au bas de l'échelle après avoir fait ses preuves in concreto.

Ainsi, beaucoup de professeurs agrégés "de droit commun" (ceux dont la vocation est d'enseigner aussi bien dans le supérieur que dans le second degré) acceptent de faire le travail "officiellement" dévolu à un enseignant-chercheur sans apparaître dans l'organigrammes de l'université; mais si après y avoir figuré on lui demande d'en disparaître, il va soit cesser ledit travail, soit le faire a minima.

Les grandes écoles ont réussi mieux que les universités à attribuer les postes et les rémunérations "au mérite" en son sein. Ceci s'explique par la raison même de leur création il y a deux siècles, quand il s'est agi de contourner la régidité et l'inefficacité des universités (en sciences), ainsi que le conformisme qui y régnait. Celles des écoles qui fonctionnent davantage sur le modèle des universités marchent moins bien, alors qu'à l'inverse au sein des universités les IUT marchent mieux que les facultés. Il faut en tirer les conséquences. Mais il est vrai que le droit a été largement non concerné par la concurrence interne des IUT et la concurrence externe des écoles, et tout montre que les enseignants-chercheurs en droit sont largement ignorants dans leur immense majorité des considérations qui distinguent IUT et grandes écoles des universités au regard de certains mécanismes internes de fonctionnement qui sont pourtant déterminants.

Écrit par : Denis ROYNARD | 27/04/2007

Cette dualité qui nous est propre n'est pas forcément viable , on en a longuement discuté sur le village
http://www.village-justice.com/forum/viewtopic.php?t=3539
Quant à ce coup de tonnerre opportuniste aussi et du blog de M.Rollin sur le sujet dans l'immédiat http://www.village-justice.com/forum/viewtopic.php?t=10330

Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 27/04/2007

Bonjour ,
On en a longuement de cette dualité http://www.village-justice.com/forum/viewtopic.php?t=3539 et le sujet de l'accès à la profession d'avocat aussi , le blog de M.Rolin a immédiatement cité.
http://www.village-justice.com/forum/viewtopic.php?t=10330
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 27/04/2007

J'estime pour ma part que la multiplication des prépas privées aux concours d'avocats est bien plus dangereuse que l'avènement de sciences po dans cet examen.

N'oublions pas que sciences po reste un établissement public, une personne publique gérant un service public.
C'est beaucoup mieux que toutes ces écoles qui se multiplient, venant faire concurrence aux universités:
dans la préparation des travaux dirigés
dans la préparation des examens.

Et oui, je suis assez dégouté de voir que de multiples signataires dans je ne donnerai pas les noms
- acceptent la rémunération de l'infame sciences po pour y dispenser des cours de droit
- acceptent la rémunération des boites de préparation aux concours d'avocat qui font payer 5 fois le droit d'inscription à l'université pour 2 mois de cours

et viennent ensuite nous dire que sciences po est une formation d'élite.
Donnez votre temps à l'université
donnez votre temps aux IEJ plutôt que de le dépenser en corrections de copies de note de synthèse.
Et oui, pour chaque copie payée que vous corrigez pour une boite privée, c'est aussi une copie que vous ne corrigez pas pour vos étudiants en IEJ

Vous osez vous opposer à sciences po et vous vendez vos services à des entreprises privées qui n'ont certainement pas le même sens du service public que l'iep de Paris.

Écrit par : Léon | 27/04/2007

@ xddb + rothschild : l'information que donne Léon est tout à fait digne d'intérêt. Si la formation à l'université est la condition nécessaire et suffisante pour être un "bon" avocat, comment expliquer :
1) que beaucoup de candidats reçus aient ressenti le besoin de passer par une de ces préparations privées
2) que des signataires de la pétition aillent se fourvoyer dans des boîtes à fric indignes de leur rang (puisque, pour ces instituts comme pour l'IEP, ce qui manque c'est l'étiquette et le statut "université")
3) que lesdits signataires mènent apparemment une double vie, indignés par les inégalités le jour, prêts à en tirer financièrement parti le soir venu...
On pourrait étirer encore un peu la liste des contradictions, ce ne serait pas bien compliqué. Pour ma part il ne m'en faut certainement pas davantage pour constater encore une fois l'évidente mauvaise foi des protestataires. Il est évident que pour les universitaires concernés, la perte du monopole de l'université est potentiellement une perte de rente à titre personnel. Le prix du prof de droit sur le marché des services éducatifs, voire sur celui du conseil, pourrait à terme chuter. Loin de moi l'idée de critiquer ce souci bien compris de maintenir leurs revenus et leur statut (nous sommes tous dans la même galère). Ce qui est moins acceptable, ce sont les arguments ridicules sur l'égalité, la qualité de l'enseignement, l'intérêt du justiciable. Je suis navré que des savants dévalorisent ainsi la vérité, a fortiori quand ces savants forment nos futurs juges et commissaires de police.

