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16.03.2006

conférence débat sur le CPE à l'université d'Evry

Les enseignants de l’UFR sciences économiques et juridiques de l’Université d’Evry organisent lundi 20 mars à 14 heures 30 un débat sur les enjeux du CPE. Toutes les informations complémentaires figurent sur cette fiche.

Venez nombreux et n’hésitez pas à faire circuler l’information.

 

 

La réunion d'information qui s'est tenue conformément au programme ci-joint a réuni près de 500 personne et a constitué un véritable succès. Elle a permis de dégager quelques idées forces :

 

- Le CPE est incontestablement une remise en cause du droit du travail, qui nous ramène, à certains points de vue, à des conceptions proches du XIXe siècle (on ne parlait pas alors de droit du travail mais de législation industrielle...).

 

- D'un point de vue d'analyse économique, ces effets sur l'emploi des jeunes sont incertains. Tout au plus peut-on de manière assurée, considérer qu'elle augmentera la "cyclicité" du marché du travail pour les jeunes (plus forte embauche en période de croissance, licenciements plus importants en période de récession).

 

- Sur le plan de la contestation contentieuse, sans doute le "recours à l'abus de droit permettr de limiter les effets des licenciements sans motivation, mais le régime de preuve qui supposera que le salarié démontre l'abus restera très pénalisant.

 

- D'un point de vue constitutionnel il y a peu à attendre du juge constitutionnel compte-tenu de "l'atrophie" de nos droits fondamentaux constitutionnellement garantis par raport à ceux protégés par d'autres juridictions, notamment internationales.

 

Les discussions entre les intervenants et le public, notamment étudiant, ont conforté cette analyse et une tonalité globalement négative à l'égard du CPE, même si les avis semblaient plus partagés, aussi bien sur les solutions à court terme que sur les perspectives plus générales relatives à la place des jeunes sur le marché du travail.

 

Encore une fois, merci à tous pour la manière dont s'est déroulée cette réunion.

 

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Commentaires

Je me permets également de "faire circuler une information", bien que ne concernant pas la faculté d'Évry, en vous remerciant pour cette "tribune".

Je vous livre un communiqué que l'on peut lire sur le site de la Faculté de Droit de Grenoble (www.facdroit-grenoble.org) :

"Sans prendre position sur le débat au fond relatif au CPE et face au blocage des locaux de l'Université Pierre Mendès France, l'Assemblée Générale des personnels enseignants et administratifs de la Faculté de Droit de Grenoble a décidé au nom de la liberté d'enseignement la tenue d'un cours public quotidien à 10 heures".

J'insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas de provoquer les étudiants "bloqueurs", mais de montrer à ceux voulant continuer à étudier que les enseignants les soutiennent dans cette démarche, sans prendre part sur le débat au fond. Par conséquent, les cours seront interrompus dès lors que des "bloqueurs" viendraient s'interposer.

Ecrit par : Sébastien Brameret | 16.03.2006

Ces quelques lignes pour saluer l'initiative de la Faculté d'Evry et pour constater, avec regrets, l'absence de tels débats dans les autres universités. Je ne parle même pas des facultés de droit... et encore moins de la plus "célèbre" d'entre elles, Paris II, qui est la seule à être absente de tous les médias.
J'invite d'ailleurs, et je n'ai pas fait preuve de curiosité malsaine... (mon amie y est étudiante) les lecteurs de ce blog à lire les débats informatisés des étudiants de cette université (http://13.alloforum.com/sujet-13-0-59-0-0-1-402539-2.html).
C'est parfois drole...
Enfin, espérons qu'un consensus sera prochainement trouvé et que celui-ci permettra d'éviter la poursuite des actes de violence (aussi bien chez les "exaltés" que chez les forces de l'ordre (je pense au syndicaliste Sud ptt qui, dans le coma, se voit reproché son état d'ivresse, certes condamnable mais peut etre pas à ce point...)
J'espère n'avoir bléssé aucune susceptibilité par ces lignes.
Bien à vous.

Un doctorant juriste anonyme, pour cette fois...

Ecrit par : De passage | 21.03.2006

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