23.02.2007
Quelques compléments sur l’emploi du vocable « poujadisme », à propos de la démarche du collectif Spartacus.
Plusieurs des commentateurs de mon billet précédent m’ont reproché d’avoir confondu l’administration centrale de la République avec une papeterie de la riante citée de Saint-Céré.
Pour faire moins contourné, ils me reprochent d’avoir qualifiée de poujadiste la démarche du collectif Spartacus, ce qui trancherait avec le « sérieux » de mes analyses habituelles, et qui constituerait un « procédé rhétorique facile ».
Je suis, je dois le dire un peu troublé par ces critiques : c’est que je n’ai pas l’habitude de me faire embraquer contre mon gré dans des débats politiques : si j’ai des batailles à mener, j’ai tendance à le faire de manière individuelle, et en tout état de cause, je ne roule ni pour un camp ni contre un autre.
Si j’ai réagi hier sur le papier publié dans Libération, c’est parce que, d’un point d’analyste lui-même largement étayé par la connaissance que je peux avoir des milieux administratifs, il m’a paru symptomatique du sentiment de déclassement qui traverse la haute fonction publique d’administration centrale depuis quelques années (Olivier Schrameck, dans la seconde édition de son ouvrage sur les cabinets ministériels montre très crûment comment ces cabinets ont désormais pris la maîtrise de l’administration centrale).
Ce sentiment de déclassement, joint à l’appel à voter pour un candidat qui peut représenter une forme de « hors-système » m’a fait évidemment penser aux justifications de l’action de l’Union de Défenses des Commerçants et Artisans de Pierre Poujade. On sait en effet que ce mouvement a été initié par les professions commerciales soumises à la concurrence des modes modernes de distribution après la guerre. Or l’une des expressions de ce mouvement a été, on le sait, d’entrer en rupture avec la classe politique de la IVe République, jugée insuffisamment à l’écoute de leurs problèmes, et le levier des élections législatives de 1956 a été utilisé, sous la formule « Pour qu’on s’en sorte, sortez les sortants », pour mettre en échec ces élus traditionnels.
Dans ces conditions, il ne me paraît pas abusif d’avoir utilisé le qualificatif de « poujadiste », pour désigner ce mouvement de hauts-fonctionnaires, d’autant que j’ai évoqué la « métamorphose du poujadisme », pour bien souligner que ce n’était pas une identité qu’il s’agissait d’établir mais une analogie de structure.
Et je rassure pour finir mes commentateurs : ce blog ne se transformera pas en tribune politique au cours de cette campagne électorale, même si je ne m’interdirai pas, de temps à autres, d’y apporter quelques contributions.
Pour faire moins contourné, ils me reprochent d’avoir qualifiée de poujadiste la démarche du collectif Spartacus, ce qui trancherait avec le « sérieux » de mes analyses habituelles, et qui constituerait un « procédé rhétorique facile ».
Je suis, je dois le dire un peu troublé par ces critiques : c’est que je n’ai pas l’habitude de me faire embraquer contre mon gré dans des débats politiques : si j’ai des batailles à mener, j’ai tendance à le faire de manière individuelle, et en tout état de cause, je ne roule ni pour un camp ni contre un autre.
Si j’ai réagi hier sur le papier publié dans Libération, c’est parce que, d’un point d’analyste lui-même largement étayé par la connaissance que je peux avoir des milieux administratifs, il m’a paru symptomatique du sentiment de déclassement qui traverse la haute fonction publique d’administration centrale depuis quelques années (Olivier Schrameck, dans la seconde édition de son ouvrage sur les cabinets ministériels montre très crûment comment ces cabinets ont désormais pris la maîtrise de l’administration centrale).