@ Armand Boyé : là encore, vous déformez la réalité pour la rendre compatible avec vos arguments insensés. Denis Roynard, dont j'admire le sang froid et les qualités de diplomate, cite des célébrités de la science passées par les grandes écoles. C'est également vrai dans les sciences humaines et sociales : Léon Walras (Ponts), Michel Crozier (HEC), Edmond Malinvaud (X-ENSAE), à peu près 100% de nos grands philosophes (ENS), Albert O. Hirschmann (HEC), Maurice Allais (X-Mines), Gérard Debreu (ENS), Pierre Bourdieu (ENS), Marc Bloch (ENS), Georges Bataille (Chartes), André Siegfried (ScPo), Henri Fayolle (Mines de Saint-Etienne), etc., pour ne citer que des stars. La formation iniatiale dispensée dans les grandes écoles, bien que vaguement orientée vers la pratique (pour ce qui concerne les ENS, c'est très relatif) et l'emploi (ce qu'on ne saurait leur reprocher !) semble donc aussi former des théoriciens de niveau décent... Peut-être parce qu'enseigner uniquement ce qui - dans l'esprit du professeur - devrait être, sans enseigner ce qui est, ne serait pas suffisant ?

Écrit par : Polymathe (qui ne fait que passer) | 27/04/2007

Inutile de faire des extrapolations sur les autres écoles dites "de pouvoir" (ENS, les X etc.) qui sont, à n'en pas douter, des lieux de formation à très haut niveau. Pour preuve, tous ceux que vous citez de "significatifs" en sont issus. Je parle en l'occurrence de science po puisque dans ce blog, il est plutôt question de la faveur justifiée ou non de science po Paris eu égard à l'arrêté en question qui fait l'objet d'un levé de bouclier chez certains.

Écrit par : Armand. Boyé | 27/04/2007

@ Polymathe :

Cela fait plusieurs fois déjà que je me dis que si j'étais un peu plus jeune, si je n'étais pas déjà marié, et surtout, si je n'étais pas un homme, et bien je me risquerais à vous demander en mariage. Merci à vous !

Et n'oublions pas Emile Durkheim (ENS).

Écrit par : Polydents | 27/04/2007

Je suis surpris que Charles Péguy ne soit pas pris en exemple :fils d'un ouvrier et d'une rempailleuse de chaise , un authentique enfant du peuple et pourtant normalien.
Ils étaient nombreux à l'époque les normaliens jamais agrégés (l'agrégé est celui qui dans l'enseignement supérieur a été admis , après un concours , au rang de professeur supplémentaire) .Alors que dire du professeur ?
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 27/04/2007

Félicitations pour votre initiative et votre action.
Vous pouvez, si vous le souhaitez, ajouter mon nom à la liste des 331 signataires :
Frédéric BARTHET, Maître de conférences associé, Faculté de Droit et Science politique, Université Lumière-Lyon 2.
Courtoisement.

Écrit par : BARTHET | 27/04/2007

@ Polymathe et Léon

Vous semblez enfin comprendre que cette pétition ne vise pas à défendre les intérêts d'une corporation d'universitaires mais l'université et ses missions tout court.

Car si la concurrence se développe, il y aura une demande toujours plus importante d'enseignants en droit de la part des IEP, écoles de commerce et autres. Et les enseignants des facs de droit ne me paraissent pas les plus mal placés pour répondre à cette demande nouvelle et lucrative. Il y aura donc toujours plus de boulot et de fric à faire pour eux puisque, comme le rappelle l'article 25 de la loi du 13 juillet 1983, ils "peuvent exercer les professions libérales qui découlent de la nature de leurs fonctions". Bref, si l'on se situe sur le seul terrain de l'intérêt personnel et pécuniaire des enseignants des facs de droit, ce type de réforme va plutôt dans le bon sens.

En revanche, qu'en sera-t-il des universités et de leurs étudiants ? Une dimension que vous semblez perdre de vue à force de focaliser le propos sur les méchants enseignants.

Écrit par : xddb | 27/04/2007

"En revanche, qu'en sera-t-il des universités et de leurs étudiants ? Une dimension que vous semblez perdre de vue à force de focaliser le propos sur les méchants enseignants"

J'avais cru que le but de la sélection à l'entrée en CRFPA était de sélectionner les futurs bons avocats et non de promouvoir certains établissements d'enseignement supérieur.

Écrit par : Apokrif | 27/04/2007

@xddb
Je me demande si vous êtes réaliste lorsque vous évoquez l'aptitude des actuels enseignants en droit des facultés à être recrutés dans les IEP et autres écoles de commerce.

Le praticien que je suis ne peut que constater le grand décalage entre ce font les professeurs de droit (en tout cas la majorité d'entre eux) -et la pratique.

Ce qui s'explique : les professeurs de droit ne sont pas (ou peu) formés au raisonnement économique. Et l'on n'exige pas d'eux qu'ils parlent une langue étrangère.

D'où un enseignement très franco-français et totalement imperméable à ce que tout juriste d'entreprise ou avocat d'affaire est obligé d'apprendre dès qu'il commence à pratiquer.

Il est donc probable que les grandes écoles qui voudront bâtir des formations de pointe s'adresseront à des personnes en prise avec le monde économique actuel. Ce qui n'est le cas que d'une minorité des professeurs de droit. Pour le reste, on ira chercher des praticiens reconnus- à juste titre me semble-t-il.

Tout cela pour dire que les pétitionnaires ont tout intérêt à ce que l'examen du CFPA ne change pas du tout dans ses modalités, qu'il s'agisse des conditions accès ou des épreuves au fond.

Écrit par : dupont | 27/04/2007

Et j'ajoute un point.
Non seulement aucune langue étrangère ni aucune connaissance économique n'est exigée d'un enseignant en droit, mais à ma connaissance, on ne demande pas à un professeurs de droit d'avoir mis les pieds dans une entreprise, dans un cabinet ou dans un tribunal....
C'est pourtant vers cela qu'il est censé mener ses étudiants...

Écrit par : dupont | 27/04/2007

@ dupont : je suis désolé de devoir le dire aussi crûment, mais vous racontez n'importe quoi.

Prétendre que dans les universités on ne se préoccupe pas de la pratique est un contre sens absolu. Prenez n'importe quel maquette de Master II, et vous vous rendrez compte que des praticiens, et souvent de haut niveau, y interviennent systématiquement.

Quant à l'image que vous essayez de donner du Professeur enfermé dans sa tour d'ivoire, et qui ne connaît pas la pratique de ce qu'il enseigne, elle est également complètement fausse.

Le véritable problème, c'est que vous pensez manifestement que l'enseignement ne devrait être qu'une propédeutique à l'exercice d'une profession. Or, si les études académiques ont un intérêt , c'est bien celui de former à une réflexion générale, à la culture du droit, qui est un élément essentiel pour parvenir au haut niveau.

La vocation des univeristés n'est aps de former des techniciens supérieurs du droit, prêts à l'emploi pour les cabinets, mais des juristes intelligents qui, mis dans le contexte d'une pratique, sauront s'adapter. Je signale que pour l'acuisition des techniques propres à la profession d'avocat, il y a une école d'application : l'école du barreau.

De même pour l'ouverture internationale, une fois de plus vous racontez n'importe quoi. Prétendre que les professeurs de droit sont "franco-français" est là encore un non sens.

ET sur l'absence de raisonnement économique, permettez moi encore une contestation frontale : lisez 'nimporte quel manuel de droit public économique, de droit de la concurrence, de droit commercial, et vous vous rendrez compte que la place du raisonnement économique y est évidemment très présente.

ET puis si vous avez un peu de temps, lisez les réponses de l'association Henri Capitant et du programme "attractivité économique du droité au rapport Doing Business, et vous vous rendrez compte que vous n'énoncez que des fadaises.

Alors par pitié, épargnez nous votre discours caricatural et si vous voulez enrichir la discussion qui se déroule ici, apportez des ici des éléments un peu plus constructifs.