Ce sentiment de déclassement, joint à l’appel à voter pour un candidat qui peut représenter une forme de « hors-système » m’a fait évidemment penser aux justifications de l’action de l’Union de Défenses des Commerçants et Artisans de Pierre Poujade. On sait en effet que ce mouvement a été initié par les professions commerciales soumises à la concurrence des modes modernes de distribution après la guerre. Or l’une des expressions de ce mouvement a été, on le sait, d’entrer en rupture avec la classe politique de la IVe République, jugée insuffisamment à l’écoute de leurs problèmes, et le levier des élections législatives de 1956 a été utilisé, sous la formule « Pour qu’on s’en sorte, sortez les sortants », pour mettre en échec ces élus traditionnels.
Dans ces conditions, il ne me paraît pas abusif d’avoir utilisé le qualificatif de « poujadiste », pour désigner ce mouvement de hauts-fonctionnaires, d’autant que j’ai évoqué la « métamorphose du poujadisme », pour bien souligner que ce n’était pas une identité qu’il s’agissait d’établir mais une analogie de structure.
Et je rassure pour finir mes commentateurs : ce blog ne se transformera pas en tribune politique au cours de cette campagne électorale, même si je ne m’interdirai pas, de temps à autres, d’y apporter quelques contributions.
12:44 Publié dans élections présidentielles au travers du droit | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : poujadisme, élections présidentielle, spartacus, bayrou





Commentaires
il y en a qui ont compris que vous traitiez les spartakistes, voire Bayrou, de fachos, en quelque sorte. Ils vous ont lu avec des lunettes de militants, tout en vous accusant, à tort, de vous lancer en politique
Écrit par : somni | 23.02.2007
Cher Professeur,
Je ne voulais bien évidemment pas vous accuser de quoi que ce soit et encore moins de faire de la politique (ce qui serait d'ailleurs votre droit le plus absolu, la liberté, s'est bien connu, ne s'usant que lorsqu'on ne s'en sert pas).
Mais il est vrai, et je maintiens mes propos précédents, qu'opposer les fonctionnaires entre eux, ceux-ci avec les salariés du secteur privé et ces derniers avec le reste de la société (pour faire court et rapide) est un sport national assez stérile alors que la réalité sociologique (et politique) est à mon avis beaucoup plus complexe qu'on la présente.
Quant à "l'analogie de structure" du poujadisme, j'estime, parce que comparaison n'est pas raison, qu'elle est erronée.Le poujadisme était un vaste courant populaire (voire populiste, comme on dirait aujourd'hui), que l'on rapprocherait volontiers, mutatis mutandis, du phénomène boulangiste.C'est l'ampleur et les revendications du mouvement poujadiste qui fondaient sa singularité. De ce point de vue, cette poignée de fonctionnaires spartakistes (et quelque peu privilégiés, ce qu'ils ne diront pas) qui se rallie à M. Bayrou est totalement éloignée de l'idéologie poujadiste et ne lui ressemble en rien structurellement.
Quant à (là encore, les poncifs ont la vie dure) amalgamer poujadisme et fascisme, c'est faire preuve de légèreté, pour ne pas dire plus. Il est vrai qu'à force d'employer les mêmes termes à toutes les sauces, on fini par perdre de vue la signifcation exacte des mots et des concepts.Mais ceci est un autre débat.
En tous les cas, Professeur, sachez que je vous estime et que jamais, au grand jamais, je ne voulais mettre en doute vos intentions.
Écrit par : masque de fer | 23.02.2007
Il ne s’agit pas, je crois d’opposer les fonctionnaires (ou plus exactement les « hauts fonctionnaires en activité dans l’administration centrale ») au reste du monde, mais d’analyser la signification d’un acte qui prétend émaner d’une partie d’entre eux — en l’occurrence d’une partie qui se veut représentative.
On aurait bien aimé savoir qui, afin de pouvoir vérifier précisément cette représentativité. Mais, pas fou, nos esclaves révoltés ont préféré se cacher dans les jupes de maman Libé plutôt que d’assumer leurs propos.
Écrit par : Astorg | 23.02.2007
Pour l'amalgame de fascisme et poujadisme, c'est évidemment une bêtise, et je le dis d'autant plus que cet amalgame peut être ressenti par rapport à ma réponse à votre article. Par contre (ce qui est peut-être moins bête à dire), je maintiens que les insultes, telles "poujadiste", ou "fasciste", pleuvent assez facilement dans les forums politiques. Elles sont typiques : elles participent au phénomène dit de trollage. Ainsi, l'emploi du mot "poujadiste" est peut-être à prendre avec des pincettes et doit être dûment justifié, au delà du sens normal du mot.
Voilà le sens de mon intervention. Je m'excuse si cela a été mal compris.
Écrit par : Franck | 24.02.2007
Il me semble que vous vous défaussez à bon compte. Non seulement vous avez employé le terme poujadiste abruptement, mais vous avez quand même écrit que Bayrou était le "le Pen" des hauts fonctionnaires.
L'analogie est presque injurieuse.
Ceci pour la forme. Sur le fond, votre réaction consiste à dire qu'il conviendrait d'écarter cette bande de déclassés qui entrave le char de la modernité.
Il faudrait peut-être s'interroger deux minutes pour savoir ce que nous avons fait de notre pays pour que nous puissions nous permettre de balayer d'un revers de main l'opinion de nos élites (comme la pétition des 30 professeurs agrégés de droit, qui n'a pas fait plus de lignes dans Le Monde qu'en leur temps les escarins de Ségolène).
Par ailleurs, il me semble que ces professeurs agrégés comme ces haut fonctionnaires, sont confrontés à un même problème : la France n'est plus, de fait, qu'une grosse collectivité locale pour laquelle les décisions sont prises à Bruxelles et Francfort.
La seule chose que ces hauts fonctionnaires n'ont pas vu, c'est que Ségolène n'est pour rien dans cet état de fait : nos présidentiables peuvent habiller les oripeaux de la république comme ils l'entendent, le président de la république française a un rôle de plus en plus symbolique.
Voilà. Je sais depuis longtemps que votre blog est une référence de la blogosphère sérieuse, et, manque de chance, le premier billet que j'y lis me fait bouillonner par l'énormité des arguments employés, à tel point qu'il m'a fallu une journée pour me décider à laisser un commentaire un peu pondéré.
J'ai l'intuition que vous avez mis le doigt sur un problème véritable, mais plombé votre argument pour le plaisir d'un bon mot.
S'il est certes vrai que les Spartacus peuvent paraître exprimer un vote protestataire plus qu'une adhésion réelle au programme de François Bayrou, on peut, avant de les assimiler à un mouvement connu pour ses positions rétrogrades, se demander si véritablement les positions sont comparables.
On peut aussi imaginer qu'il protestent avant tout et aussi contre l'indigence navrante du programme de leur candidate officielle.
Sur une question aussi importante, il aurait été intéressant d'ouvrir le débat, avant de le refermer par des analogies blessantes.
Écrit par : edgar | 24.02.2007
Cher collègue,
La critique est aisée mais l'art est difficile. Pour ma part, j'avais trouvé tout à fait justifiée cette comparaison. Le sens du mot poujadisme évolue et il peut incontestablement être utilisé comme vous le faite. C’est effectivement la fin de l’énarchie et des RCBistes d’antan ou des Lolfistes d’aujourd’hui qui est crainte. La perte de pouvoir de la haute administration est une crainte qui est ressentie très fortement mais je l’indique, y compris dans les collectivités déconcentrées ou décentralisées. Or, il faut se rendre à l’évidence, la France ne serait pas mieux gérée si l’on en confiait les rennes à la haute fonction publique.
Enfin, personne ne craint que vous ne tranformiez votre blog en tribune politique. il est naturel que vous parliez de l'élection présidentielle dès lors que le droit administratif mais je dirais le droit public en général, sera nécessairement affecté par les décisions qui seront prises par la prochaine majorité. Et comme vous avez par ailleurs une rubrique "droit constitutionnel", vous faire ce procès m'énerve. Alors, s'il vous plait continuez !