Écrit par : f.rolin | 27/04/2007

Professeur,
je comprends que vous soyez irrité par certains propos tenus ici. Il ne s'agit pourtant pas d'agresser qui que ce soit, simplement de mettre en évidence des points que vous n'avez aucun intérêt à aborder vous-mêmes. Dans un camp comme dans l'autre, il nous arrive forcément de forcer le trait de temps à autre. Au final, chacun est assez intelligent pour comprendre que chaque argument a une validité relative. Ce que nous disons se comprend donc "toutes choses égales par ailleurs". Plutôt que de caricature, donc, je parlerais d'idéal-type...


"ET sur l'absence de raisonnement économique, permettez moi encore une contestation frontale : lisez 'nimporte quel manuel de droit public économique, de droit de la concurrence, de droit commercial, et vous vous rendrez compte que la place du raisonnement économique y est évidemment très présente"

Comme vous le dites, dans ces matières le "raisonnement économique" est "évidemment" très présent. Mais, d'une part, ce raisonnement reste toujours embryonnaire, parce qu'au moins 95% des juristes français ne maîtrisent pas suffisamment les aspects quantitatifs de ces questions pour les aborder plus en profondeur. Cela change encore très lentement (j'ai moi-même pu le constater en enseignant l'économie du droit en Master 2 et j'ai évoqué la question avec des collègues, qui me l'ont confirmé). D'autre part, en dehors des matières clairement économiques, on ne trouve que peu de traces du raisonnement économique, qui est pourtant une des approches dominantes à l'échelle globale. Si davantage de professeurs de droit lisaient l'Anglais, il en serait peut-être autrement...


"ET puis si vous avez un peu de temps, lisez les réponses de l'association Henri Capitant et du programme "attractivité économique du droité au rapport Doing Business, et vous vous rendrez compte que vous n'énoncez que des fadaises."

A l'étranger, on fait de la recherche économique sur le droit. En France, on fait de la recherche d'arguments pour montrer que le reste du monde a tort de faire de la recherche économique sur le droit...

Écrit par : Polymathe (qui ne fait que passer) | 27/04/2007

Très cher Polymathe (qui ne fait que passer), il serait peut-être temps de signer vos messages de votre véritable nom (à moins que j'ai manqué un épisode et que ce soit votre patronyme officiel).
Un peu de panache que diable. Affichez-vous, sortez du bois, défendez vos idées bravement comme le font tous ceux que vous critiquez et qui ont pourtant apposé le leur au bas de la lettre ouverte. Vous voilà beau en donneur de leçons ... Je m'imagine, vous imitant, venir faire cours en amphi avec ma cagoule pour rester anonyme. J'aurais bien triste mine. Allez, du COURAGE, tombez le masque !

Écrit par : Stéphane Darmaisin | 27/04/2007

@ Stéphane Darmaisin :
j'accèderais bien volontiers à votre requête, si je le pouvais. Malheureusement, je ne suis pas dans une position très confortable pour le faire, pour diverses raisons. Quoi qu'il en soit, je suis absolument inconnu au bataillon, vraiment. Je suis un de ces sous-fifres anonymes que les illustres signataires de la pétition croisent tous les jours dans les couloirs de leur fac... Sûrement quelqu'un de très aigri !

Écrit par : Polymathe | 27/04/2007

sous fifres qui n'ont, comme tous les ATER, moniteurs et vacataires, qui se dépensent sans compter pour leur université, pas le droit de figurer sur cette pétition, réservée aux seuls MCF et professeurs. Le bas peuple universitaire n'en est sans doute pas digne...
POURQUOI ne pas ouvrir la pétition à tous les enseignants chercheurs? Quelle est la raison de se réflexe visant à fermer.

J'ai même appris à l'occasion, qu'il existait une "Association des professeurs de droit", même pas ouverte au maîtres de conférences (on rêve!!!) qui protestait aussi contre sciences po.

Écrit par : stanislas | 27/04/2007

Cher Professeur,
Le pauvre praticien que je suis n'a pas eu à ce jour le temps de suivre les travaux de l'association Capitant, qui sont sûrement palpitants.
Mais il a suivi une scolarité très honorable dans une faculté non moins honorable où il a reçu un enseignement totalement et exclusivement franco-français (le droit positif français, rien d'autre) et sans référence aucune à l'économie.
Et il pratique aujourd'hui dans un cabinet où l'on exige des jeunes recrues qu'elles possèdent un diplôme de grande école ou Llm...