Écrit par : ckelk12bi1 | 24.02.2007
A ckelk12bi1:
Si l'administration centrale, via les cabinets ministériels, notamment, a une forte mainmise sur le gouvernement de l'Etat, il convient de ne pas oublier qu'en principe c'est le pouvoir politique qui doit gouverner et non des "hauts fonctionnaires" anomymes et irresponsables.Il est vrai qu'à l'ère de la société technicienne post-moderne, on oublie un peu trop facilement cette évidence.
Quant à l'évolution du mot poujadisme, vous confirmez bien ce que j'ai écrit hier.L'emploi inconsidéré de mots et de concepts fini par en faire perdre le sens. Ce n'est pas étonnant dans une société qui pratique la mémoire sélective, soumise à la dictature médiatique et consumériste de l'évènementiel, lequel tient lieu d'Histoire, avec sa cohorte de mots nouveaux et dévoyés.
PS: la rigueur juridique ne commande-t-elle pas, justement, de veiller à user du terme juste, à la virgule près?
Écrit par : masque de fer | 24.02.2007
Décidément, on dirait que votre billet, cher professeur, a fait l'objet de lectures qui s'écartent du sens que vous avez voulu lui donner. Il est est ainsi de "poujadisme" et de "Le Pen de la haute fonction publique". Vous avez pourtant pris le soin d'expliquer ce que vous entendiez par là pas votre analyse du "déclassement"ressenti par ces fonctionnaires. Certains conseilleraient presque de vous assigner pour injure publique, tout en montrant qu'ils ont pourtant bien compris, en relevant que le choix de Bayrou est au moins pour partie chez ces hauts fonctionnaires un vote protestataire. On attendrait pourtant les critiques sur cet aspect : est-ce essentiellement l'expression protestataire d'un malaise social ?
Écrit par : somni | 24.02.2007
Il me semble que les critiques virulentes dont vous avez été la cible émanent de personnes qui n'ont pas le recul nécessaire. Je regrette que certains aient une vision trop dogmatique de votre billet. En tout cas, je vous apporte mon soutient car je connais la valeur et la richesse de votre réfléxion.
PS: j'attends avec impatience un billet sur la nomination de Debré au conseil constitutionnel......
Écrit par : ninous | 24.02.2007
somni, mai 68 était aussi un mouvement protestataire. Faut-il le qualifier de mouvement poujadiste ?
L'analogie est insufisamment étayée, notamment sur un point : qui concurrence aujourd'hui la haute fonction publique ?
Les cabinets ministériels, c'est trop court :
1. les cabinets ministériels sont à 80% composés de hauts fonctionnaires
2. ils sont tout puissants depuis fort longtemps et leur pouvoir ne date pas d'hier.
Cl'est bien évidemment Bruxelles et la privatisation croissante de pans entiers de l'activité économique qui concurrence la haute fonction publique. Le problème était fort différent dans les années 50, où le traité de Rome n'était même pas signé.
Écrit par : edgar | 24.02.2007
Le traité de Rome date du 25 mars 1957. Bruxelles responsable du malaise des hauts fonctionnaires, je crois que personne n'y avait encore pensé.
je vous rappelle edgar qu'il s'agissait d'analyser l'article des membres de Spartacus paru dans Libération. P Rolin expliquait que selon lui, leur attitude s'expliquait par un sentiment de déclassement qui les poussait à choisir, par réaction, un outsider paraissant comme "hors système", mais présentable. Si Spartacus incrimine a priori les collectivités locales, ils ne parlent nullement de l'Europe et choisissent au contraire un des candidats les plus favorables à la construction européenne. Ils ne remettent pas non plus en cause le libéralisme économique et sont favorables à la diminution du déficit de l'Etat, c'est à dire, in fine au recul de l'Etat dans l'économie. Se tireraient-ils une balle dans les pieds, où le mal proviendrait-il d'ailleurs ?