Écrit par : dupont | 28/04/2007

Il est vrai qu'au sein des facultés de droit, les relations sont bien plus institutionnelles et hiérarchisées qu'au sein de la partie proprement scientifique (mathématiques, physique et autres sciences à proprement parler) des universités.

J'en ai moi-même fait l'amusante expérience il y a quelques années en tant que professeur et scientifique confirmé mais juriste débutant. Cette ambiance n'est guère propice au développement d'un esprit de contradiction (juridique) nécessaire aux futurs avocats. J'entends par là non qu'il faut supporter sans broncher les objections les plus sugrenues et ce dès la première année, mais qu'il faut en revanche supporter et même encourager les objections et même les propositions de rectification pertinentes dès la première année. C'est ce qui a cours en mathématiques et en physique dans les classes préparatoires aux grandes écoles et a fortiori dans les grandes écoles elles-mêmes : un élève sait qu'il est recevable et fondé à le faire, qu'il sera non morigéné mais félicité et admiré s'il a raison, mais aussi qu'il risque le ridicule ou l'agacement s'il est hors de propos. Il se trouvera évidemment des contradicteurs pour m'affirmer à quel point non seulement on fait aussi bien mais même bien mieux dans les facultés de droit ; mais pour avoir commencé des études de droit après 35 ans et en étant déjà familier du contentieux pour y avoir été formé par un praticien aguerri, de manière très dialectique et (un peu ) socratique, ce n'est pas l'impression que j'en ai retiré. Je me souviens même avoir, en DEA, vu des étudiants et un professeur estomaqués de m'avoir entendu d'un trait objecter à un professeur très connu et proposer une "recification". Le fait qu'il se soit agi de brevets, que je sois scientifique et que j'avais enseigné pendant 5 ans la matière avant mon intervention a rendu recevable mon argumentation fondée. Mais là comme devant certaines juridictions sur certaines matières, il est fort dommage que des critères de recevabilité arbitraires fassent obstacle à la discussion sur le fond. Certes, il n'est pas anormal que l'autorité attachée a priori à l'opinion d'un "gradé" soit présumée de meilleure qualité, mais quand ça ne doit pas tourner à "l'autorité écran", et je ne peux admettre d'un contradicteur que ce que le grand socrate admettait de ses petits contradicteurs !

Écrit par : Denis ROYNARD | 28/04/2007

Pardon, à la fin, il faut lire "et je ne peux admettre d'un contradicteur moins que ce que le grand socrate admettait de ses petits contradicteurs". Pardon aussi pour les fautes d'accord (encore) dues aux copiés-collés et changements divers de termes. Je devrais faire plus attention, et m'en excuse !

Écrit par : Denis ROYNARD | 28/04/2007

@ Stanislas
Au sens de la loi, seuls les professeurs et MCF sont enseignants chercheurs. Par ailleurs, si l'association des professeurs de droit n'est pas ouverte aux MCF, c'est tout simplement parce que ces derniers ne sont pas MCF !
Notez qu'existe également une association de coordination des MCF (http://mcf01.wordpress.com/). Ne vous laissez pas abuser par cette dichotomie professeurs / MCF qui ne résulte pas d'une opposition entre ces deux corps mais d'attentes différentes. Est d'ailleurs à l'étude une association commune aux professeurs et MCF.


Ces précisions données, sachez que nous sommes un certain nombre à penser que le "bas peuple universitaire" auquel vous faites allusion joue un rôle essentiel dans nos universités [et il y aurait beaucoup à dire sur la précarité de ces (jeunes) personnes]. N'étant pas à l'initiative du texte, je ne peux vous dire pourquoi il s'adresse aux Professeurs et MCF uniquement. Je pense que c'est simplement parce qu'il était plus facile de les mobiliser.

@Polymathe
"je suis absolument inconnu au bataillon, vraiment. Je suis un de ces sous-fifres anonymes"

Il ne tient qu'à vous de ne pas rester anonyme. Quant au qualificatif de "sous-fifre", ne sommes nous tous pas celui de quelqu'un ? Cela doit-il empêcher de s'exprimer en son nom propre ?