Quant à Mai 68, je ne pense pas que les étudiants contestataires vivaient leur situation comme un déclassement...
Écrit par : somni | 24.02.2007
Spartacus ne pointe pas le sujet bruxellois mais, ne serait-ce que pour prendre un exemple récent, je pense qu'un haut fonctionnaire à la DGCCRF neeut que se sentir dépossédé par la décision européenne en matière de sanction des ententes pour les ascenseurs. en matière monétaire, même chose, et pour l'équilibre des finances publiques la pression vient aujourd'hui plus de bruxelles que d'ailleurs. Bercy était auparavant cette "voix de la raison" qui contrecarrait l'élan politique, aujourd'ui la "voix de la raison" est à bruxelles en grande partie.
donc je pense que spartacus soit a omis le thème européen car il ne fait pas consensus en leur sein, soit parce qu'ils reprochent à ségo une "régionalisation" de la France qui n'est qu'un effet de la construction européenne. au terme de cette régionalisation, on peut effectivement se dire pourquoi pas ségo : les décisions vitales sont prises ailleurs, il ne s'agit plus que de s'occuper de labelliser HQE les bâtiments publics et autres mesurettes d'ordre 2.
Après, pourquoi Bayrou plutôt que Ségo ? pour ma part, entre deux ouistes, j'essaie de choisir celui qui a un rapport moins ambigu avec la réalité.
Écrit par : edgar | 24.02.2007
@ Rolin : grand merci pour vos commentaires
Écrit par : serdan | 25.02.2007
Pour changer de sujet, grosse surprise ce matin en lisant la flopée d'arrêt arrivé fraîchement du Palais royal: la lecture des versions électroniques des décisions fait apparaître des modifications dans le mode "suivi des modifications"...
Mystère juridictionnel: qui a donné les dernières touches ?
Écrit par : Editeur juridique | 26.02.2007
Pour compléter le message précédant, sur la copie électronique en cause, il semble que l'identifiant d'un membre du Conseil, rapporteur, puisse être relevé...
C'est le "counsel's cut" ?
Écrit par : Editeur juridique | 26.02.2007
@ editeur juridique anonyme ( même si l'acronyme EJA est déjà pris...) : De mon lointain passage dans les services adminsitratifs du Conseil d'Etat, à une époque où le taitement de texte reposait encore sur des systèmes propriétaires de la "compagnie française des machines Bull", il y avait fréquemment des modifications après le délibéré : celles du rapporteur, modifiant le projet dans le sens du délibéré, celles des différents organes de révision, modifiant le cas échéant les modifications faites par le rapporteur, et une fois tout ce circuit achevé, il y avait encore une relecture orthographique opérée par le rapporteur et par le secrétaire de sous section.
Dans ces conditions, que les ttx contemporains laissent apparaître des modifications n'est pas anormal.
Écrit par : Frédéric Rolin | 26.02.2007
@ masque de fer : Si vous considérez que le terme de "poujadisme" est trop connoté pour pouvoir être applqié au phénomène que je désigne, alors par quoi proposez vous de le remplacer sachant que la structure du phénomène (déclassement / réaction par un appel à la politique "hors système) est analogue. (Etant encore souligné qu'on peut ne pas être d'accord avec cette analyse, sur le fond, mais c'est là un autre débat).
Écrit par : Frédéric Rolin | 26.02.2007
M. le professeur,
L'appel du collectif est sans nul doute autant corporatiste que "politique". Le poujadisme est un populisme au sens où il entend redonner de la voix aux petits contre les nantis et les technocrates. or, ici, il apparaîtrait quelque peu contradictoire que des hauts fonctionnaires se réclament d'un tel courant de pensée, même inconsciemment... Dès lors, sans doute pourrait-on utiliser, dans une logique scientifique, les termes d'insiders et d'outsiders propres à une certaine sociologie. On éviterait ainsi les polémiques politiciennes, alors même que l'on peut, ainsi que vous l'avez fait, tenter une analyse socio-politique de cet appel. Mais si vous tenez absolument à vous situer par rapport à des grandes familles politiques, je ne suis pas certain, efectivement, que l'on puisse le remplacer par un autre... le boulangisme c'est plus ou moins la même chose... Remarquez, quelque part, la démarche du collectif est aussi aristocratique au sens où Bourdieu l'entendait... Les Héritiers sont tjrs là...
Écrit par : Joseph Alois | 26.02.2007
Je note bien cette réponse à mon commentaire sur l'autre billet - je vois là un raisonnement pour justifier l'allusion à Poujade, mais pour la comparaison avec Le Pen, je continue à la trouver très "pensée unique bas de gamme". Avec mes excuses !
Écrit par : FrédéricLN | 26.02.2007
Waouw ! Qu'est ce que vous ecrivez bien vous tous ici !
Mais ça change pas trop des Q/R de Yahoo !
Par contre, pour ma petite tete, je m'apperçois que c'est juste une question de personne cette présidentielle !
Lui il est comme ci, elle est comme ça et il faut pas le comparer à lui et il faut le comparer à ça....
Et que ceci est une bonne propagande et que ça ça va bien influencer dans ce sens et que ça ça va influencer dans un autre !!
Et cela vont perdre leur petit boulot dans l'administration alors ils craignent d'etre remplacé et quand ils ont eu à remplacer d'autres ils étaient bien content...
Apparement personne n'est intéressé de savoir combien d'emploi va créer le gouvernement et comment.
Est ce que le niveau de vie de la France va-t-il s'améliorer ?
Est ce que les resto du coeur deviendront un souvenir ?
Est ce que les voitures voleront à l'essence vegetale ?
Est ce que l'architecture devra t elle s'adapter ?
Est ce que de nouvelles chaines de restaurant végétariens feront concurrence à Mac Donalds ?
Est ce que l'Histoire enseignée aux écoles ne fera plus de référence aux GUERRES mais à la RECHERCHE et à ses grands hommes et femmes ! (Marie et Pierre Curie, Pasteur ...)
Est ce que LEPEN sera t il là pour defendre l'identité de L'EUROPE ( oui je dis bien l'Europe car il faudra qu'il se recycle ) ?
Allez Spartacus cesse de chuchoter et remets toi au travail !
Écrit par : vargas | 12.04.2007
en surfant sur internet à la recherche d'information sur le poujadisme dont j'ai beaucoup entendu parler dans ma jeunesse sans rien y comprendre (fille d'un petit commerçant non sédantaire, communiste, et peut-être malgré tout poujadiste...je ne sais pas...
et il n'est plus là pour le dire...) et en ayant entendu reparler réçemment dans une emmission sur M. Le Pen,j'ai l'impression d'être entrée dans un autre monde totalement abscond
où chacun avance masqué
Que voulez-vous dire?
Vers quoi allons-nous?
Que faut-il faire?
Est-ce une tribune politique que vous tenez là ?
pour ma part, j'ai voté pour Sego au premier tour et je ne me renierais pas au second, bien que ce ne soit absolument pas un vote "conforme " pour moi ! (la fille du prolétaire communiste est devenue à la force de ses "petits bras" et de son entourage... une nantie)
M. Bayrou, j'espère qu'il sait bien ce qu'il fait...
et Me Royal aussi...
Pour ma part ce "bi-polarisme" dans lequel nous évoluons depuis si longtemps me semble invivable : la moitié des français ( à 1 ou 2 % près) viscéralement opposée à l'autre moitié...
où allons-nous ?
Que faut-il faire?
"Cherche quelqu'un qui fasse rire ton coeur"
telle est ma devise...
Écrit par : jacotte | 30.04.2007
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