Écrit par : stephane Darmaisin | 28/04/2007

@ dupont

Je trouve qu'il y a quelques paradoxes à reprocher aux enseignants des facs de droit d'être imperméables à la pratique tout en signalant (Léon) qu'ils sont nombreux à monnayer leur savoir à travers des activités libérales. Nombres des pétitionnaires ont aussi une activité de praticien du droit: avocats, consultants, juristes auprès d'association, etc. Et je ne crois pas qu'ils le font plus mal que les autres.

Par ailleurs, votre vision du périmètre de l'activité juridique me semble un peu étroite, limitée pour l'essentielle à la vie des affaires. J'imagine qu'elle correspond à votre pratique du droit. Mais il en existe bien d'autres...

Écrit par : xddb | 28/04/2007

http://www.village-justice.com/forum/viewtopic.php?t=9435&highlight=henri+capitant
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 28/04/2007

Pour Aristote, la meilleure politique est celle qui organise du mieux qu'il est possible le bien collectif .
Pour certains la politique est l'art d'acquérir le pouvoir qu'on n'a pas et celui de conserver celui qu'on a .
Dès lors , les valeurs politiques sont des valeurs pragmatiques d'utilité et d'efficacité , mais pas des valeurs morales du bien et du juste.Donc pour le Prince , la manière de combattre par les lois ne suffit pas . Et quand le prince arrive on se souvient de la formule "Adveniente principe cessat magistratus"
Cordialement'

Écrit par : Jean Marc Cheze | 29/04/2007

A signaler, un entretien de Frédéric ROLIN dans l'AJDA de ce Lundi sur l'arrêté du 21 mars 2007.
Il ne semble pas accessible sur le site de l'AJDA

Écrit par : Serge Slama | 30/04/2007

et Descoings ministre de l'éducation nationale de Sarkozy, vous y avez songé?
Il s'y prépare sur son blog...
Et ce n'est pas une hypothèse d'école

Écrit par : Véronique | 01/05/2007

Alors on est bien comme dans la fable de Phèdre où le Lion part avec le meilleur morceau.
Il faudrait un retour l'équilibre là où il n' ya que rapport de force.
M. le Ministre Michel Durafour est par exemple directement rentré à Science Po Paris avec une licence en droit en 4 ans.
Nos diplômes nationaux ne pourront bientôt plus que se négocier dans les officines rue Quicampoix.
Mais cette fois il y en des assignats le mastaire , le Diplôme Nation de Master , le Master 1, le Master 2 et le seul qui n'est pas un diplôme le Mastère Spécialisé sent le bon papier.Le bon papa Gobseck adèjà fait son choix si rien ne change.Un peu d'égalité et de réciprocité SVP
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 01/05/2007

Si le recours n'est pas encore déposé, je mets modestement à votre disposition ma main d'oeuvre et mes quelques années d'expérience du contentieux administratif comme avocat.
Tout type de travail accepté :-).
A.

Écrit par : AVGVSTVS | 02/05/2007

Je souhaiterais que mon nom soit ajouté à la liste des signataires de la pétition des professeurs de droit contre l'arrêté relatif à Sciences Po.

Rubrique :
Pierre-Henri PRELOT
Professeur à l'Université de Cergy-Pontoise

Écrit par : pierre-henri Prélot | 04/05/2007

Bonjour,
suite à un article paru dans le monde j'ai pris connaissance de l'élargissement voulu de l'accès au concours du CRFPA aux étudiant de l'IEP et je me sens concercée et consternée par une telle mesure. En effet, actuellement étudiante en droit à l'université Paris X nanterre il m'est aisée de relater que les études de droit, aussi studieuses mais hardues soient elles ne doivent pas etre prises "à la légère". En effet, si nous sommes confrontés à autant d'exigences, cela s'effectue ds le but de nous former à une carrière de juriste qui demande de nombreuses facultés, acquises au fil de temps au sein d'une université compétente!!
De plus, à chaque voeu professionnel sa formation. Et, comme un étudiant en droit préfère s'orienter vers une carrière juridique, un étudiant de l'IEP ne peut pas se rabattre, en dernier recours, sur un concours que certains ont préparer tout au long du cursus universitaire. Le droit doit pouvoir rester une formation choisie et surtout voulue plutot qu'une issue de secours!!
Ainsi, si un etudiant de l'IEP, comme un autre, choisi de se diriger vers une carrière juridique et plus precisemment la profession d'avocat, qu'il rejoigne alors une faculté francaise qui saura le former (comme elles le font depuis bien des années).
a ce titre, j'aimerais savoir s'il est possible de créer une liste de signatures d'étudiants qui pourrait appuyer la demande d'annulation des professeurs d'université signataires?

Écrit par : Bosseler élodie | 09/05/2007

"un étudiant de l'IEP ne peut pas se rabattre, en dernier recours, sur un concours que certains ont préparer tout au long du cursus universitaire"

Si.

Écrit par : Apokrif | 12/05/2007

Compte tenu de cet arrêté et des circonstances de sa signature si M. Richard Descoings fait partie du gouvernement de M .Sarkozy la stratégie de supprimer une grande partie des formations en droit de 3 ème cycle sera confirmée.
Il va y avoir une démarche qualité et comme pour certains MS pour les GE ces formations seront fermées.
Comme il va être de plus en plus difficile de réussir le concours d'avocat et qu'il y a un nombre très restreint de poste de juriste d'entreprise sans Capa ou diplôme d'une grande école ,c'est un coup dur pour le droit des affaires.
Les étudiants ont intérêt à faire droit public et à se rabattre sur les concours de catégorie A ou B.
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 16/05/2007

@ JM Cheze

"Les étudiants ont intérêt à faire droit public et à se rabattre sur les concours de catégorie A ou B."

1) Les études de droit public ne mènent pas qu'à la fonction publique, il y a une très forte demande en ce domaine (et particulièrement en droit public des affaires), la preuve : + 5% par an de contentieux devant les TA, qui dit mieux ? Les juristes (avocats, juges ou conseil en entreprise) ont de beaux jours devant eux dans ce domaine.

2) Mais le point noir est que les IEP abordent d'avantage ce domaine du droit que les matières privatistes (dont celle des affaires). Ils ont une très bonne formation en droit constitutionnel et administratif. Donc si concurrence il y a avec les étudiants de faculté à l'examen du CRFPA, ce sera certainement plus en ce qui concerne les épreuves de droit public que l'option droit des affaires.

Cordialement.

Écrit par : Romain Reymond | 16/05/2007

Bonjour,
Je partage votre point de vue droit public des affaires, droit des marchés publics sont des excellents débouchés .De formation droit des affaires et devant les difficultés rencontrées après 50 ans ma fille a choisi avec mon entier accord droit public .
Droit public est plus sûr maintenant et les étudiants vont faire sciences po pendant leurs études de droit (deuxiéme cycle) parcours plus court plutôt que de faire le DESS de Merle ou de Michel Germain ou de Vogel +HEC ou Essec ou Mines ou Ponts ou Insead ce qui est plus difficile et nécessite la connaissance de plusieurs langues .
Cete situation parait bien surprenante .Qu'en pensez vous ?
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 16/05/2007

Bonjour,
Je partage votre point de vue droit public des affaires, droit des marchés publics sont des excellents débouchés .De formation droit des affaires et devant les difficultés rencontrées après 50 ans ma fille a choisi avec mon entier accord droit public .
Droit public est plus sûr maintenant et les étudiants vont faire sciences po pendant leurs études de droit (deuxiéme cycle) parcours plus court plutôt que de faire le DESS de Merle ou de Michel Germain ou de Vogel +HEC ou Essec ou Mines ou Ponts ou Insead ce qui est plus difficile et nécessite la connaissance de plusieurs langues .
Cete situation parait bien surprenante .Qu'en pensez vous ?
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 16/05/2007

On arrive à un résultat qui n'est pas très favorable pour l'entreprise pour résoudre les difficultés qui ne sont pas des difficultés courantes.Par exemple en fiscal , il sera difficile de trouver un vrai juriste en la matière sur les questions épineuses, idem en credit management , idem en social.
les avocats diplômés de Sciences Po seront bien obligés de suivre une autre formation à la fac.

Écrit par : Jean Marc Cheze | 16/05/2007

Les paris sur l'avenir sont très hasardeux. Avec toutes les précautions qu'il faut prendre, je ne pense pas que les IEPs vont "vampiriser" les étudiants des grandes écoles.

Notre système d'enseignement, très compliqué, est fait de dualité, tout tourne autour de pôle dual : GE/Faculté ; IEP/HEC... chacun a son domaine de compétence et les recruteurs ne sont pas duppes sur le contenu de la formation. Même si avec cette réforme et celles qui suivront, les IEP formeront des avocats et auront tendance à investir dans le domaine du droit des affaires (car il est proteur), cela va réveiller une vielle concurrence avec le GE et je ne suis pas sûr que les Sciences pô en sortiront vaincueurs.

Concernant les Master des Universités il y a de très bonnes formations en droit des affaires, et vous en citez quelques unes, qui gagnent encore à s'enraciner. Ce n'est pas dans les mentalités d'accorder beaucoup de crédit à ceux qui sortent des université, mais là encore je ne ferais aucun engagement prospectif.

Avec les peu de moyens dont disposent les universités, ils arrivent à faire de véritables miracles avec leur étudiant. Ceux-ci ne sortent peut être pas avec le label GE mais ils commencent à être prisés par les recruteurs dans ce domaine. Notamment parce que l'Université peu offrire une offre de formation diversifiée et pointue dans des domaines spécifiques (il n'y a qu'à voir la liste des Master dans certaines universités qui sont loin d'être la dernière roue du carosse... plutôt de la charrette devrais je dire). Ce peut être une piste pour répondre aux attentes des entreprises qui veulent des juristes de plus en plus spécialisés. Derrière le terme générique de droit des affaires, se cache en effet une multitude de sous domaines qui intéressent les entreprises. C'est là que l'université peu profiter de son monopole (menacé) des diplômes juridiques.

Il reste effectivement que la maîtrise des langues étrangères est le point faible des étudiants sortant des universités par rapport aux grandes écoles. C'est un des chantiers de la formation de masse de nos universités.

Écrit par : RR | 16/05/2007

Bonjour,
Comme je vous comprends!!!.
Dans les grands groupes il existe des tableaux des formations . Tableau A , B, C pour les rémunérations.
Les formations citées plus haut et notamment le magistère de droit des affaires de Paris 2 sont au tableau A.
Par exemple , je suis de Saint Etienne et il me semble que c'est le cas pour Casino.
C'est la meilleure preuve de la qualité de ces formations.
Le MR de droit des affaires de Paris 1 est la meilleure formation d'après le classement fait par les avocats.
Cet arrêté intervient à un moment où des alliances notamment le dess de Paris droit des affaires et HEC se nouent et beaucoup d' entreprises en profitent car les universitaires savent être autonomes .Mais il doit y avoir réciprocité et l'égalité dans le rapport de force.Sciences Po Paris et son responsable se sont montrés léonins par surprise forts du concept de discrimination positive là où l'université plus démocrate jouait le rapprochement et favorisait un ascenseur social avec des portes ouvertes à tous.
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Chèze | 17/05/2007

Des alliances peuvent être dangereuses. Mais cette méthode pour le droit des affaires de conciliation , d'entente avec la praxis ( groupes, GE) peut se concevoir avec prudence. Et il y a eu des résultats .Par exemple l'entrepreneur individuel peut maintenant mettre à l'abri sa résidence principale grâce au droit commercial.
A travers cet exemple on voit bien que c'est l'entreprise qui doit se plier au droit et non le droit à l'entreprise.Solliciter des moyens financiers des investisseurs privés pour les autres branches du droit semble bien une pratique dangereuse.
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 17/05/2007

I was a little boy of 9 who had to sit and wait for him to choose to talk to me

Écrit par : syntax@ddways.com | 23/05/2007

il me semble que dans un concours, ce sont les meilleurs qui sont pris. Alors de deux choses l'une : soit les étudiants de sciences po sont pris parce qu'ils sont mieux préparés et dans ce cas il n'y a pas lieu de s'indigner, soit ils sont pris parce que le concours n'est pas adapté. Au lieu de dénoncer la "concurrence déloyale", les universitaires devraient soit améliorer leur formation (ce qui, j'en conviens, demande des moyens financiers qu'il n'ont pas forcément) soit demander une réforme du concours pour qu'il ne soit vraiement accessible qu'aux meilleurs. En tous cas l'IEP n'est pas coupable.

Écrit par : Sc pipo | 24/05/2007

C'est sûr que Sciences Po Paris marque des points en ce moment par sa stratégie et son pragmatisme .Par exemple à L'Université de Droit Jean Monnet à Saint -Etienne , la personne qui vient d'ête désignée Doyen sort de cette formation. On ne peut pas le nier la communication de Sciences Po est très bonne.
Cordialement

Écrit par : Jean Marc Cheze | 24/05/2007

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